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2016.06.29

TV ES PETRVS

 et super hanc petram

ædificabo Ecclesiam meam,

et portæ inferi non prævalebunt adversus eam, 

et tibi dabo claves regni cælorum.

 

podcast

religion;spiritualite;ecritures;evangiles;amour

Je voudrais m’arrêter aujourd’hui sur le dernier épisode de la vie de saint Pierre rapporté dans les Actes des Apôtres : son emprisonnement par la volonté d’Hérode Agrippa et sa libération après l’intervention prodigieuse de l’Ange du Seigneur, la veille de son procès à Jérusalem (cf. Ac 12, 1-17).

 

Le récit est une fois de plus marqué par la prière de l’Église. En effet, saint Luc écrit : « Tandis que Pierre était ainsi gardé en prison, la prière de l’Église s’élevait pour lui vers Dieu sans relâche » (Ac 12, 5). Et, après avoir miraculeusement quitté la prison, à l’occasion de sa visite à la maison de Marie, la mère de Jean, surnommé Marc, on affirme qu’« une assemblée assez nombreuse s’était réunie et priait » (Ac 12, 12). Parmi ces deux observations importantes qui illustrent l’attitude de la communauté chrétienne face au danger et à la persécution, est rapporté le récit de la détention et de la libération de Pierre, qui comprend toute la nuit. La force de la prière incessante de l’Église s’élève vers Dieu et le Seigneur écoute et accomplit une libération impensable et inespérée, en envoyant son Ange.

Le récit rappelle les grands éléments de la libération d’Israël de l’esclavage d’Égypte, la Pâque juive. Comme ce fut le cas au cours de cet événement fondamental, ici aussi, l’action principale est accomplie par l’Ange du Seigneur qui libère Pierre. Et les actions mêmes de l’Apôtre — auquel on demande de vite se lever, de mettre sa ceinture et de chausser ses sandales — imitent celles du peuple élu dans la nuit de la libération à travers l’intervention de Dieu, lorsqu’il fut invité à manger en toute hâte, les reins ceints, les sandales aux pieds et le bâton en main, prêt à sortir du pays (cf. Ex 12, 11). Ainsi, Pierre peut s’exclamer : « Maintenant je sais réellement que le Seigneur a envoyé son Ange et m’a arraché aux mains d’Hérode » (Ac 12, 11). Mais l’Ange rappelle non seulement celui de la libération d’Israël de l’Égypte, mais également celui de la Résurrection du Christ. Les Actes des Apôtres rapportent en effet : « Soudain, l’Ange du Seigneur survint, et le cachot fut inondé de lumière. L’Ange frappa Pierre au côté et le fit lever » (Ac 12, 7). La lumière qui remplit la cellule de la prison, l’action même de faire lever l’Apôtre, renvoient à la lumière libératrice de la Pâque du Seigneur qui vainc les ténèbres de la nuit et du mal. L’invitation, enfin, « Jette ton manteau sur tes épaules et suis-moi » (Ac 12, 8), fait retentir dans le cœur les paroles de l’appel initial de Jésus (cf. Mc 1, 17), répété après la Résurrection sur le lac de Tibériade, où le Seigneur dit par deux fois à Pierre : « Suis-moi » (Jn 21, 19.22). Il s’agit d’une invitation pressante à se mettre à sa suite : ce n’est qu’en sortant de soi-même pour se mettre en chemin avec le Seigneur et faire sa volonté que l’on vit la véritable liberté.

