2009.05.17
NOUVELLE LETTRE D'ANTIOCHE
Comme Pierre arrivait, Corneille vint à sa rencontre, et se jetant à ses pieds, il se prosterna.
Mais Pierre le releva et lui dit : « Reste debout. Je ne suis qu'un homme, moi aussi. »
Alors Pierre prit la parole : « En vérité, je le comprends : Dieu ne fait pas de différence entre les hommes ; mais, quelle que soit leur race, il accueille les hommes qui l'adorent et font ce qui est juste. Pierre parlait encore quand l'Esprit s'empara de tous ceux qui écoutaient la Parole. Tous les croyants qui accompagnaient Pierre furent stupéfaits de voir que même les païens avaient reçu à profusion le don de l'Esprit.
Pierre dit alors : « Pourrait-on refuser l'eau à ces gens qui ont reçu l'Esprit tout comme nous ? » Et il donna l'ordre de les baptiser.
Alors ils lui demandèrent de rester quelques jours avec eux.
J'écris et je fais savoir à tous que je mourrai de grand coeur pour Lui, si vous ne m'en empêchez pas. Je vous en supplie, épargnez-moi une bienveillance importune. Laissez-moi devenir la pâture des bêtes ; elles m'aideront à atteindre Dieu. Je suis son froment : moulu sous la dent des fauves, je deviendrai le pain pur...
Que me feraient les douceurs de ce monde et les empires de la terre ? Il est plus beau de mourir pour Lui que de régner jusqu'aux extrémités de l'univers. C'est Lui que je cherche, qui est mort pour nous ; c'est Lui que je désire, Lui qui a ressuscité pour nous. Mon enfantement approche. De grâce, mes frères, ne m'empêchez pas de naître à la vie... Laissez-moi embrasser la lumière toute pure. Quand j'y aurai réussi, je serai vraiment homme. Acceptez que j'imite Sa Passion...
Mon désir terrestre a été crucifié, et il n'y a plus en moi de feu pour aimer la matière, mais une eau vive (Jn 4,10;7,38) qui murmure et chuchote à mon coeur : « Viens auprès du Père ». Je ne peux plus savourer les nourritures périssables ou les douceurs de cette vie. C'est de son pain que je suis affamé ; et pour boisson, je veux son sang, qui est l'amour incorruptible... Priez pour ma victoire.
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La Santa Sede - Piazza San Pietro
VI Domenica di Pasqua
Atti degli Apostoli 10,25-26.34-35.44-48.
Sant'Ignazio d'Antiochia (? - circa 110), vescovo et martire
Lettera ai Romani, 4-8
ANNO PAOLINO
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re_Risurrezione_105
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2007.07.15
DE JÉRUSALEM À JÉRICHO

Pour mettre Jésus à l'épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question : « Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle ? » Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu'y a-t-il d'écrit ? Que lis-tu ? » L'autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. » Jésus lui dit : « Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie. » Mais lui, voulant montrer qu'il était un homme juste, dit à Jésus : « Et qui donc est mon prochain ? » Jésus reprit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l'avoir dépouillé, roué de coups, s'en allèrent en le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l'autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l'autre côté. Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de pitié. Il s'approcha, pansa ses plaies en y versant de l'huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d'argent, et les donna à l'aubergiste, en lui disant : 'Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.' Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l'homme qui était tombé entre les mains des bandits ? » Le docteur de la Loi répond : « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même. »
« Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. » Le Christ…n'a pas dit « quelqu'un descendait » mais « un homme descendait », car le passage concerne toute l'humanité. Celle-ci, par suite de la faute d'Adam, a quitté le séjour élevé, calme, sans souffrance et merveilleux du paradis, nommé à bon droit Jérusalem -- nom qui signifie « la Paix de Dieu » -- et est descendu vers Jéricho, pays creux et bas, où la chaleur est étouffante. Jéricho, c'est la vie fiévreuse de ce monde, vie qui sépare de Dieu... Une fois donc que l'humanité s'est détournée du bon chemin vers cette vie…, la troupe des démons sauvages vient l'attaquer à la manière d'une bande de brigands. Ils la dépouillent des vêtements de la perfection, ils ne lui laissent aucune trace de la force d'âme, ni de la pureté, ni de la justice, ni de la prudence, ni de rien de ce qui caractérise l’image divine (Gn 1,26), mais la frappant ainsi par les coups répétés des divers péchés, ils l'abattent et la laissent enfin à demi morte... La Loi donnée par Moïse a passé…, mais elle a manqué de force, elle n'a pas conduit l'humanité à une guérison complète, elle n'a pas relevé celle qui gisait… Car la Loi offrait des sacrifices et des offrandes « qui ne pouvaient pas rendre parfaits, sous le rapport de la conscience, ceux qui pratiquaient ce culte » parce que « le sang des taureaux et des boucs était impuissant à ôter les péchés » (He 10,1.4)...
Enfin un Samaritain vint à passer. Le Christ se donne exprès le nom de Samaritain. Car…c’est lui-même qui est venu, accomplissant le dessein de la Loi et faisant voir par ses oeuvres « qui est le prochain » et qu'est-ce que « aimer les autres comme soi-même ».
posted by DELPHINE@09:00GMT+02:00
La Santa Sede
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,25-37.
Saint Sévère d’Antioche (vers 465-538), évêque
Homélie 89
« Il est descendu du ciel » (Credo)
Esta é a luz do espírito, fria e planetária
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A Lua e o Teixo
Esta é a luz do espírito, fria e planetária.
As árvores do espírito são negras. A luz é azul.
As ervas descarregam o seu pesar a meus pés como se
eu fosse Deus,
picando-me os tornozelos e sussurrando a sua humildade.
Destiladas e fumegantes neblinas povoam este lugar
que uma fila de lápides separa da minha casa.
Só não vejo para onde ir.
A lua não é uma saída. É um rosto de pleno direito,
branco como o nó dos nossos dedos e terrivelmente
perturbado.
Arrasta o mar atrás de si como um negro crime; está mudo
com os lábios em O devido a um total desespero. Vivo
aqui.
Por duas vezes, ao domingo, os sinos perturbam o céu:
oito línguas enormes confirmando a Ressurreição.
Por fim, fazem soar os seus nomes solenemente.
O teixo aponta para o alto. Tem uma forma gótica.
Os olhos seguem-no e encontram a lua.
A lua é minha mãe. Não é tão doce como Maria.
As suas vestes azuis soltam pequenos morcegos e mochos.
Como gostaria de acreditar na ternura...
O rosto da efígie, suavizado pelas velas,
é, em particular, para mim que desvia os olhos ternos.
Caí de muito longe. As nuvens florescem,
azuis e místicas sobre o rosto das estrelas.
No interior da igreja, os santos serão todos azuis,
pairando com os seus pés frágeis sobre os bancos frios,
as mãos e os rostos rígidos de santidade.
A lua nada disto vê. É calva e selvagem.
E a mensagem do teixo é negra: negra e silenciosa.
Sylvia Plath
Pela Água
Tradução de Maria de Lourdes Guimarães
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2007.07.08
MOTU PROPRIO

Summorum Pontificum cura ad hoc tempus usque semper fuit, ut Christi Ecclesia Divinae Maiestati cultum dignum offerret, «ad laudem et gloriam nominis Sui» et «ad utilitatem totius Ecclesiae Suae sanctae».
Ab immemorabili tempore sicut etiam in futurum, principium servandum est «iuxta quod unaquaeque Ecclesia particularis concordare debet cum universali Ecclesia non solum quoad fidei doctrinam et signa sacramentalia, sed etiam quoad usus universaliter acceptos ab apostolica et continua traditione, qui servandi sunt non solum ut errores vitentur, verum etiam ad fidei integritatem tradendam, quia Ecclesiae lex orandi eius legi credendi respondet»[1].
