2009.06.07

ZOO---ROPEAN


podcast

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NO COMMENT


un symbole d'unité, de solidarité et d’harmonie.

Les pointes des étoiles ne se touchent pas, le cercle reste donc ouvert,

ce qui signifie que l’Europe ne constitue pas une société close,

Mais s'ouvre au contraire sur le monde...



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ZOO---ROPEAN

 

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2009.06.04

À LA BONNE MINE


podcast

Si les français perdent une bataille, une épigramme les console;

 

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si un nouvel impôt les charge, un vaudeville les dédommage;
si une affaire sérieuse les occupe, une chansonnette les égaye
et le style le plus simple et le plus naïf est toujours relevé par des traits malins et par des pointes piquantes.
****

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BONNE MINE

 

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2008.06.22

SAN COLOMBANO

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podcast

Aujourd'hui, je voudrais parler du saint abbé Colomban, l'Irlandais le plus célèbre du bas Moyen-Age: il peut à juste titre être appelé un saint "européen", parce que comme moine, missionnaire et écrivain, il a travaillé dans divers pays de l'Europe occidentale. Avec les Irlandais de son époque, il été conscient de l'unité culturelle de l'Europe. Dans une de ses lettres, écrite vers l'an 600 et adressée au Pape Grégoire le Grand, on trouve pour la première fois l'expression "totius Europae - de toute l'Europe", avec une référence à la présence de l'Eglise sur le continent (cf. Epistula I, 1).

oggi vorrei parlare del santo abate Colombano, l’irlandese più noto del primo Medioevo: con buona ragione egli può essere chiamato un santo “europeo”, perché come monaco, missionario e scrittore ha lavorato in vari Paesi dell’Europa occidentale. Insieme agli irlandesi del suo tempo, egli era consapevole dell’unità culturale dell’Europa. In una sua lettera, scritta intorno all’anno 600 ed indirizzata a Papa Gregorio Magno, si trova per la prima volta l’espressione “totius Europae – di tutta l’Europa”, con riferimento alla presenza della Chiesa nel Continente (cfr Epistula I,1).

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Colomban était né vers 543 dans la province de Leinster, dans le sud-est de l'Irlande. Eduqué chez lui par d'excellents maîtres qui l'orientèrent vers l'étude des arts libéraux, il s'en remit ensuite à la conduite de l'abbé Sinell de la communauté de Cluain-Inis, dans le nord de l'Irlande, où il put approfondir l'étude des Saintes Ecritures. A l'âge de vingt ans environ, il entra dans le monastère de Bangor dans le nord-est de l'île, où se trouvait l'abbé Comgall, un moine très célèbre pour sa vertu et sa rigueur ascétique. En pleine harmonie avec son abbé, Colomban pratiqua avec zèle la discipline sévère du monastère, en menant une vie de prière, d'ascèse et d'études. Il y fut également ordonné prêtre. La vie à Bangor et l'exemple de l'abbé influèrent sur la conception du monachisme que Colomban mûrit avec le temps et diffusa ensuite au cours de sa vie.

Colombano era nato intorno all’anno 543 nella provincia di Leinster, nel sud-est dell’Irlanda. Educato nella propria casa da ottimi maestri che lo avviarono allo studio delle arti liberali, si affidò poi alla guida dell’abate Sinell della comunità di Cluain-Inis, nell’Irlanda settentrionale, ove poté approfondire lo studio delle Sacre Scritture. All’età di circa vent’anni entrò nel monastero di Bangor nel nord-est dell’isola, ove era abate Comgall, un monaco ben noto per la sua virtù e il suo rigore ascetico. In piena sintonia col suo abate, Colombano praticò con zelo la severa disciplina del monastero, conducendo una vita di preghiera, di ascesi e di studio. Lì fu anche ordinato sacerdote. La vita a Bangor e l’esempio dell’abate influirono sulla concezione del monachesimo che Colombano maturò col tempo e diffuse poi nel corso della sua vita.