Je voudrais également souligner un autre aspect de l’attitude de Pierre en prison ; nous notons, en effet, que, tandis que la communauté chrétienne prie avec insistance pour lui, Pierre « dormait » (Ac 12, 6). Dans une telle situation critique et de réel danger, c’est une attitude qui peut surprendre, mais qui dénote en revanche la tranquillité et la confiance ; il a confiance en Dieu, il sait qu’il est entouré par la solidarité et la prière des siens et il s’abandonne totalement entre les mains du Seigneur. C’est ainsi que doit être notre prière : assidue, solidaire avec les autres, pleinement confiante envers Dieu qui nous connaît intimement et prend soin de nous au point que — dit Jésus — « même vos cheveux sont tous comptés. Soyez donc sans crainte… » (Mt 10, 30-31). Pierre vit sa nuit en prison et sa libération du cachot comme un moment de la sequela du Seigneur, qui l’emporte sur les ténèbres de la nuit et libère de l’esclavage des chaînes et du danger de la mort. Sa libération est un prodige, marqué par divers passages décrits en détails : conduit par l’Ange, malgré la surveillance des gardes, à travers le premier et le second poste de garde, jusqu’à la porte en fer qui ouvre sur la ville ; et la porte s’ouvre d’elle-même devant eux (cf. Ac12, 10). Pierre et l’Ange du Seigneur parcourent ensemble un bout de chemin jusqu’à ce que, s’étant retrouvé lui-même, l’Apôtre se rende compte que le Seigneur l’a réellement libéré et, après avoir réfléchi, il se rend chez Marie, la mère de Marc, où nombre des disciples sont réunis en prière ; encore une fois, la réponse de la communauté à la difficulté et au danger est de s’en remettre à Dieu, d’intensifier la relation avec Lui.

Il me semble ici utile de rappeler une autre situation difficile qu’a vécue la communauté chrétienne des origines. Saint Jacques nous en parle dans sa Lettre. C’est une communauté en crise, en difficulté, non tant en raison des persécutions, mais parce qu’en son sein existent des jalousies et des contestations (cf. Jc3,14-16). Et l’Apôtre se demande les raisons de cette situation. Il trouve deux motifs principaux : le premier est de se laisser dominer par les passions, par la dictature de ses propres envies, par l’égoïsme (cf. Jc 4, 1-2a) ; le second est le manque de prière — « vous ne priez pas » (Jc 4, 2b) — ou la présence d’une prière qui ne peut pas être définie comme telle — « vous priez, mais vous ne recevez rien parce que votre prière est mauvaise : vous demandez des richesses pour satisfaire vos instincts » (Jc 4, 3). Cette situation changerait, selon saint Jacques, si la communauté parlait de manière unie avec Dieu, si elle priait réellement de manière assidue et unanime. Même le discours sur Dieu, en effet, risque de perdre sa force intérieure et le témoignage se dessèche s'ils ne sont pas animés, soutenus et accompagnés par la prière, par la continuité d’un dialogue vivant avec le Seigneur. Un rappel important pour nous aussi et nos communautés, l’Église tout entière. Et cela me fait réfléchir qu’ils aient prié dans cette communauté de saint Jacques, mais qu’ils aient prié mal, uniquement pour leurs instincts. Nous devons toujours à nouveau apprendre à bien prier, à prier réellement, à nous orienter vers Dieu et non vers notre bien.

En revanche, la communauté qui accompagne l’emprisonnement de Pierre est une communauté qui prie vraiment, pendant toute la nuit, unie. Et c’est une joie irrépressible qui envahit le cœur de tous quand l’Apôtre frappe de manière inattendue à la porte. Ainsi, de l’Église s’élève la prière pour Pierre et il revient dans l’Église pour raconter « comment le Seigneur l’avait fait sortir de prison » (Ac 12, 17). Dans cette Église, où il a été placé comme un roc (cf. Mt16, 18), Pierre raconte sa « Pâque » de libération : il vit l’expérience que c’est à la suite de Jésus que se trouve la véritable liberté, que l’on est enveloppé par la lumière fulgurante de la Résurrection et, pour cette raison, il peut témoigner jusqu’au martyre que le Seigneur est le Ressuscité et que « c’est vrai : le Seigneur a envoyé son ange, et il m’a arraché aux mains d’Hérode » (Ac 12, 11). Le martyre qu’il subira ensuite à Rome l’unira définitivement au Christ, qui lui avait dit : quand tu seras vieux un autre te conduira où tu ne veux pas aller, pour indiquer de quelle mort il aurait glorifié Dieu (cf. Jn 21, 18-19).