Inter Pontífices qui talem debitam curam adhibuerunt, nomen excellit sancti Gregorii Magni, qui tam fidem catholicam quam thesauros cultus ac culturae a Romanis in saeculis praecedentibus cumulatos novis Europae populis transmittendos curavit. Sacrae Liturgiae tam Missae Sacrificii quam Officii Divini formam, uti in Urbe celebrabatur, definiri conservarique iussit. Monachos quoque et moniales maxime fovit, qui sub Regula sancti Benedicti militantes, ubique simul cum Evangelii annuntiatione illam quoque saluberrimam Regulae sententiam vita sua illustrarunt, «ut operi Dei nihil praeponatur» (cap. 43). Tali modo sacra liturgia secundum morem Romanum non solum fidem et pietatem sed et culturam multarum gentium fecundavit. Constat utique liturgiam latinam variis suis formis Ecclesiae in omnibus aetatis christianae saeculis permultos Sanctos in vita spirituali stimulasse atque tot populos in religionis virtute roborasse ac eorundem pietatem fecundasse.
Ut autem Sacra Liturgia hoc munus efficacius expleret, plures alii Romani Pontifices decursu saeculorum peculiarem sollicitudinem impenderunt, inter quos eminet Sanctus Pius V, qui magno cum studio pastorali, Concilio Tridentino exhortante, totum Ecclesiae cultum innovavit, librorum liturgicorum emendatorum et «ad normam Patrum instauratorum» editionem curavit eosque Ecclesiae latinae usui dedit.
Inter Ritus romani libros liturgicos patet eminere Missale Romanum, quod in romana urbe succrevit, atque succedentibus saeculis gradatim formas assumpsit, quae cum illa in generationibus recentioribus vigente magnam habent similitudinem.
«Quod idem omnino propositum tempore progrediente Pontifices Romani sunt persecuti, cum novas ad aetates accommodaverunt aut ritus librosque liturgicos determinaverunt, ac deinde cum ineunte hoc nostro saeculo ampliorem iam complexi sunt redintegrationem»[2]. Sic vero egerunt Decessores nostri Clemens VIII, Urbanus VIII, sanctus Pius X[3], Benedictus XV, Pius XII et beatus Ioannes XXIII.
Recentioribus autem temporibus, Concilium Vaticanum II desiderium expressit, ut debita observantia et reverentia erga cultum divinum denuo instauraretur ac necessitatibus nostrae aetatis aptaretur. Quo desiderio motus, Decessor noster Summus Pontifex Paulus VI libros liturgicos instauratos et partim innovatos anno 1970 Ecclesiae latinae approbavit; qui ubique terrarum permultas in linguas vulgares conversi, ab Episcopis atque a sacerdotibus et fidelibus libenter recepti sunt. Ioannes Paulus II, tertiam editionem typicam Missalis Romani recognovit. Sic Romani Pontifices operati sunt ut «hoc quasi aedificium liturgicum [...] rursus, dignitate splendidum et concinnitate» appareret[4].
Aliquibus autem in regionibus haud pauci fideles antecedentibus formis liturgicis, quae eorum culturam et spiritum tam profunde imbuerant, tanto amore et affectu adhaeserunt et adhaerere pergunt, ut Summus Pontifex Ioannes Paulus II, horum fidelium pastorali cura motus, anno 1984 speciali Indulto “Quattuor abhinc annos”, a Congregatione pro Cultu Divino exarato, facultatem concessit utendi Missali Romano a Ioanne XXIII anno 1962 edito; anno autem 1988 Ioannes Paulus II iterum, litteris Apostolicis “Ecclesia Dei” Motu proprio datis, Episcopos exhortatus est ut talem facultatem late et generose in favorem omnium fidelium id petentium adhiberent.
Instantibus precibus horum fidelium iam a Praedecessore Nostro Ioanne Paulo II diu perpensis, auditis etiam a Nobis Patribus Cardinalibus in Concistorio die XXIII mensis martii anni 2006 habito, omnibus mature perpensis, invocato Spiritu Sancto et Dei freti auxilio, praesentibus Litteris Apostolicis DECERNIMUS quae sequuntur:
Art. 1. Missale Romanum a Paulo VI promulgatum ordinaria expressio “Legis orandi” Ecclesiae catholicae ritus latini est. Missale autem Romanum a S. Pio V promulgatum et a B. Ioanne XXIII denuo editum habeatur uti extraordinaria expressio eiusdem “Legis orandi” Ecclesiae et ob venerabilem et antiquum eius usum debito gaudeat honore. Hae duae expressiones “legis orandi” Ecclesiae, minime vero inducent in divisionem “legis credendi” Ecclesiae; sunt enim duo usus unici ritus romani.
Proinde Missae Sacrificium, iuxta editionem typicam Missalis Romani a B. Ioanne XXIII anno 1962 promulgatam et numquam abrogatam, uti formam extraordinariam Liturgiae Ecclesiae, celebrare licet. Conditiones vero a documentis antecedentibus “Quattuor abhinc annos” et “Ecclesia Dei” pro usu huius Missalis statutae, substituuntur ut sequitur:
Art. 2. In Missis sine populo celebratis, quilibet sacerdos catholicus ritus latini, sive saecularis sive religiosus, uti potest aut Missali Romano a beato Papa Ioanne XXIII anno 1962 edito, aut Missali Romano a Summo Pontifice Paulo VI anno 1970 promulgato, et quidem qualibet die, excepto Triduo Sacro. Ad talem celebrationem secundum unum alterumve Missale, sacerdos nulla eget licentia, nec Sedis Apostolicae nec Ordinarii sui.
Art. 3. Si communitates Institutorum vitae consecratae atque Societatum vitae apostolicae iuris sive pontificii sive dioecesani quae in celebratione conventuali seu “communitatis” in oratoriis propriis celebrationem sanctae Missae iuxta editionem Missalis Romani anno 1962 promulgatam habere cupiunt, id eis licet. Si singula communitas aut totum Institutum vel Societas tales celebrationes saepe vel plerumque vel permanenter perficere vult, res a Superioribus maioribus ad normam iuris et secundum leges et statuta particularia decernatur.
Art. 4. Ad celebrationes sanctae Missae de quibus supra in art. 2 admitti possunt, servatis de iure servandis, etiam christifideles qui sua sponte id petunt.
Art. 5, § 1. In paroeciis, ubi coetus fidelium traditioni liturgicae antecedenti adhaerentium continenter exsistit, parochus eorum petitiones ad celebrandam sanctam Missam iuxta ritum Missalis Romani anno 1962 editi, libenter suscipiat. Ipse videat ut harmonice concordetur bonum horum fidelium cum ordinaria paroeciae pastorali cura, sub Episcopi regimine ad normam canonis 392, discordiam vitando et totius Ecclesiae unitatem fovendo.
§ 2. Celebratio secundum Missale B. Ioannis XXIII locum habere potest diebus ferialibus; dominicis autem et festis una etiam celebratio huiusmodi fieri potest.
§ 3. Fidelibus seu sacerdotibus id petentibus, parochus celebrationes, hac in forma extraordinaria, permittat etiam in adiunctis peculiaribus, uti sunt matrimonia, exsequiae aut celebrationes occasionales, verbi gratia peregrinationes.
§ 4. Sacerdotes Missali B. Ioannis XXIII utentes, idonei esse debent ac iure non impediti.
§ 5. In ecclesiis, quae non sunt nec paroeciales nec conventuales, Rectoris ecclesiae est concedere licentiam de qua supra.
Art. 6. In Missis iuxta Missale B. Ioannis XXIII celebratis cum populo, Lectiones proclamari possunt etiam lingua vernacula, utendo editionibus ab Apostolica Sede recognitis.