A l'âge d'environ cinquante ans, suivant l'idéal ascétique typiquement irlandais de la "peregrinatio pro Christo", c'est-à-dire de se faire pèlerin pour le Christ, Colomban quitta l'île pour entreprendre avec douze compagnons une œuvre missionnaire sur le continent européen. En effet, nous devons avoir à l'esprit que la migration de peuples du nord et de l'est avait fait retomber dans le paganisme des régions entières déjà christianisées. Autour de l'an 590, le petit groupe de missionnaires accosta sur la côte bretonne. Accueillis avec bienveillance par le roi des Francs d'Austrasie (la France actuelle), ils demandèrent uniquement une parcelle de terre non-cultivée. Ils obtinrent l'antique forteresse romaine d'Annegray, en ruine et abandonnée, désormais recouverte par la forêt. Habitués à une vie de privation extrême, les moines réussirent en quelques mois à construire sur les ruines le premier monastère. Ainsi, leur réévangélisation commença a avoir lieu tout d'abord à travers le témoignage de leur vie. En même temps que la nouvelle culture de la terre, commença également une nouvelle culture des âmes. La renommée de ces religieux étrangers qui, en vivant de prière et dans une grande austérité, construisaient des maisons et défrichaient la terre, se répandit très rapidement en attirant des pèlerins et des pénitents. Beaucoup de jeunes demandaient à être accueillis dans la communauté monastique pour vivre, à leur manière, cette vie exemplaire qui renouvelle la culture de la terre et des âmes. Très vite la fondation d'un second monastère fut nécessaire. Il fut édifié à quelques kilomètres de distance, sur les ruines d'une antique ville thermale, Luxeuil. Le monastère allait ensuite devenir le centre du rayonnement monastique et missionnaire de tradition irlandaise sur le continent européen. Un troisième monastère fut érigé à Fontaine, à une heure de route plus au nord.

All’età di circa cinquant’anni, seguendo l’ideale ascetico tipicamente irlandese della “peregrinatio pro Christo”, del farsi cioè pellegrino per Cristo, Colombano lasciò l’isola per intraprendere con dodici compagni un’opera missionaria sul continente europeo. Dobbiamo infatti tener presente che la migrazione di popoli dal nord e dall’est aveva fatto ricadere nel paganesimo intere Regioni già cristianizzate. Intorno all’anno 590 questo piccolo drappello di missionari approdò sulla costa bretone. Accolti con benevolenza dal re dei Franchi d’Austrasia (l’attuale Francia), chiesero solo un pezzo di terra incolta. Ottennero l’antica fortezza romana di Annegray, tutta diroccata ed abbandonata, ormai coperta dalla foresta. Abituati ad una vita di estrema rinuncia, i monaci riuscirono entro pochi mesi a costruire sulle rovine il primo eremo. Così, la loro rievangelizzazione iniziò a svolgersi innanzitutto mediante la testimonianza della vita. Con la nuova coltivazione della terra cominciarono anche una nuova coltivazione delle anime. La fama di quei religiosi stranieri che, vivendo di preghiera e in grande austerità, costruivano case e dissodavano la terra, si diffuse celermente attraendo pellegrini e penitenti. Soprattutto molti giovani chiedevano di essere accolti nella comunità monastica per vivere, come loro, questa vita esemplare che rinnovava la coltura della terra e delle anime. Ben presto si rese necessaria la fondazione di un secondo monastero. Fu edificato a pochi chilometri di distanza, sulle rovine di un’antica città termale, Luxeuil. Il monastero sarebbe poi diventato il centro dell’irradiazione monastica e missionaria di tradizione irlandese sul continente europeo. Un terzo monastero fu eretto a Fontaine, un’ora di cammino più a nord.