 

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LA SANTA SEDE

Solennità DE APOSTOLI PIETRO E PAOLO

 

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2014.10.14

NOUVELLE LETTRE DE NICODÈME


podcast

religion;spiritualite;ecritures;evangiles;amour

Dès le verset 1 Nicodème est présenté comme l’un des personnages des plus considérables de Jérusalem. Il est de la secte des Pharisiens, observateur rigide de la Loi ; de plus, i fait partie du Sanhédrin et jouit à ce titre d’une forte influence. Son nom est grec, synonyme de Nicolas. I a reconnu en Jésus l’Envoyé de Dieu, mais sa connaissance est imparfaite. Il vient donc pour s’instruire. L’auteur ne rapporte pas la question qu’il posa au Maitre en l’abordant. Mais la réponse de Jésus la laisse facilement deviner. Elle doit être identique pour le fond à celle de l’homme riche des synoptiques : que faut-il faire pour avoir la vie éternelle ? Pour comprendre le sens général contenu dans la réponse du Sauveur on doit se rappeler la pensée énoncée plus haut: avant tout, il faut devenir enfant de Dieu. La répartie de Jésus n’est pas catégorique. Elle a néanmoins pour objet d’éclairer l’esprit de Nicodème. Celui-ci avait compris qu’il s’agissait d’une génération charnelle.

 

Pour le détromper, son interlocuteur distingue entre la naissante par la chair et la naissance par l’esprit, et conclu en disant : ne t’étonne pas de ce que je t’ai dit : il vous faut naître d’en haut. Il s’agit de la naissance à la vie mystique, qui peut s’appeler une renaissance, puisqu’elle produit dans l’homme une vie nouvelle. Voir le royaume de Dieu signifie « avoir part » au royaume de Dieu. Il n’y a dans le langage de Nicodème une ignorance affectée et même une certaine ironie. Au V5 Jésus répète sous une forme un peu différente l’assertion déjà produite au v 3. Naître de l’eau et de l’esprit est expliquée d’avance par le témoignage de J.B.

 

Le Sauveur parle d’une génération, à laquelle il assigne une double cause efficiente. Il insiste plus particulièrement sur la cause principale, immatérielle, qui est l’esprit. La génération spirituelle se conçoit par rapport à la génération charnelle. L’antithèse des mots esprit et chair caractérise la terminologie Johannique. L’auteur a déjà défini la génération spirituelle d’une manière négative (1,13). La comparaison si claire que nous lisons ici est destinée à en faire ressortir le caractère mystique. On remarquera au v7 l’absence de symétrie dans les deux propositions : je t’ai dit, il vous faut… Elle trouve son explication dans l’universalité du précepte qu’il s’agit d’inculquer. Au v8 nouvelle comparaison le saint esprit ressemble au souffle du vent ; son action se manifeste sans doute, mais on ne saurait dire ni d’où il vient ni où il va. Le mot esprit est pris dans deux acceptations différentes; dans le premier cas il désigne le vent, dans le second cas il désigne l’Esprit de Dieu. Tels sont en effets les deux termes de la comparaison dans la pensée de l’écrivain, bien que, d’ans l’expression, le rapprochement existe plutôt entre le souffle du vent et l’homme renouvelé par la grâce. Les v9 et 10 nous donnent les derniers mots du dialogue. La conclusion de ce colloque est, comme on le voit, tout à fait négative, chacun des interlocuteurs persistant dans son attitude, l’un dans son scepticisme et l’autre dans la réserve.