Art. 7. Ubi aliquis coetus fidelium laicorum, de quo in art. 5 § 1 petita a parocho non obtinuerit, de re certiorem faciat Episcopum dioecesanum. Episcopus enixe rogatur ut eorum optatum exaudiat. Si ille ad huiusmodi celebrationem providere non potest res ad Pontificiam Commissionem “Ecclesia Dei” referatur.
Art. 8. Episcopus, qui vult providere huiusmodi petitionibus christifidelium laicorum, sed ob varias causas impeditur, rem Pontificiae Commissioni “Ecclesia Dei” committere potest, quae ei consilium et auxilium dabit.
Art. 9, § 1. Parochus item, omnibus bene perpensis, licentiam concedere potest utendi rituali antiquiore in administrandis sacramentis Baptismatis, Matrimonii, Poenitentiae et Unctionis Infirmorum, bono animarum id suadente.
§ 2. Ordinariis autem facultas conceditur celebrandi Confirmationis sacramentum utendo Pontificali Romano antiquo, bono animarum id suadente.
§ 3. Fas est clericis in sacris constitutis uti etiam Breviario Romano a B. Ioanne XXIII anno 1962 promulgato.
Art 10. Fas est Ordinario loci, si opportunum iudicaverit, paroeciam personalem ad normam canonis 518 pro celebrationibus iuxta formam antiquiorem ritus romani erigere aut rectorem vel cappellanum nominare, servatis de iure servandis.
Art. 11. Pontificia Commissio “Ecclesia Dei” a Ioanne Paulo II anno 1988 erecta[5], munus suum adimplere pergit.
Quae Commissio formam, officia et normas agendi habeat, quae Romanus Pontifex ipsi attribuere voluerit.
Art. 12. Eadem Commissio, ultra facultates quibus iam gaudet, auctoritatem Sanctae Sedis exercebit, vigilando de observantia et applicatione harum dispositionum.
Quaecumque vero a Nobis hisce Litteris Apostolicis Motu proprio datis decreta sunt, ea omnia firma ac rata esse et a die decima quarta Septembris huius anni, in festo Exaltationis Sanctae Crucis, servari iubemus, contrariis quibuslibet rebus non obstantibus.
Datum Romae, apud Sanctum Petrum, die septima mensis Iulii, anno Domini MMVII, Pontificatus Nostri tertio.
BENEDICTVS PP. XVIposted by DELPHINE@10:00GMT+2
La Santa Sede
LITTERAE APOSTOLICAE
MOTU PROPRIO DATAE
BENEDICTUS XVI
SUMMORUM PONTIFICUM
[1] Institutio generalis Missalis Romani, Editio tertia, 2002, 397
[2] Ioannes Paulus Pp. II, Litt. ap. Vicesimus quintus annus (4 Decembris 1988), 3: AAS 81 (1989), 899.
[3]Ibid.
[4]S. Pius Pp. X, Litt. Ap. Motu proprio datae Abhinc duos annos (23 Octobris 1913): AAS 5 (1913), 449-450; cfr Ioannes Paulus II, Litt. ap. Vicesimus quintus annus (4 Decembris 1988), 3: AAS 81 (1989), 899.
[5] Cfr Ioannes Paulus Pp. II, Litt. ap. Motu proprio datae Ecclesia Dei (2 iulii 1988), 6: AAS 80 (1988), 1498.
Vaticano
Colunas do Vaticano
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2007.07.01
SUIS MOI

Comme le temps approchait où Jésus allait être enlevé de ce monde, il prit avec courage la route de Jérusalem. Il envoya des messagers devant lui ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue. Mais on refusa de le recevoir, parce qu'il se dirigeait vers Jérusalem. Devant ce refus, les disciples Jacques et Jean intervinrent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions que le feu tombe du ciel pour les détruire ? » Mais Jésus se retourna et les interpella vivement. Et ils partirent pour un autre village. En cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. » Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer la tête. » Il dit à un autre : « Suis-moi. » L'homme répondit : « Permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père. » Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va annoncer le règne de Dieu. » Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d'abord faire mes adieux aux gens de ma maison. » Jésus lui répondit : « Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n'est pas fait pour le royaume de Dieu. »
Le Sauveur nous a précédés sur le chemin de la pauvreté. Tous les biens du ciel et de la terre lui appartenaient. Ils ne présentaient pour lui aucun danger ; il pouvait en faire usage tout en gardant son coeur entièrement libre. Mais il savait qu'il est presque impossible à un être humain de posséder des biens sans s'y subordonner et en devenir esclave. C'est pourquoi il a tout abandonné et nous a montré ainsi par son exemple plus encore que par ses paroles que seul possède tout celui qui ne possède rien. Sa naissance dans une étable et sa fuite en Egypte montraient déjà que le Fils de l'homme ne devait pas avoir d'endroit où reposer la tête. Qui veut le suivre doit savoir que nous n'avons pas ici-bas de demeure permanente. Plus vivement nous en prendrons conscience, plus ardemment nous tendrons vers notre demeure future et nous exulterons à la pensée que nous avons droit de cité au ciel. posted by DELPHINE@09:00GMT+02:00
La Santa Sede
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,51-62.
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Edith Stein] (1891-1942),
carmélite, martyre, co-patronne de l'Europe
Méditation pour la fête de l’Exaltation de la croix
Inhabited Body
Originally uploaded by César Augusto.
Inhabited Body
Body on a horizon of water,
body open
to the slow intoxication of fingers,
body defended
by the splendour of apples,
surrendered hill by hill,
body lovingly made moist
by the tongue’s pliant sun.
Body with the taste of cropped grass
in a secret garden,
body where I am at home,
body where I lie down
to suck up silence,
to hear
the murmur of blades of grain,
to breathe
the deep dark sweetness of the bramble bush.
Body of a thousand mouths,
all tawny with joy,
all ready to sip,
ready to bite till a scream
bursts from the bowels
and mounts to the towers
and pleads for a dagger.
Body for surrendering to tears.
Body ripe for death.
Body for imbibing to the end –
my ocean, brief
and white,
my secret vessel,
my propitious wind,
my errant, unknown,
endless navigation.
1971, Eugénio de Andrade
© 1985, Alexis Levitin
________________
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2007.06.28
SAN CIRILLO DI GERUSALEMME

Saint Cyrille de Jérusalem est né en 315. Après une formation centrée sur l’étude de la Bible, il fut ordonné prêtre, puis évêque de Jérusalem en 348. En vingt années, à cause de sa résistance à l’arianisme, il connut trois exils, dont le dernier dura onze ans. Sa doctrine fut parfois mise en doute, mais la lettre des Évêques d’Orient, adressée au Pape après le deuxième Concile de Constantinople en 381, témoigne de sa parfaite orthodoxie, de la légitimité de son ordination et de la valeur de son action pastorale.
Nous conservons de lui vingt-quatre catéchèses célèbres, destinées aux catéchumènes, qui sont une véritable initiation à la prière et aux trois sacrements du Baptême, de la Confirmation et de l’Eucharistie. Cyrille y expose d’abord la doctrine, dans un rapport « symphonique » entre les deux Testaments qui conduit au Christ, centre de l’univers. Puis il expose la doctrine morale de la vie nouvelle dans le Christ. Enfin, dans les catéchèses mystagogiques, Cyrille fait découvrir aux nouveaux baptisés, sous les rites baptismaux de la Veillée pascale, les mystères de la foi. Illuminés par la lumière d’une foi plus profonde dans la force du Baptême, les néophytes devenaient ainsi capables de mieux comprendre le dessein de Dieu, qui se réalise à travers les actes de salut du Christ, dans l’Église. Cette catéchèse intégrale, impliquant le corps, l’âme et l’esprit, reste exemplaire pour les chrétiens d’aujourd’hui.