Colomban vécut pendant environ vingt ans à Luxeuil. C'est là que le saint écrivit pour ses disciples la Regula monachorum - qui fut pendant un certain temps plus répandue en Europe que celle de saint Benoît -, qui trace l'image idéale du moine. C'est la seule règle monastique irlandaise ancienne aujourd'hui en notre possession. Il la compléta avec la Regula coenobialis, une sorte de code pénal pour les infractions des moines, avec des punitions assez surprenantes pour la sensibilité moderne, et qui ne s'expliquent que par la mentalité de l'époque et du contexte. Avec une autre œuvre célèbre intitulée De poenitentiarum misura taxanda, écrite également à Luxeuil, Colomban introduisit sur le continent la confession et la pénitence privées et répétées; elle fut appelé la pénitence "tarifée" en raison de la proportion entre la gravité du péché et le type de pénitence imposée par le confesseur. Ces nouveautés éveillèrent le soupçon des évêques de la région, un soupçon qui se transforma en hostilité lorsque Colomban eut le courage de les critiquer ouvertement en raison des mœurs de certains d'entre eux. L'occasion saisie pour manifester ce différend fut la dispute sur la date de Pâques: l'Irlande suivait en effet la tradition orientale en opposition avec la tradition romaine. Le moine irlandais fut convoqué en 603 à Chalon-sur-Saône pour rendre compte devant un synode de ses habitudes relatives à la pénitence et à la Pâque. Au lieu de se présenter au synode, il envoya une lettre dans laquelle il minimisait la question en invitant les Pères synodaux à discuter non seulement du problème de la date de Pâques, un problème mineur selon lui, "mais également de toutes les règles canoniques nécessaires que beaucoup - chose plus grave - ne respectent pas" (cf. Epistula II, 1). Dans le même temps, il écrivit au Pape Boniface IV - comme quelques années plus tôt, il s'était adressé à Grégoire le Grand (cf. Epistula I) - pour défendre la tradition irlandaise (cf. Epistula III).

A Luxeuil Colombano visse per quasi vent’anni. Qui il santo scrisse per i suoi seguaci la Regula monachorum - per un certo tempo più diffusa in Europa di quella di san Benedetto – disegnando l’immagine ideale del monaco. È l’unica antica regola monastica irlandese che oggi possediamo. Come integrazione egli elaborò la Regula coenobialis, una sorta di codice penale per le infrazioni dei monaci, con punizioni piuttosto sorprendenti per la sensibilità moderna, spiegabili soltanto con la mentalità del tempo e dell’ambiente. Con un'altra opera famosa intitolata De poenitentiarum misura taxanda, scritta pure a Luxeuil, Colombano introdusse nel continente la confessione e la penitenza private e reiterate; fu detta penitenza “tariffata” per la proporzione stabilita tra gravità del peccato e tipo di penitenza imposta dal confessore. Queste novità destarono il sospetto dei Vescovi della regione, un sospetto che si tramutò in ostilità quando Colombano ebbe il coraggio di rimproverarli apertamente per i costumi di alcuni di loro. Occasione per il manifestarsi del contrasto fu la disputa circa la data della Pasqua: l’Irlanda seguiva infatti la tradizione orientale in contrasto con la tradizione romana. Il monaco irlandese fu convocato nel 603 a Châlon-sur-Saôn per rendere conto davanti a un sinodo delle sue consuetudini relative alla penitenza e alla Pasqua. Invece di presentarsi al sinodo, egli mandò una lettera in cui minimizzava la questione invitando i Padri sinodali a discutere non solo del problema della data della Pasqua, problema piccolo secondo lui, “ma anche di tutte le necessarie normative canoniche che da molti – cosa più grave – sono disattese” (cfr Epistula II,1). Contemporaneamente scrisse a Papa Bonifacio IV – come qualche anno prima già si era rivolto a Papa Gregorio Magno (cfr Epistula I) – per difendere la tradizione irlandese (cfr Epistula III).

Intransigeant comme il l'était sur toute question morale, Colomban entra par la suite en conflit avec la maison royale, parce qu'il avait reproché avec dureté au roi Théodoric ses relations adultérines. Il en naquit un réseau d'intrigues et de manœuvres au niveau personnel, religieux et politique qui, en l'an 610, se traduisit par un décret d'expulsion de Luxeuil contre Colomban et tous les moines d'origine irlandaise, qui furent condamnés à un exil définitif. Ils furent escortés jusqu'à la mer et embarqués aux frais de la cour vers l'Irlande. Mais le navire s'échoua non loin de la plage et le capitaine, y voyant un signe du ciel, renonça à l'entreprise et, de peur d'être maudit par Dieu, ramena les moines sur la terre ferme. Ceux-ci au lieu de rentrer à Luxeuil, décidèrent d'entamer une nouvelle œuvre d'évangélisation. Ils s'embarquèrent sur le Rhin et remontèrent le fleuve. Après une première étape à Tuggen près du lac de Zurich, ils se rendirent dans la région de Bregenz près du lac de Constance pour évangéliser les Allemands.

