2007.01.19
NOUVELLE LETTRE PERSANE

Doux et Heureux KMAIR*,
Hâfez cherchait quelqu'un qui sache regarder son joyau.
Cette maîtrise du regard (sâhed-nazarî) ne peut-être le fait d'une seule personne. De plus, toute proposition d'interprétation du Divân d'un point de vue unique et global ne peut qu'être fausse. Ou encore : l'usage traditionnel de l'exégèse biblique, que Philon d'Alexandrie inaugura, et que reprirent Origène et le Moyen Âge occidental, avec ses trois sens de l'Écriture, n'a pas d'intérêt pour un texte aux facettes aussi variées. Les sens ne s'empilent pas comme des assiettes offertes au choix du consommateur, chacun allant au niveau de sa compréhension. Il n'y a qu'un sens immédiat à chaque occurrence d'un mot essentiel, mais tous les sens de ce mot restent présents, en retrait de l'occurrence. Dans une culture massivement investie par les mémoires, comme l'est la persane, le halo de sens d'un mot essentiel n'est jamais absent de ses occurrences. Ainsi, dès que vient le mot "djâm" (jâm, la coupe), il faut garder éveillée sa mémoire, tout n'est pas dit dans la seule occurrence. Les mots essentiels du Divân résonnent sans cesse, leur écho rejoint l'écho d'autres mots présents ou traditionnellement associés.
La poésie persane serait-elle possible autrement ?
posted by YASSINE@06:00PM
photo-copy flickr gamma
Crystal Graal
Originally uploaded by loverdose.
Found near the Glastonbury Tor.
© All rights reserved
we hope you had a pleasant flight,
please fly with us again...
18:00 Publié dans LEGGERE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LIRE, LITTERATURE, BELLES-LETTRES, POÉSIE, POÈME
2007.01.18
NOUVELLE LETTRE DE CHIRAZ

Doux et Heureux KMAIR*,
En volume, le Divân est léger. Pour notre connaissance de l'Orient, il est un monument.
Je n'ai passé que seize ans à m'essayer à ce regard. les maîtres iraniens y passent leur vie. Le Divân se prêterait volontier à une lecture infinie, par sollicitation du texte, distique après distique. Il sert encore à tirer les augures. Mais à fréquenter le recueil et à entendre ces maîtres, on comprend vite qu'un poème, un ghazal, forme un tout. Chacune de ses pièces, les distiques, sont de remarquables entités, comme sont les perles d'un collier. Mais c'est le collier qui met les perles en valeurs, c'est le poème qui fait rendre aux distiques tout leur sens. c'est le tapis ou la miniature qui justifie l'existence des dessins et des figures ; c'est le Divân entier qui livre le sens des mots essentiels. Je ne puis tirer du monument ce que j'attends qu'il me dise. Hâfez cherche encore quelqu'un qui sache regarder. Il serait vain de ne livrer que des éclats, des morceaux choisis.
Il était habité par un secret resté secret à lui-même. L'un des aspects de ce secret fut le comportement de l'être aimé de lui. Cet être ne lui en a rien révélé et l'a beaucoup déconcerté. Le poète nous a quittés avec son secret il y a six siècles. Chaque ghazal est très finement ciselé, il n'y a pas de mot qui n'ait été choisi. Il n'y a pas de ghazal sans un point subtil, un nokte. Comme l'amour, l'abord des poèmes semble facile. Plus on y avance, plus on pénètre dans l'enchevêtrement des pensées. De la vie de Hâfez nous ne connaissons presque rien, il ne reste vraiment de lui que son Divân.