* * *
La nostra attenzione si concentra oggi su san Cirillo di Gerusalemme. La sua vita rappresenta l'intreccio di due dimensioni: da una parte, la cura pastorale e, dall’altra, il coinvolgimento – suo malgrado – nelle accese controversie che travagliavano allora la Chiesa d'Oriente. Nato intorno al 315 a Gerusalemme o dintorni, Cirillo ricevette un'ottima formazione letteraria; fu questa la base della sua cultura ecclesiastica, incentrata nello studio della Bibbia. Ordinato presbitero dal Vescovo Massimo, quando questi morì o fu deposto, nel 348 fu ordinato Vescovo da Acacio, influente metropolita di Cesarea di Palestina, filoariano, convinto di avere in lui un alleato. Fu, perciò, sospettato di avere ottenuto la nomina episcopale mediante concessioni all'arianesimo.
In realtà, ben presto Cirillo venne in urto con Acacio non solo sul terreno dottrinale, ma anche su quello giurisdizionale, perché Cirillo rivendicava l'autonomia della propria sede rispetto a quella metropolitana di Cesarea. Nel giro di una ventina d'anni, Cirillo conobbe tre esili: il primo nel 357, previa deposizione da parte di un Sinodo di Gerusalemme, seguito nel 360 da un secondo esilio ad opera di Acacio, e infine da un terzo, il più lungo – durò undici anni – nel 367 per iniziativa dell'imperatore filoariano Valente. Solo nel 378, dopo la morte dell'imperatore, Cirillo poté riprendere definitivo possesso della sua sede, riportando tra i fedeli l’unità e la pace.
In favore della sua ortodossia, messa in dubbio da alcune fonti coeve, militano altre fonti ugualmente antiche. Tra di esse la più autorevole è la lettera sinodale del 382, dopo il secondo Concilio ecumenico di Costantinopoli (381), al quale Cirillo aveva partecipato con un ruolo qualificato. In tale lettera, inviata al Pontefice romano, i Vescovi orientali riconoscono ufficialmente la più assoluta ortodossia di Cirillo, la legittimità della sua ordinazione episcopale e i meriti del suo servizio pastorale, che la morte concluderà nel 387.
Conserviamo di lui ventiquattro celebri catechesi, che egli espose come Vescovo verso il 350. Introdotte da una Procatechesi di accoglienza, le prime diciotto di esse sono indirizzate ai catecumeni o illuminandi (photizomenoi); furono tenute nella Basilica del Santo Sepolcro. Le prime (1-5) trattano ciascuna, rispettivamente, delle disposizioni previe al Battesimo, della conversione dai costumi pagani, del sacramento del Battesimo, delle dieci verità dogmatiche contenute nel Credo o Simbolo della fede. Le successive (6-18) costituiscono una "catechesi continua" sul Simbolo di Gerusalemme, in chiave antiariana. Delle ultime cinque (19-23), dette "mistagogiche", le prime due sviluppano un commento ai riti del Battesimo, le ultime tre vertono sul crisma, sul Corpo e Sangue di Cristo e sulla liturgia eucaristica. Vi è inclusa la spiegazione del Padre nostro (Oratio dominica): essa fonda un cammino di iniziazione alla preghiera, che si sviluppa parallelamente all’iniziazione ai tre sacramenti del Battesimo, della Cresima e dell'Eucaristia.
La base dell'istruzione sulla fede cristiana si svolgeva anche in funzione polemica contro pagani, giudeocristiani e manichei. L'argomentazione era fondata sull'attuazione delle promesse dell'Antico Testamento, in un linguaggio ricco di immagini. La catechesi era un momento importante, inserito nell'ampio contesto dell'intera vita, in particolare liturgica, della comunità cristiana, nel cui seno materno avveniva la gestazione del futuro fedele, accompagnata dalla preghiera e dalla testimonianza dei fratelli. Nel loro complesso, le omelie di Cirillo costituiscono una catechesi sistematica sulla rinascita del cristiano mediante il Battesimo. Al catecumeno egli dice: "Sei caduto dentro le reti della Chiesa (cfr Mt 13,47). Lasciati dunque prendere vivo; non sfuggire, perché è Gesù che ti prende al suo amo, per darti non la morte ma la risurrezione dopo la morte. Devi infatti morire e risorgere (cfr Rm 6,11.14)... Muori al peccato, e vivi per la giustizia fin da oggi" (Procatechesi 5).
Dal punto di vista dottrinale, Cirillo commenta il Simbolo di Gerusalemme col ricorso alla tipologia delle Scritture, in un rapporto "sinfonico’" tra i due Testamenti, approdando a Cristo, centro dell'universo. La tipologia sarà incisivamente descritta da Agostino d'Ippona: "L'Antico Testamento è il velo del Nuovo Testamento, e nel Nuovo Testamento si manifesta l'Antico" (De catechizandis rudibus 4,8). Quanto alla catechesi morale, essa è ancorata in profonda unità alla catechesi dottrinale: il dogma viene fatto discendere progressivamente nelle anime, le quali sono così sollecitate a trasformare i comportamenti pagani in base alla nuova vita in Cristo, dono del Battesimo. La catechesi "mistagogica", infine, segnava il vertice dell'istruzione che Cirillo impartiva non più ai catecumeni, ma ai neobattezzati o neofiti durante la settimana pasquale. Essa li introduceva a scoprire, sotto i riti battesimali della Veglia pasquale, i misteri in essi racchiusi e non ancora svelati. Illuminati dalla luce di una fede più profonda in forza del Battesimo, i neofiti erano finalmente in grado di comprenderli meglio, avendone ormai celebrato i riti.
In particolare, con i neofiti di estrazione greca Cirillo faceva leva sulla facoltà visiva, a loro congeniale. Era il passaggio dal rito al mistero, che valorizzava l'effetto psicologico della sorpresa e l'esperienza vissuta nella notte pasquale. Ecco un testo che spiega il mistero del Battesimo: "Per tre volte siete stati immersi nell'acqua e per ciascuna delle tre siete riemersi, per simboleggiare i tre giorni della sepoltura di Cristo, imitando, cioè, con questo rito il nostro Salvatore, che passò tre giorni e tre notti nel seno della terra (cfr Mt 12,40). Con la prima emersione dall'acqua avete celebrato il ricordo del primo giorno passato da Cristo nel sepolcro, come con la prima immersione ne avete confessato la prima notte passata nel sepolcro: come chi è nella notte non vede, e chi invece è nel giorno gode la luce, così anche voi. Mentre prima eravate immersi nella notte e non vedevate nulla, riemergendo invece vi siete trovati in pieno giorno. Mistero della morte e della nascita, quest'acqua di salvezza è stata per voi tomba e madre... Per voi... il tempo per morire coincise col tempo per nascere: un solo e medesimo tempo ha realizzato entrambi gli eventi" (Seconda Catechesi Mistagogica 4).Il mistero da afferrare è il disegno di Dio, che si realizza attraverso le azioni salvifiche di Cristo nella Chiesa. A sua volta, alla dimensione mistagogica si accompagna quella dei simboli, esprimenti il vissuto spirituale che essi fanno "esplodere". Così la catechesi di Cirillo, sulla base delle tre componenti descritte – dottrinale, morale e, infine, mistagogica –, risulta una catechesi globale nello Spirito. La dimensione mistagogica attua la sintesi delle prime due, orientandole alla celebrazione sacramentale, in cui si realizza la salvezza di tutto l'uomo.
Si tratta, in definitiva, di una catechesi integrale, che – coinvolgendo corpo, anima e spirito – resta emblematica anche per la formazione catechetica dei cristiani di oggi.