Intransigente come era in ogni questione morale, Colombano entrò poi in conflitto anche con la Casa reale, perché aveva rimproverato aspramente il re Teodorico per le sue relazioni adulterine. Ne nacque una rete di intrighi e manovre a livello personale, religioso e politico che, nell’anno 610, si tradusse in un decreto di espulsione da Luxeuil di Colombano e di tutti i monaci di origine irlandese, che furono condannati ad un definitivo esilio. Furono scortati fino al mare ed imbarcati a spese della corte verso l’Irlanda. Ma la nave si incagliò a poca distanza dalla spiaggia e il capitano, vedendo in ciò un segno del cielo, rinunciò all’impresa e, per paura di essere maledetto da Dio, riportò i monaci sulla terra ferma. Essi, invece di tornare a Luxeuil, decisero di cominciare una nuova opera di evangelizzazione. Si imbarcarono sul Reno e risalirono il fiume. Dopo una prima tappa a Tuggen presso il lago di Zurigo, andarono nella regione di Bregenz presso il lago di Costanza per evangelizzare gli Alemanni.

Mais peu de temps après, Colomban, à cause d'événements politiques peu favorables à son œuvre, décida de traverser les Alpes avec la plupart de ses disciples. Seul un moine du nom de Gallus demeura; à partir de son monastère se développera ensuite la célèbre abbaye de Saint-Gall, en Suisse. Arrivé en Italie, Colomban trouva un accueil bienveillant auprès de la cour royale lombarde, mais il dut immédiatement affronter de grandes difficultés: la vie de l'Eglise était déchirée par l'hérésie arienne qui prévalait encore chez les Lombards et par un schisme qui avait éloigné la majeure partie des Eglises d'Italie du Nord de la communion avec l'Evêque de Rome. Colomban prit place avec autorité dans ce contexte, en écrivant un libelle contre l'arianisme et une lettre à Boniface IV pour le convaincre d'effectuer certains pas décisifs en vue d'un rétablissement de l'unité (cf. Epistula V). Lorsque le roi des Lombards, en 612 ou 613, lui assigna un terrain à Bobbio, dans la vallée de la Trebbia, Colomban fonda un nouveau monastère qui allait par la suite devenir un centre de culture comparable à celui très célèbre de Montecassino. C'est là qu'il finit ses jours: il mourut le 23 novembre 615 et c'est à cette date qu'il est fêté dans le rite romain jusqu'à nos jours.

Poco dopo però Colombano, a causa di vicende politiche poco favorevoli alla sua opera, decise di attraversare le Alpi con la maggior parte dei suoi discepoli. Rimase solo un monaco di nome Gallus; dal suo eremo si sarebbe poi sviluppata la famosa abbazia di Sankt Gallen, in Svizzera. Giunto in Italia, Colombano trovò un’accoglienza benevola presso la corte reale longobarda, ma dovette affrontare subito difficoltà notevoli: la vita della Chiesa era lacerata dall’eresia ariana ancora prevalente tra i longobardi e da uno scisma che aveva staccato la maggior parte delle Chiese dell’Italia settentrionale dalla comunione col Vescovo di Roma. Colombano si inserì con autorevolezza in questo contesto, scrivendo un libello contro l’arianesimo e una lettera a Bonifacio IV per convincerlo a fare alcuni passi decisi in vista di un ristabilimento dell’unità (cfr Epistula V). Quando il re dei longobardi, nel 612 o 613, gli assegnò un terreno a Bobbio, nella valle della Trebbia, Colombano fondò un nuovo monastero che sarebbe poi diventato un centro di cultura paragonabile a quello famoso di Montecassino. Qui giunse al termine dei suoi giorni: morì il 23 novembre 615 e in tale data è commemorato nel rito romano fino ad oggi.