Les distiques du Divân, les beyt-s, ne sont pas faits d'effusions spontanées. Ils confinent parfois à l'exercice scolaire, il faut le reconnaître. Entre ces deux penchants, il arrive qu'ils soient formulés comme des sentences. Par nature ils tiendraient vers le proverbe et conviennent à merveille à la mémoire. Hâfez appartient aussi à la longue tradition sapientiale du monde iranien. Bien de ses distiques ont quelque chose qui relève de la sentence. Il a parlé bien des fois aux princes et savait que l'éducation des rois s'est toujours faite par imprégnation de sentences dans la mémoire.
posted by YASSINE@06:00PM
photo-copy flickr gamma
perle de couleur
Originally uploaded by armelou29.
© All rights reserved
we hope you had a pleasant flight,
please fly with us again...
18:00 Publié dans LEGGERE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LIRE, LITTERATURE, BELLES-LETTRES, POÉSIE, POÈME
2006.11.23
POEMA DE LA FERIA
Pasa la Feria
Suspirando a los viejos
pegasos cautivos
La feria
es una rueda.
Una rueda de luces
Sobre la noche.
Los circulos concentricos
del "tio vivo" llegan,
ondulando la atmosfera
hasta la luna.
y hay un nino que pierden
todos los poetas
Y una caja de musica
Sobre la brisa.
posted by MARCIA@05:39PM (Federico Garcia Lorca)
Ferias
photo-copy flickr gamma
Grande roue
Originally uploaded by JaHoVil.
Grande roue de Bellecour, Lyon 2004.
© All rights reserved
Federico Garcia Lorca
Originally uploaded by bati1.
© All rights reserved
we hope you had a pleasant flight,
please fly with us again...
18:00 Publié dans LEGGERE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LIRE, LITTERATURE, BELLES-LETTRES, POÉSIE, POÈME
2006.11.02
QUANT AUX MORTS

Ils ne sont que vampires, squelettes, chauves-souris et sorcières, tous effrayants.
Certes, il s'agit d'un effroi pour rire.
Mais des nôtres, de leur amour,
De leur regard bienveillant
Capable de traverser la terre et la pierre,
Que reste-t-il donc ?
Leur dépouille mortelle et la peur.
On le comprend,
Il n'est ici question que d'un marché pour vendre.
N'accusons personne de nous envahir.
Mais accusons-nous nous-mêmes
De ne pas savoir nous saisir de ce qui passe
Pour l'habiller à notre façon,
C'est seulement ainsi qu'il faut comprendre
Le mélange dynamique des cultures.
Faire "une veillée d'âmes" drôle et poétique,
Nous composerons des chansons,
Nous inventerons des danses,
Nous dresserons une belle table de partage des friandises récoltées.
posted by OSTIAN@11:48AM
photo-copy flickr gamma Happy Halloween
Headstones at West Norwood cemetery, London. Arax 6x6 medium format camera with 65mm lens.
Ilford Delta 3200 film.
Originally uploaded by darkenergy777
© All rights reserved
we hope you had a pleasant flight,
please fly with us again...
12:00 Publié dans OSSEVATORE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LIRE, LITTERATURE, BELLES-LETTRES, POÉSIE, POÈME
2006.11.01
SUR LE DUC DES VANDALES
Personne ne traite Michel-Ange de pute du Vatican,
Simplement parce qu'il a supplié le pape Jules
De lui donner du travail.
Personne ne traite Mozart de pute d'entreprise
Parce qu'il a travaillé pour l'archevêque de Salzbourg.
Après ça il a écrit La Flûte Enchantée,
Il écrivit Petite Musique de Nuit,
Financés par l'argent que Giuseppe Bridi tirait
De sa prospère industrie de la soie pour le bien de tous.
Pas plus qu'on ne traite Léonard de Vinci de vendu,
Et d'esclave
Parce qu'il a répandu de la peinture en échange de l'or
du pape Léon X et de Laurent de Médicis.
Non, on regarde La Scène et
La Joconde
Et on ne sait pas qui a payé les factures qui ont permis
De les créer.
Ce qui compte, c'est ce que l'artiste laisse
Derrière lui,
Son oeuvre.