* * *
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La Santa Sede
UDIENZA GENERALE
Aula Paolo VI
Mercoledì, 27 giugno 2007
San Cirillo di Gerusalemme
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2007.06.24
IL S'APPELLERA JEAN

Quand arriva le moment où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait prodigué sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l'enfant. Ils voulaient le nommer Zacharie comme son père. Mais sa mère déclara : « Non, il s'appellera Jean. » On lui répondit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » On demandait par signes au père comment il voulait l'appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Son nom est Jean. » Et tout le monde en fut étonné. A l'instant même, sa bouche s'ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. La crainte saisit alors les gens du voisinage, et dans toute la montagne de Judée on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient en étaient frappés et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. L'enfant grandit et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu'au jour où il devait être manifesté à Israël.
La naissance de Jean et celle de Jésus, puis leurs Passions, ont marqué leur différence. Car Jean naît lorsque le jour commence à diminuer ; le Christ, lorsque le jour se met à croître. La diminution du jour pour l'un est le symbole de sa mort violente. Son accroissement pour l'autre, l'exaltation de la croix.
Il y a aussi un sens secret que le Seigneur révèle…par rapport à ce mot de Jean sur Jésus Christ : « Il faut qu'il croisse et que moi je diminue ». Toute la justice humaine…avait été consommée en Jean ; de lui la Vérité disait : « Parmi les enfants des femmes, il n'en est point surgi de plus grand que Jean Baptiste » (Mt 11,11). Nul homme, donc, n'aurait pu le dépasser ; mais il n'était qu'un homme. Or, en notre grâce chrétienne, on nous demande de ne pas nous glorifier dans l'homme, mais « si quelqu'un se glorifie, qu'il se glorifie dans le Seigneur » (2Co 10,17) : homme, en son Dieu ; serviteur, en son maître. C’est pour cette raison que Jean s'écrie : « Il faut qu'il croisse et que moi je diminue. » Bien sûr Dieu n'est ni diminué ni augmenté en soi, mais chez les hommes, au fur et à mesure que progresse la vraie ferveur, la grâce divine croît et la puissance humaine diminue, jusqu'à ce que parvienne à son achèvement la demeure de Dieu, qui est en tous les membres du Christ, et où toute tyrannie, toute autorité, toute puissance sont mortes, et où Dieu est tout en tous (Col 3,11).
Jean l'évangéliste dit : « Il y avait la vraie lumière, qui éclaire tout homme venant en ce monde » (1,9) ; Jean-Baptiste, lui, dit : « Nous avons tous reçu de sa plénitude » (Jn 1,16). Lorsque la lumière, qui est en elle-même toujours totale, s'accroît néanmoins en celui qui en est illuminé, celui-là est diminué en lui-même lorsque s'abolit en lui ce qui était sans Dieu. Car l'homme, sans Dieu, ne peut rien que pécher, et sa puissance humaine diminue lorsque triomphe la grâce divine, destructrice du péché. La faiblesse de la créature cède à la puissance du Créateur et la vanité de nos affections égoïstes s'effondre devant l'universel amour, tandis que Jean Baptiste du fond de notre détresse, nous crie la miséricorde de Jésus Christ : « Il faut que lui grandisse et que moi je diminue ». posted by DELPHINE@08:00GMT+02:00
La Santa Sede - giuno 2007
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,57-66.80.
Saint Augustin (354-430),
évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon pour la naissance de Jean Baptiste ;
« Il faut qu’il grandisse et que moi je diminue » (Jn 3,30)
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2007.06.17
LA PAIX DU PARFUM

Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table.
Survint une femme de la ville, une pécheresse. Elle avait appris que Jésus mangeait chez le pharisien, et elle apportait un vase précieux plein de parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, à ses pieds, et ses larmes mouillaient les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et y versait le parfum. En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu'elle est : une pécheresse. » Jésus prit la parole : « Simon, j'ai quelque chose à te dire. - Parle, Maître. » Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d'argent, l'autre cinquante. Comme ni l'un ni l'autre ne pouvait rembourser, il remit à tous deux leur dette. Lequel des deux l'aimera davantage ? » Simon répondit : « C'est celui à qui il a remis davantage, il me semble. — Tu as raison », lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme, en disant à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré chez toi, et tu ne m'as pas versé d'eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m'as pas embrassé ; elle, depuis son entrée, elle n'a pas cessé d'embrasser mes pieds. Tu ne m'as pas versé de parfum sur la tête ; elle, elle m'a versé un parfum précieux sur les pieds. Je te le dis : si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c'est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d'amour. » Puis il s'adressa à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » Les invités se dirent : « Qui est cet homme, qui va jusqu'à pardonner les péchés ? » Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t'a sauvée. Va en paix ! » Ensuite Jésus passait à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l'accompagnaient, ainsi que des femmes qu'il avait délivrées d'esprits mauvais et guéries de leurs maladies : Marie, appelée Madeleine (qui avait été libérée de sept démons), Jeanne, femme de Kouza, l'intendant d'Hérode, Suzanne, et beaucoup d'autres, qui les aidaient de leurs ressources.
« Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. » (Mt 9,12) Montre donc au médecin ta blessure, de façon à pouvoir être guéri. Même si tu ne la montres pas, il la connaît, mais il exige de toi que tu lui fasses entendre ta voix. Nettoie tes plaies avec tes larmes. C'est ainsi que cette femme dont parle l'Évangile s'est débarrassée de son péché et de la mauvaise odeur de son égarement ; c'est ainsi qu'elle s'est purifiée de sa faute, en lavant les pieds de Jésus avec ses larmes.
Puisses-tu me réserver à moi aussi, le soin de laver tes pieds, que tu as salis tandis que tu marchais en moi !… Mais où trouverai-je l'eau vive avec laquelle je pourrai laver tes pieds ? Si je n'ai pas d'eau, j'ai mes larmes. Fais qu'en lavant tes pieds avec elles, je puisse me purifier moi-même ! Comment faire en sorte que tu dises de moi : « Ses nombreux péchés lui sont remis, parce qu'il a beaucoup aimé » ? J'avoue que ma dette est considérable et qu'il m'a été « remis davantage », à moi qui ai été arraché au bruit des querelles de la place publique et aux responsabilités du gouvernement pour être appelé au sacerdoce. Je crains, par conséquent, d'être considéré comme un ingrat si j'aime moins, alors qu'il m'a été remis davantage.
Je ne peux pas comparer à n'importe qui cette femme qui, a juste titre, a été préférée au pharisien Simon qui recevait le Seigneur à déjeuner. Cependant, à tous ceux qui veulent mériter le pardon, elle dispense un enseignement en baisant les pieds du Christ, en les lavant avec ses larmes, en les essuyant avec ses cheveux, en les oignant avec du parfum… Si nous ne pouvons pas l’égaler, le Seigneur Jésus sait venir en aide aux faibles. Là où il n’y a personne qui sache préparer un repas, amener du parfum, apporter avec soi une fontaine d’eau vive (Jn 4,10), il vient lui-même.
posted by DELPHINE@09:58AM
La Santa Sede - ASSISI - giuno 2007
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 7,36-50.8,1-3.
Saint Ambroise (vers 340-397),
évêque de Milan et docteur de l'Église
La Pénitence, II, 8
« Ta foi t’a sauvée. Va en paix »
*TRES RETRATOS CON SOMBRA
DEBUSSY
Mi sombra va silenciosa
por el agua de la acecia.
Por mi sombra están las ranas
privadas de las estrellas.
La sombra manda a mi cuerpo
reflejos de cosas quietas.
Mi sombra va como inmenso
cínife color violeta.
Cien grillos quieren dorar
la luz de la cañavera.
Una luz nace en mi pecho,
reflejado, de la acequia.