Le message de saint Colomban se concentre en un ferme rappel à la conversion et au détachement des biens terrestres en vue de l'héritage éternel. Avec sa vie ascétique et son comportement sans compromis face à la corruption des puissants, il évoque la figure sévère de saint Jean Baptiste. Son austérité, toutefois, n'est jamais une fin en soi, mais ce n'est que le moyen de s'ouvrir librement à l'amour de Dieu et de répondre avec tout son être aux dons reçus de Lui, en reconstruisant ainsi en lui l'image de Dieu, en défrichant dans le même temps la terre et en renouvelant la société humaine. Je cite de ses Instructiones: "Si l'homme utilise correctement cette faculté que Dieu a accordée à son âme, alors il sera semblable à Dieu. Rappelons-nous que nous devons lui rendre tous les dons qu'il a déposés en nous lorsque nous étions dans la condition originelle. Il nous a enseigné la manière de le faire avec ses commandements. Le premier d'entre eux est celui d'aimer le Seigneur de tout notre cœur, parce qu'il nous a aimés lui le premier, depuis le commencement des temps, avant même que nous venions à la lumière de ce monde" (cf. Instr. XI). Ces paroles, le saint irlandais les incarna réellement dans sa propre vie. Homme de grande culture - il composa également des poésies en latin et un livre de grammaire -, il se révéla riche de dons de grâce. Il fut un inlassable bâtisseur de monastères ainsi qu'un prédicateur pénitentiel intransigeant, en dépensant toute son énergie pour nourrir les racines chrétiennes de l'Europe en train de naître. Avec son énergie spirituelle, avec sa foi, avec son amour pour Dieu et pour le prochain, il devint réellement un des Pères de l'Europe: il nous montre encore aujourd'hui où sont les racines desquelles peut renaître notre Europe.

Il messaggio di san Colombano si concentra in un fermo richiamo alla conversione e al distacco dai beni terreni in vista dell’eredità eterna. Con la sua vita ascetica e il suo comportamento senza compromessi di fronte alla corruzione dei potenti, egli evoca la figura severa di san Giovanni Battista. La sua austerità, tuttavia, non è mai fine a se stessa, ma è solo il mezzo per aprirsi liberamente all’amore di Dio e corrispondere con tutto l’essere ai doni da Lui ricevuti, ricostruendo così in sé l’immagine di Dio e al tempo stesso dissodando la terra e rinnovando la società umana. Cito dalle sue Instructiones: “Se l’uomo userà rettamente di quelle facoltà che Dio ha concesso alla sua anima allora sarà simile a Dio. Ricordiamoci che gli dobbiamo restituire tutti quei doni che egli ha depositato in noi quando eravamo nella condizione originaria. Ce ne ha insegnato il modo con i suoi comandamenti. Il primo di essi è quello di amare il Signore con tutto il cuore, perché egli per primo ci ha amato, fin dall’inizio dei tempi, prima ancora che noi venissimo alla luce di questo mondo” (cfr Instr. XI). Queste parole, il Santo irlandese le incarnò realmente nella propria vita. Uomo di grande cultura –scrisse anche poesie in latino e un libro di grammatica – si rivelò ricco di doni di grazia. Fu un instancabile costruttore di monasteri come anche intransigente predicatore penitenziale, spendendo ogni sua energia per alimentare le radici cristiane dell’Europa che stava nascendo. Con la sua energia spirituale, con la sua fede, con il suo amore per Dio e per il prossimo divenne realmente uno dei Padri dell’Europa: egli mostra anche oggi a noi dove stanno le radici dalle quali può rinascere questa nostra Europa.

St Columban's message is concentrated in a firm appeal to conversion and detachment from earthly goods, with a view to the eternal inheritance. With his ascetic life and conduct free from compromises when he faced the corruption of the powerful, he is reminiscent of the severe figure of St John the Baptist. His austerity, however, was never an end in itself but merely the means with which to open himself freely to God's love and to correspond with his whole being to the gifts received from him, thereby restoring in himself the image of God, while at the same time cultivating the earth and renewing human society. I quote from his Instructiones: "If man makes a correct use of those faculties that God has conceded to his soul, he will be likened to God. Let us remember that we must restore to him all those gifts which he deposited in us when we were in our original condition. "He has taught us the way with his Commandments. The first of them tells us to love the Lord with all our heart, because he loved us first, from the beginning of time, even before we came into the light of this world" (cf. Instructiones XI). The Irish Saint truly incarnated these words in his own life. A man of great culture - he also wrote poetry in Latin and a grammar book - he proved rich in gifts of grace. He was a tireless builder of monasteries as well as an intransigent penitential preacher who spent every ounce of his energy on nurturing the Christian roots of Europe which was coming into existence. With his spiritual energy, with his faith, with his love for God and neighbour, he truly became one of the Fathers of Europe. He shows us even today the roots from which our Europe can be reborn.

