2006.06.15
LE CORSAIRE

Sur les ondes riantes de la mer d'azur, où nos pensées sont sans limites et nos âmes libres comme elles, aussi loin que peuvent nous porter la brise et les vagues écumeuses, contemplez notre empire et voyez notre patrie, ce sont là nos États, et aucune borne ne leur est imposée...
Notre pavillon est un sceptre obéi par tous ceux qui l'apperçoivent. Le mouvement, le tumulte, font le charme sauvage de notre vie ; nous passons de la fatigue au repos et du repos à la fatigue, toujours avec la même gaieté. Ah ! qui pourrait décrire ?... Ce n'est pas toi, esclave de la mollesse, que la vague soulevée ferait défaillir ; ce n'est pas toi, enfant orgueilleux de l'indolence et du luxe que le sommeil ne délasse point, et pour qui le plaisir n'a plus de charmes ! Non ce n'est qu'à l'homme dont le coeur a palpité de joie sur les flots bondissants, qu'il appartient de décrire les ravissements et les transports qui agitent ceux qui errent sur ces immenses plaines sans sentiers. Qu'ils disent comment nous aimons le combat pour le combat lui-même, comment nous trouvons nos plaisirs dans ce que d'autres appellent des dangers ; avec qu'elle ardeur nous cherchons ce qu'évite le lâche ; et comment là où les âmes timides tremblent, nous sentons avec une nouvelle énergie, lorsque l'espérance réveillée au fond de nos coeurs double notre courage.
posted by TANCREDE@09:57AM
photo-copy flickr gamma
PICT3175
Originally uploaded by Alexandre Dumont.
Sunset at Saint Malo, Bretagne, France - Au premier plan un canon corsaire sur les remparts de Saint Malo
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12:30 Publié dans COSE DELLA VITA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MER, LITTERATURE, LETTRE