Federico García Lorca (1898-1936)
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2007.06.14
NOUVELLE LETTRE DE CÉSARÉE

Nous découvrons aujourd’hui la figure d’Eusèbe de Césarée, qui vécut au temps de l’empereur Constantin, au quatrième siècle. Évêque de Césarée, en Palestine, il participa activement au Concile de Nicée en 325, approuvant le Credo et l’affirmation de la pleine divinité du Fils de Dieu, défini comme étant «de la même substance» que le Père. Dans ses nombreux écrits, en particulier dans les dix volumes de son Histoire ecclésiastique, cet érudit cherchera sans se lasser à réfléchir et à faire le point sur trois siècles de christianisme, en puisant largement dans les sources chrétiennes et païennes conservées surtout dans la bibliothèque de Césarée. La perspective fondamentale de son histoire est «christocentrique»: en elle, se révèle progressivement le mystère de l’amour de Dieu pour les hommes. On peut aussi discerner dans son œuvre «l’intention morale». L’analyse historique n’est pas une fin en soi; elle invite à la conversion et à un témoignage de vie authentique de la part des fidèles.
* * *
Nella storia del cristianesimo antico è fondamentale la distinzione fra i primi tre secoli e quelli successivi al Concilio di Nicea del 325, il primo ecumenico. Quasi “a cerniera” fra i due periodi stanno la cosiddetta “svolta costantiniana” e la pace della Chiesa, come pure la figura di Eusebio, Vescovo di Cesarea in Palestina. Egli fu l’esponente più qualificato della cultura cristiana del suo tempo in contesti molto vari, dalla teologia all’esegesi, dalla storia all’erudizione. Eusebio è noto soprattutto come il primo storico del cristianesimo, ma fu anche il più grande filologo della Chiesa antica.
A Cesarea, dove probabilmente è da collocare intorno al 260 la nascita di Eusebio, Origene si era rifugiato venendo da Alessandria, e lì aveva fondato una scuola e un’ingente biblioteca. Proprio su questi libri si sarebbe formato, qualche decennio più tardi, il giovane Eusebio. Nel 325, come Vescovo di Cesarea, egli partecipò con un ruolo di protagonista al Concilio di Nicea. Ne sottoscrisse il Credo e l’affermazione della piena divinità del Figlio di Dio, definito per questo “della stessa sostanza” del Padre (homooúsios tõ Patrí). E’ praticamente lo stesso Credo che noi recitiamo ogni domenica nella Santa Liturgia. Sincero ammiratore di Costantino, che aveva dato la pace alla Chiesa, Eusebio ne ebbe a sua volta stima e considerazione. Celebrò l’imperatore, oltre che nelle sue opere, anche con discorsi ufficiali, tenuti nel ventesimo e nel trentesimo anniversario della sua salita al trono, e dopo la morte, avvenuta nel 337. Due o tre anni più tardi moriva anche Eusebio.Studioso infaticabile, nei suoi numerosi scritti Eusebio si propone di riflettere e di fare il punto su tre secoli di cristianesimo, tre secoli vissuti sotto la persecuzione, attingendo largamente alle fonti cristiane e pagane conservate soprattutto nella grande biblioteca di Cesarea. Così, nonostante l’importanza oggettiva delle sue opere apologetiche, esegetiche e dottrinali, la fama imperitura di Eusebio resta legata in primo luogo ai dieci libri della sua Storia Ecclesiastica. È il primo che ha scritto una Storia della Chiesa, che rimane fondamentale grazie alle fonti poste da Eusebio a nostra disposizione per sempre. Con questa Storia egli riuscì a salvare da sicuro oblìo numerosi eventi, personaggi e opere letterarie della Chiesa antica. Si tratta quindi di una fonte primaria per la conoscenza dei primi secoli del cristianesimo.
Ci possiamo chiedere come egli abbia strutturato e con quali intenzioni abbia redatto questa opera nuova. All’inizio del primo libro lo storico elenca puntualmente gli argomenti che intende trattare nella sua opera: “Mi sono proposto di mettere per iscritto le successioni dei santi apostoli e i tempi trascorsi, a partire da quelli del nostro Salvatore fino a noi; tutte le grandi cose che si dice siano state compiute durante la storia della Chiesa; tutti coloro che hanno diretto e guidato egregiamente le più illustri diocesi; e quelli che durante ogni generazione sono stati messaggeri della Parola divina con la parola o con gli scritti; e quali furono e quanti e in quale periodo di tempo quelli che per desiderio di novità, dopo essersi spinti il più possibile nell’errore, sono diventati interpreti e promotori di una falsa dottrina, e come lupi crudeli hanno spietatamente devastato il gregge di Cristo; …e con quanti e quali mezzi e in quali tempi fu combattuta da parte dei pagani la Parola divina; e gli uomini grandi che, per difenderla, sono passati attraverso dure prove di sangue e di torture; e finalmente le testimonianze del nostro tempo, e la misericordia e la benevolenza del nostro Salvatore verso tutti noi” (1,1,1-2). In questo modo Eusebio abbraccia diversi settori: la successione degli Apostoli come ossatura della Chiesa, la diffusione del Messaggio, gli errori, poi le persecuzioni da parte dei pagani e le grandi testimonianze che sono la luce in questa Storia. In tutto questo per lui traspaiono la misericordia e la benevolenza del Salvatore. Eusebio inaugura così la storiografia ecclesiastica, spingendo il suo racconto fino al 324, anno in cui Costantino, dopo la sconfitta di Licinio, fu acclamato unico imperatore di Roma. È l'anno precedente al grande Concilio di Nicea che poi offre la “summa” di quanto la Chiesa — dottrinalmente, moralmente e anche giuridicamente — aveva imparato in questi trecento anni.
La citazione che abbiamo appena riportato dal primo libro della Storia ecclesiastica contiene una ripetizione sicuramente intenzionale. Per tre volte nell’arco di poche righe ritorna il titolo cristologico di Salvatore, e si fa esplicito riferimento alla “sua misericordia” e alla “sua benevolenza”. Possiamo cogliere così la prospettiva fondamentale della storiografia eusebiana: la sua è una storia “cristocentrica”, nella quale si svela progressivamente il mistero dell’amore di Dio per gli uomini. Con genuino stupore, Eusebio riconosce “che presso tutti gli uomini del mondo intero solo Gesù è detto, confessato, riconosciuto Cristo [cioè Messia e Salvatore del mondo], che è ricordato con questo nome sia dai greci sia dai barbari, che ancora oggi dai suoi discepoli sparsi in tutto il mondo egli è onorato come re, ammirato più di un profeta, glorificato come vero e unico sacerdote di Dio; e più di tutto ciò, in quanto Logos di Dio preesistente e tratto dall’essere prima di tutti i tempi, egli ha ricevuto dal Padre onore degno di venerazione, ed è adorato come Dio. Ma la cosa più straordinaria di tutte è che quanti gli siamo consacrati lo celebriamo non solo con le voci e il suono delle parole, ma con tutte le disposizioni dell’animo, così che mettiamo davanti alla nostra stessa vita la testimonianza resa a lui” (1,3,19-20). Balza così in primo piano un’altra caratteristica, che rimarrà costante nell’antica storiografia ecclesiastica: è “l’intento morale” che presiede al racconto. L’analisi storica non è mai fine a se stessa; non è fatta solo per conoscere il passato; piuttosto, essa punta decisamente alla conversione, e ad una autentica testimonianza di vita cristiana da parte dei fedeli. È una guida per noi stessi.
In questo modo Eusebio interpella vivacemente i credenti di ogni tempo riguardo al loro modo di accostarsi alle vicende della storia, e della Chiesa in particolare. Egli interpella anche noi: qual è il nostro atteggiamento nei confronti delle vicende della Chiesa? È l’atteggiamento di chi se ne interessa per una semplice curiosità, magari andando in cerca del sensazionale e dello scandalistico a ogni costo? Oppure è l’atteggiamento pieno d’amore, e aperto al mistero, di chi sa – per fede – di poter rintracciare nella storia della Chiesa i segni dell’amore di Dio e le grandi opere della salvezza da lui compiute? Se questo è il nostro atteggiamento, non possiamo non sentirci stimolati a una risposta più coerente e generosa, a una testimonianza più cristiana di vita, per lasciare i segni dell'amore di Dio anche alle future generazioni.