El mensaje de san Columbano se concentra en un firme llamamiento a la conversión y al desapego de los bienes terrenos con vistas a la herencia eterna. Con su vida ascética y su comportamiento sin componendas frente a la corrupción de los poderosos, evoca la figura severa de san Juan Bautista. Su austeridad, sin embargo, nunca es fin en sí misma; es sólo un medio para abrirse libremente al amor de Dios y corresponder con todo el ser a los dones recibidos de él, reconstruyendo de este modo en sí mismo la imagen de Dios y, a la vez, cultivando la tierra y renovando la sociedad humana.

En sus Instructiones dice: "Si el hombre utiliza rectamente las facultades que Dios ha concedido a su alma, entonces será semejante a Dios. Recordemos que debemos devolverle todos los dones que ha depositado en nosotros cuando nos encontrábamos en la condición originaria. La manera de hacerlo nos la ha enseñado con sus mandamientos. El primero de ellos es amar al Señor con todo el corazón, pues él nos amó primero, desde el inicio de los tiempos, antes aún de que viéramos la luz de este mundo" (cf. Instr. XI).

El santo irlandés encarnó realmente estas palabras en su vida. Hombre de gran cultura —escribió también poesías en latín y un libro de gramática—, gozó de muchos dones de gracia. Constructor incansable de monasterios, y también predicador penitencial intransigente, dedicó todas sus energías a alimentar las raíces cristianas de la Europa que estaba naciendo. Con su energía espiritual, con su fe y con su amor a Dios y al prójimo se convirtió realmente en uno de los padres de Europa: nos muestra también hoy dónde están las raíces de las cuales puede renacer nuestra Europa.


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BENEDICTVS PP. XVI


posted by FLAVIO@09:00GMT+01:00
La Santa Sede
UDIENZA GENERALE
Piazza San Pietro
Mercoledì, 11 giugno 2008
San Colombano
Saint Colomban, un saint "européen"

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Parte superiore degli affreschi del Giudizio Universale nell’atrio della Collegiata di San Colombano
Foto di Marcello Pamparana



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"Kumbaya" (also spelled Kum Ba Yah) is a song claimed to have been composed by Reverend Marvin V. Frey (1918 – 1992) in the 1930s in Portland, Oregon.
Originally titled "Come By Here", it first appeared in "Revival Choruses of Marvin V. Frey", a lyric sheet printed in Portland in 1939. In 1946, the song returned from Africa with a missionary family, who toured America singing the song with its now world famous Angolan text "Kum Ba Yah".
There is debate about the truth of Frey's authorship claim; recent research has found that sometime between 1922 and 1931, members of an organization called the Society for the Preservation of Spirituals collected a song from the South Carolina coast. Come By Yuh, as they called it, was sung in Gullah, the Creole dialect spoken by the former slaves living on the Sea Islands of South Carolina and Georgia. Also, there is another version which was preserved on a wax cylinder in May 1936 by Robert Winslow Gordon, founder of what became the American Folklife Center. Gordon discovered a woman named Ethel Best singing Come By Here with a group in Raiford, Florida. Various opinions on the issue can be found here. The song enjoyed newfound popularity during the folk revival of the 1960s, largely due to Joan Baez's 1962 recording of the song, and became associated with the Civil Rights Movement of that decade. It is a standard campfire song in Scouting, YMCA, the Indian Guides, and others. It was also commonly used in Catholic "folk" masses of the 1970's.

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2006.06.13

INEXPRIMABLEMENT DOUX


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Le soir, changement de décor.

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Les corvées diplomatiques et mondaines bâclées, le chirket haïrié me remporte, sur un Bosphore crépusculaire inexprimablement doux et recueilli, vers Stamboul dont le profil dentelé frange le couchant rouge d'une légion de petites lances bleuâtres, - Les minarets des cinq cents mosquées.

Sur la rive d'Europe et sur la rive d'Asie, voici que les maisons de bois s'éclairent, fenêtre après fenêtre. On chemine entre deux illuminations ; non point des illuminations modernes et brutales à l'électricité, à l'acétylène ; des illuminations de Watteau, pareilles à des rangées d'étoiles...

posted by YASSINE@07:58PM
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Ankara_Mosque @ night
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