 

Le passage qui suit 11-21 contient une série de considérations théologiques analogues à celles déjà rencontrées. Rien n’y révèle le style direct ; que si l’on voulait rattacher au genre oratoire, on ne serait jamais tenté d’attribuer le discours à Jésus. Le Sauveur y est nommé cinq fois, toujours à la troisième personne; de plus, il est désigné comme fils unique de Dieu. Mais dans la contexture du livre, ce passage ne fait q’un avec la conversation de Jésus et de Nicodème. Le v12 se distingue par l’opposition qu’il renferme entre les deux sortes d’enseignements, qui ont pour objet l’un les choses de la terre, l’autre les choses du ciel. Par choses célestes il faut entendre les vérités les plus relevées du dogme chrétien, vérités que l’on expose en partie dans ce qui suit. Au v13 les mots personne n’est monté au ciel se rapportent à l’ascension historique du verbe fait chair, de même que la descente du ciel doit s’entendre de l’apparition historique du Verbe fait chair. La proposition qui est dans le ciel a le même sens que celle du prologue, qui est dans le sein du Père. Le rapprochement entre le crucifiement de Jésus et l’élévation du serpent d’Airain v14 porte à la fois sur l’analogie des faits matériels et sur les conséquences salutaires de ces mêmes faits. Il semble bien que le verbe être élevé, tout en indiquant le fait matériel du crucifiement, insinue aussi l’exaltation cas la glorification du fils de Dieu. Dans le IV évangile la passion est considérée comme un triomphe, et Jésus lui-même l’envisage à ce point de vue en plusieurs endroits. L’idée de nécessité, rendue par le mot il faut est prise en dehors de la comparaison, dans les décrets éternels de Dieu.

 

Le v15 a un sens affirmatif et non exclusif ; la foi est la première mais non l’unique condition du salut. La comparaison se poursuit bien que l’un des termes ne soit plus exprimé : de même que les israélites échappaient à la mort puysique en regardant le serpent d’airain, de même on échappe à la mort de l’âme dans la foi en JC. Le v16 est comme un compendium de la doctrine évangélique. Il comprend : l’amour de Dieu pour les homes ; l’effet de cet amour : Dieu donne son fils unique en l’envoyant dans le monde ; enfin le salut par la foi. Le mot monde est pris pour l’humanité ; le verbe donner se rapporte à la mission rédemptrice du Verbe et non pas seulement au sacrifice de la croix.

 

Au v17, le but de l’incarnation est exposé sous une forme négative. Le mot juger est pris ici en mauvaise part, comme synonyme de condamner. Le Verbe n’est pas venu en ce monde pour perdre les hommes, mais pour les sauver. À l’apparition du Messie la séparation se fit d’elle-même ; les hommes se divisent en deux camps opposés : d’un côté ceux qui croient, de l’autre ce qui ne croient pas ; selon que l’on se range dans l’un ou dans l’autre de ces catégories, on se justifie ou on se condamne. Ainsi la sélection est spontanée, c’est en cela que consiste le jugement. L’antithèse entre la lumière et les ténèbres est la même que rencontrée au début, le membre de la phrase car leurs oeuvres étaient mauvaises est l’explication du mot obscurité. Ce dernier terme dénote un état de l’esprit et de sa volonté ; ceux qui étaient plongés dans les ténèbres s’y plurent et s’y maintinrent ; ils se détournèrent volontairement de la lumière. La raison de leur conduite se trouve dans la perversité de leurs actes.

 

En résumé, ce que l’auteur désigne par le mot obscurité, n’est pas autre chose que la mauvaise foi. Aux dispositions mauvaises de ceux qui vivent dans les ténèbres s’oppose l’état de ceux qui font la vérité, qui agissent avec sincérité et droiture. Il s’agit toujours de la foi, mais de la foi active, de la foi qui dicte des oeuvres conformes à la volonté de Dieu.

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LA SANTE SEDE 

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Vangelo secundo Johanes 3, 1-21

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