“C’è un mistero”, non si stancava di ripetere quell’eminente studioso dei Padri che fu il Cardinale Jean Daniélou: “C’è un contenuto nascosto nella storia… Il mistero è quello delle opere di Dio, che costituiscono nel tempo la realtà autentica, nascosta dietro le apparenze… Ma questa storia che Dio realizza per l’uomo, non la realizza senza di lui. Arrestarsi alla contemplazione delle ‘grandi cose’ di Dio significherebbe vedere solo un aspetto delle cose. Di fronte ad esse sta la risposta degli uomini” (Saggio sul mistero della storia, ed. it., Brescia 1963, p. 182). A tanti secoli di distanza, anche oggi Eusebio di Cesarea invita i credenti, invita noi, a stupirci, a contemplare nella storia le grandi opere di Dio per la salvezza degli uomini. E con altrettanta energia egli ci invita alla conversione della vita. Infatti, di fronte a un Dio che ci ha amati così, non possiamo rimanere inerti. L’istanza propria dell’amore è che la vita intera sia orientata all’imitazione dell’Amato. Facciamo dunque di tutto per lasciare nella nostra vita una traccia trasparente dell'amore di Dio.* * *
BENEDICTVS PP. XVIposted by DELPHINE@11:59AM
La Santa Sede
UDIENZA GENERALE
Piazza San Pietro
Mercoledì, 13 giugno 2007
Eusebio, Vescovo di Cesarea in Palestina
CREDO IN SPIRITUM SANCTUM
CREDO SANCTAM ECCLESIAM CATHOLICAM
Lumen gentium cum sit Christus, haec sacrosancta Synodus, in Spiritu Sancto congregata, omnes homines claritate Eius, super faciem Ecclesiae resplendente, illuminare vehementer exoptat, omni creaturae Evangelium annuntiando ». His verbis aperitur « Constitutio dogmatica de Ecclesia » Concilii Vaticani II. Sic Concilium articulum fidei de Ecclesia plene ab articulis ostendit dependere qui ad Christum Iesum referuntur. Ecclesia aliud lumen non habet quam illud Christi; illa est aequiparabilis, secundum imaginem quae Patribus placet, lunae cuius totum lumen est solis reverberatio.
Articulus de Ecclesia etiam plene ab illo de Spiritu Sancto dependet qui eum praecedit. « Quia cum iam demonstratum sit Spiritum Sanctum omnis sanctitatis fontem et largitorem esse, nunc ab Eodem Ecclesiam sanctitate donatam confitemur ». Ecclesia, secundum Patrum expressionem, locus est « ubi floret Spiritus ».
Credere Ecclesiam « Sanctam » esse et « Catholicam », illamque esse « Unam » et « Apostolicam » (sicut Symbolum Nicaenum-Constantinopolitanum adiungit) inseparabile est a fide in Deum Patrem et Filium et Spiritum Sanctum. In Symbolo Apostolico profitemur nos credere sanctam Ecclesiam... et non in Ecclesiam, ne Deum Eiusque confundamus opera et ut clare bonitati attribuamus Dei omnia dona quae Ipse in Sua posuit Ecclesia.
Jusqu'au Ve siècle, la Messe n'avait pas de Credo. Il fut progressivement introduit dans les rites d'Orient (VIe siècle) en réaction contre diverses hérésies. Le concile de Tolède demanda en 589 «Qu’on fasse retentir le Credo, par ce chant, la vraie foi s’affirme d’une façon éclatante, et l’âme des populations catholiques, revivant sa croyance, se prépare à recevoir la communion du corps et du sang du Christ». Son usage se répandit au VIIIe siècle en Espagne puis aux pays francs, sous l'influence de Charlemagne.
Il ne fut généralisé dans la liturgie romaine qu'en 1014, pour le sacre de l'empereur Henri II: étant initialement destiné à combattre les hérésies, il ne convenait pas à la liturgie du siège apostolique, par nature orthodoxe.
D'introduction tardive, sa place dans la liturgie a été variable. Dans le rite ambrosien, le Credo se place après l'offertoire.
Cesarée Israël
היציאה של האמפיתאטרון
la sortie de l'amphi de l'époque hérodienne
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2007.06.10
TERTULLIEN L'AFRICAIN

Aujourd'hui, nous continuons à parler des grandes personnalités de l'Eglise antique: ce sont des maîtres de la foi également pour nous aujourd'hui et des témoins de l'actualité éternelle de la foi chrétienne.
Nous parlons aujourd'hui d'un Africain, Tertullien, qui, entre la fin du deuxième siècle et le début du troisième, inaugure la littérature chrétienne en langue latine. C'est avec lui que commence une théologie dans cette langue. Son œuvre a porté des fruits décisifs, qu'il serait impardonnable de sous-estimer. Son influence se développe à divers niveaux: de celui du langage et de la redécouverte de la culture classique, à celui de l'identification d'une "âme chrétienne" commune dans le monde et de la formulation de nouvelles propositions de coexistence humaine. Nous ne connaissons pas exactement la date de sa naissance et de sa mort. En revanche, nous savons qu'il reçut à Carthage, vers la fin du II siècle, de parents et d'enseignants païens, une solide formation rhétorique, philosophique, juridique et historique. Il se convertit ensuite au christianisme, attiré - semble-t-il - par l'exemple des martyrs chrétiens. Il commença à publier ses écrits les plus célèbres en 197. Mais une recherche trop individuelle de la vérité, ainsi que certains excès de son caractère - c'était un homme rigoureux - le conduisirent graduellement à abandonner la communion avec l'Eglise et à adhérer à la secte du montanisme. Toutefois, l'originalité de sa pensée liée à l'efficacité incisive de son langage lui assurent une position de relief dans la littérature chrétienne antique.
Ce sont ses écrits à caractère apologétique qui sont les plus célèbres. Ils manifestent deux intentions principales: celle de réfuter les très graves accusations que les païens formulaient contre la nouvelle religion, et celle - plus active et missionnaire - de transmettre le message de l'Evangile en dialogue avec la culture de l'époque. Son œuvre la plus célèbre, l'Apologétique, dénonce le comportement injuste des autorités publiques envers l'Eglise; il explique et défend les enseignements et les mœurs des chrétiens; il détermine les différences entre la nouvelle religion et les principaux courants philosophiques de l'époque; il manifeste le triomphe de l'Esprit, qui oppose le sang, la souffrance et la patience des martyrs à la violence des persécuteurs: "Pour aussi raffinée qu'elle soit - écrit l'Africain -, votre cruauté ne sert à rien: elle constitue même une invitation pour notre communauté. A chaque coup de faux que vous nous portez, nous devenons plus nombreux: le sang des chrétiens est une semence efficace! (semen est sanguis christianorum!)" (Apologétique 50, 13). En vérité, en fin de compte, le martyre et la souffrance sont victorieux et plus efficaces que la cruauté et que la violence des régimes totalitaires.Mais Tertullien, comme tout bon apologiste, ressent dans le même temps l'exigence de communiquer de manière positive l'essence du christianisme. C'est pourquoi il adopte la méthode spéculative pour illustrer les fondements rationnels du dogme chrétien. Il les approfondit de manière systématique, à commencer par la description du "Dieu des chrétiens": "Celui que nous adorons - atteste l'Apologiste - est un Dieu unique". Et il poursuit, en utilisant les antithèses et les paradoxes caractéristiques de son langage: "Il est invisible, même si on le voit; insaisissable, même s'il est présent à travers la grâce; inconcevable, même si les sens humains peuvent le concevoir; c'est pourquoi il est vrai et grand!" (ibid., 17, 1-2).