Et pas la façon dont il paie le loyer.
posted by OSTIAN@05:48PM - À l'estomac.
photo-copy flickr gamma ☻▬☺
Originally uploaded by KMAIR*
© All rights reserved
we hope you had a pleasant flight,
please fly with us again...
18:00 Publié dans LEGGERE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : LIRE, LITTERATURE, BELLES-LETTRES, POÉSIE, POÈME
2006.07.04
UNE SAGA ÉPIQUE

Ce "Grand Poème du Monde" raconte la violente querelle entre deux familles, les Pandavas et les Kauravas, qui se disputent pour régner sur le monde.
Une énorme bataille qui déterminera le sort de l’univers.
La Partie de Dés raconte la naissance et l’enfance des héros, les origines fabuleuses des protagonistes, les premiers conflits et l’inégal partage du Royaume.
L’Exil dans la Forêt montre les années d’obscurité, comment chaque camp acquiert des armes dévastatrices et l’approche inévitable de la destruction ultime. Le monde y est régi par la dissimulation et le mensonge alors que les sages s’échinent à préserver la paix.
La Guerre dépeint les batailles grandioses qui détermineront le sort de l’univers. Les héros vont mourir les uns après les autres au cours de combats extraordinaires. Les vainqueurs resteront seuls dans un monde dévasté.
A la guerre succède un règne de 36 années heureuses qui mèneront les héros vers le Paradis, "un monde de rêves".
Au commencement, les hommes étaient heureux…
Le Mahabharata est le plus grand livre du monde. Il compte près de douze mille pages et plus de 100 000 vers. Il est aussi un des livres les plus anciens de l’humanité. Ecrit en sanscrit, il est à la base même des mythes, de la religion, de l’histoire, de la pensée indienne. Il pourrait bien s’agir de la Grande Histoire de l’Humanité.
« Le Mahabharata est une épopée, avec des héros et des dieux, des animaux fabuleux. En même temps, l’œuvre est intime. C’est-à-dire que les personnages sont vulnérables, pleins de contradictions, totalement humains. »
Saga épique de près de 3h, ce film est réalisé par Peter Brook, un des plus grands metteurs en scènes au monde, homme aux talents multiples passant allègrement du théâtre au cinéma ou à l’opéra, et a été écrit et adapté par Jean-Claude Carrière, scénariste et écrivain.
Attention, chef-d'oeuvre !
Bonne Séance.
disponible en DVD
photo-copy flickr gamma
???? ??? ?????? ??? ????..
Originally uploaded by LoOoCaLy@ - GiRL.
© All rights reserved
NO COMMENT
12:00 Publié dans VEDERE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MAHABHARATA, POÉSIE, DVD, FILM, CONTE
2006.06.21
VOILÀ L'ÉTÉ
Musique ! 
Cette chanson de Jean-Baptiste Clément et Antoine Renard, antérieure à la Commune (1866-1868), n'est pas un chant révolutionnaire, mais une chansonnette d'amour. Pourtant, elle deviendra, après le massacre des Communards, le symbole de la Commune et des immenses espoirs qu'elle avait engendrés.
Quand nous en serons au temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur.
Quand nous en serons au temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur.
Mais il est bien court le temps des cerises
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreilles
Cerises d'amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang.
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant.
Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d'amour
Evitez les belles
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour.
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des chagrins d'amour.
J'aimerai toujours le temps des cerises
C'est de ce temps là que je garde au cœur
Une plaie ouverte
Et dame Fortune en m'étant offerte
Ne saura jamais calmer ma douleur.
J'aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur.
posted by KMAIR@00:00AM (Especially for U')
photo-copy flickr gamma
Le temps des cerises
in my garden today :)
Originally uploaded by Toos&TheSea.
© All rights reserved
NO COMMENT
22:15 Publié dans MUSICA E' | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CHANSON, PAROLES, BELLES-LETTRES, POÉSIE