En outre, Tertullien accomplit un pas immense dans le développement du dogme trinitaire; il nous a donné en latin le langage adapté pour exprimer ce grand mystère, en introduisant les termes "une substance" et "trois Personnes". De même, il a également beaucoup développé le langage correct pour exprimer le mystère du Christ, Fils de Dieu et vrai Homme.
L'Africain aborde également l'Esprit Saint, en démontrant son caractère personnel et divin: "Nous croyons que, selon sa promesse, Jésus Christ envoya l'Esprit Saint au moyen du Père, le Paraclet, le sanctificateur de la foi de ceux qui croient dans le Père, dans le Fils et dans l'Esprit" (ibid., 2, 1). Dans l'œuvre de Tertullien, on lit également de nombreux textes sur l'Eglise, que Tertullien reconnaît toujours comme "mère". Même après son adhésion au montanisme, il n'a pas oublié que l'Eglise est la Mère de notre foi et de notre vie chrétienne. Il s'arrête aussi sur la conduite morale des chrétiens, sur la vie future. Ses écrits sont importants également pour saisir des tendances présentes dans les communautés chrétiennes à propos de la Très Sainte Vierge Marie, des sacrements de l'Eucharistie, du Mariage et de la Réconciliation, du primat pétrinien, de la prière... En particulier, en cette époque de persécution, où les chrétiens semblaient une minorité perdue, l'Apologiste les exhorte à l'espérance, qui - selon ses écrits - n'est pas simplement une vertu en elle-même, mais une modalité qui touche chaque aspect de l'existence chrétienne. Nous avons l'espérance que l'avenir nous appartient parce que l'avenir appartient à Dieu. Ainsi, la résurrection du Seigneur est présentée comme le fondement de notre résurrection future, et elle représente l'objet principal de la confiance des chrétiens: "La chair ressuscitera - affirme catégoriquement l'Africain -: toute la chair, la chair elle-même, et la chair tout entière. Où qu'elle se trouve, celle-ci est en dépôt auprès de Dieu, en vertu du très fidèle médiateur entre Dieu et les hommes Jésus Christ, qui restituera Dieu à l'homme et l'homme à Dieu" (Sur la résurrection des morts 63, 1).
Du point de vue humain, on peut sans aucun doute parler d'un drame de Tertullien. Au fil des années, il devint toujours plus exigeant à l'égard des chrétiens. Il prétendait d'eux en toute circonstance, et en particulier dans les persécutions, un comportement héroïque. Rigide dans ses positions, il n'épargnait pas de lourdes critiques et finit inévitablement par se retrouver isolé. Du reste, aujourd'hui encore, de nombreuses questions restent en suspens, non seulement sur la pensée théologique et philosophique de Tertullien, mais également sur son attitude à l'égard des institutions politiques et de la société païenne. Cette grande personnalité morale et intellectuelle, cet homme qui a apporté une si grande contribution à la pensée chrétienne, me fait beaucoup réfléchir. On voit qu'à la fin, il lui manque la simplicité, l'humilité de s'insérer dans l'Eglise, d'accepter ses faiblesses, d'être tolérant avec les autres et avec lui-même. Lorsque l'on ne voit plus que sa propre pensée dans sa grandeur, à la fin, c'est précisément cette grandeur qui se perd. La caractéristique essentielle d'un grand théologien est l'humilité de demeurer avec l'Eglise, d'accepter les faiblesses de celle-ci ainsi que les siennes, car seul Dieu est réellement entièrement saint. Nous avons en revanche toujours besoin du pardon.
En définitive, l'Africain demeure un témoin intéressant des premiers temps de l'Eglise, lorsque les chrétiens étaient alors les authentiques sujets d'une "nouvelle culture" dans la confrontation rapprochée entre l'héritage classique et le message évangélique. C'est à lui que l'on doit la célèbre affirmation selon laquelle notre âme "est naturaliser chrétienne" (Apologétique 17, 6), dans laquelle Tertullien évoque l'éternelle continuité entre les authentiques valeurs humaines et les valeurs chrétiennes; et également cette autre réflexion, directement empruntée à l'Evangile, selon laquelle "le chrétien ne peut pas même haïr ses propres ennemis" (cf. Apologétique 37), dans laquelle la conséquence morale, inéluctable, du choix de foi, propose la "non violence" comme règle de vie: personne ne peut manquer de voir l'actualité dramatique de cet enseignement, également à la lumière du vif débat sur les religions.En somme, dans les écrits de l'Africain, on retrouve de nombreux thèmes qu'aujourd'hui encore, nous sommes appelés à affronter. Ceux-ci nous appellent à une féconde recherche intérieure, à laquelle j'exhorte tous les fidèles, afin qu'ils sachent exprimer de manière toujours plus convaincante la Règle de la foi, celle - pour revenir encore une fois à Tertullien - "selon laquelle nous croyons qu'il existe un seul Dieu, et personne en dehors du Créateur du monde: il a tiré chaque chose du néant au moyen de son Verbe, engendré avant toute chose" (La prescription des hérétiques 13, 1).
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BENEDICTVS PP. XVIposted by DELPHINE@11:59AM
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Tertulliano
maggio 2007
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LES DOUZE PANIERS

La foule s'en aperçut et le suivit. Il leur fit bon accueil ; il leur parlait du règne de Dieu, et il guérissait ceux qui en avaient besoin. Le jour commençait à baisser. Les Douze s'approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule, ils pourront aller dans les villages et les fermes des environs pour y loger et trouver de quoi manger : ici nous sommes dans un endroit désert. » Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n'avons pas plus de cinq pains et deux poissons... à moins d'aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce monde. » Il y avait bien cinq mille hommes. « Faites-les asseoir par groupes de cinquante. » Ils obéirent et firent asseoir tout le monde. Il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il les bénit, les rompit et les donna à ses disciples pour qu'ils distribuent à tout le monde. Tous mangèrent à leur faim, et l'on ramassa les morceaux qui restaient : cela remplit douze paniers...
Dieu tout-puissant et éternel, voici que je m'approche du sacrement de ton Fils unique notre Seigneur Jésus Christ. Malade, je viens au médecin dont dépend ma vie ; souillé, à la source de la miséricorde ; aveugle, au foyer de la lumière éternelle ; pauvre et dépourvu de tout, au maître du ciel et de la terre.
J'implore donc ton immense, ton inépuisable générosité, afin que tu daignes guérir mes infirmités, laver mes souillures, illuminer mon aveuglement, combler mon indigence, couvrir ma nudité ; et qu'ainsi je puisse recevoir le pain des anges (Ps 77,25), le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs (1Tm 6,15), avec tout le respect et l'humilité, toute la contrition et la dévotion, toute la pureté et la foi, toute la fermeté de propos et la droiture d'intention que requiert le salut de mon âme.
Donne-moi, je t’en prie, de ne pas recevoir simplement le sacrement du Corps et du Sang du Seigneur, mais bien toute la force et l'efficacité du sacrement. Dieu plein de douceur, donne-moi de si bien recevoir le Corps de ton Fils unique, notre Seigneur Jésus Christ, ce corps matériel qu'il a reçu de la Vierge Marie, que je mérite d'être incorporé à son Corps mystique et compté parmi ses membres.
Père plein d'amour, accorde-moi que ce Fils bien-aimé que je m'apprête à recevoir maintenant sous le voile qui convient à mon état de voyageur, je puisse un jour le contempler à visage découvert et pour l'éternité, lui qui, étant Dieu, vit et règne avec toi dans l'unité du Saint Esprit dans les siècles des siècles. Amen.
« Le pain des anges, le pain de l’homme en route, le vrai pain des enfants de Dieu »
posted by DELPHINE@09:58AM
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Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,11-17.
(Séquence de la fête)
Saint Thomas d'Aquin (1225-1274),
théologien dominicain,
docteur de l'Église
Prières
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Day in the City: Wednesday, September 20, 2006
Minneapolis, Minnesota
Minneapolis City Hall (1888-1906)
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