2007.03.07

ONCE UPON A TIME


podcast

The Breakfast Club est un film américain écrit et réalisé par John Hughes en 1985.

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Ce dernier ira chercher les acteurs Judd Nelson, Ally Sheedy, Anthony Michael Hall, Molly Ringwald, ainsi que le légendaire Emilio Estevez afin de créer une histoire réunissant cinq étudiants à personnalités très divergentes, soit the brain, the prom queen, the criminal, the basket case et the athlete. Tout le film se passe un samedi, lorsque les cinq personnages se retrouvent ensemble en retenue. Ils apprendront à passer outre leurs réputations respectives et à s'apprécier mutuellement.

Du début à la fin, The Breakfast Club nous entraîne dans un univers auquel tout adolescent s'est identifié. La bande originale est composée de morceaux classiques de l'époque, dont Don't you forget about me des Simple Minds. La fin constitue l'un des moments les plus forts du film, amenant le spectateur au thème même du film par le biais du sujet imposé aux élèves en retenue : « Qui pensez-vous être ? ».

The five strangers, who seem to have nothing in common at first, come together at the high school library, where they are harangued and ordered not to speak or move from their seats by the antagonistic teacher Mr. Richard Vernon (Paul Gleason) and remain for a period of nine hours (from 7.A.M. to 4.P.M.). He assigns a 1000 word essay (in which each student must write about who they think they are) and then leaves them mostly unsupervised, returning only occasionally to check on them. Bender, who has a particularly negative relationship with Mr. Vernon, disregards the rules and riles up the other students; mocking Brian and Andy and sexually harassing Claire. Allison remains oddly quiet except for the occasional random outburst.

The students pass the hours in a variety of ways: they dance, harass each other, tell stories, fight, smoke marijuana, speak on a variety of subjects. Gradually they open up to each other and reveal their inner secrets (for example, Allison is a kleptomaniac and a compulsive liar and Brian is ashamed of his virginity). They also discover that they all have strained relationships with their parents and are afraid of making the same mistakes as the adults around them. However, despite these developing friendships, the students are afraid that once the detention is over, they will return to their very different cliques and never speak to each other again.

Nevertheless, genuine connections have been made. Andy and Allison are drawn to each other, and Claire and Bender overcome their differences and kiss. Both couples exchange tokens: Allison takes a patch from Andy's letter jacket, and is seen with his jacket around her shoulders at the very end of the movie when they're saying goodbye. Claire gives Bender one of her diamond earrings.

At the request and consensus of the students, Brian is asked to write the essay Mr. Vernon assigned earlier (the subject of which was to be a synopsis by each student detailing "who you think you are"), which challenges Mr. Vernon and his preconceived judgments about all of them. Brian does so, but instead of writing about the actual topic he writes a very motivating letter that is in essence, the main point of the story. He signs the essay as "The Breakfast Club" and leaves it at the table for Mr. Vernon to read when they leave. There are two versions for this letter, one read at the beginning and one at the end, and they are slightly different; illustrating the change in the student's judgments of one another, and their realization that they truly have things in common.

medium_simple-minds.jpgDon't You (Forget About Me)

Hey, hey, hey ,hey
Ohhh...
Won't you come see about me?
I'll be alone, dancing you know it baby

Tell me your troubles and doubts
Giving me everything inside and out and
Love's strange so real in the dark
Think of the tender things that we were working on

Slow change may pull us apart
When the light gets into your heart, baby

Don't You Forget About Me
Don't Don't Don't Don't
Don't You Forget About Me

Will you stand above me?
Look my way, never love me
Rain keeps falling, rain keeps falling
Down, down, down

Will you recognise me?
Call my name or walk on by
Rain keeps falling, rain keeps falling
Down, down, down, down

Hey, hey, hey, hey
Ohhhh.....

Don't you try to pretend
It's my feeling we'll win in the end
I won't harm you or touch your defenses
Vanity and security

Don't you forget about me
I'll be alone, dancing you know it baby
Going to take you apart
I'll put us back together at heart, baby

Don't You Forget About Me
Don't Don't Don't Don't
Don't You Forget About Me

As you walk on by
Will you call my name?
As you walk on by
Will you call my name?
When you walk away

Or will you walk away?
Will you walk on by?
Come on - call my name
Will you call my name?

I say :
La la la...

posted by OSTIAN@00:00AM
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That's right kiddies,
The Breakfast Club is celebrating its 20th anniversary!
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2006.12.14

KANE, LE GÉNIE MYSTIFICATEUR


podcast

Orson Welles n'avait que 23 ans lorsqu'il réalisa sa plus fumante mystification.

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medium_bookmamelook1.jpgNé le 6 mai 1915 à Kenosha, dans le Wisconsin, deuxième fils de Dick et Beatrice Welles, le petit Orson aurait, selon la légende, sidéré son pédiatre, le docteur Bernstein, à l'âge de 18 mois, en lui déclarant du fond de son berceau : "Le désir de prendre médecine est l'un des traits qui distinguent l'homme de l'animal." Le docteur eut-il l'oreille abusée ou complaisante ? Il est vrai qu'il s'intéressait de près à Beatrice Welles et qu'après la disparition de la maman il reporta son affection sur son fils. Il affirma que ce bébé avait en lui l'étincelle du génie, une braise sur laquelle il était de son devoir de souffler. Il s'incrusta dans la famille et couvrit l'enfant de cadeaux, un théâtre de marionnettes, une boîte à fards, une panoplie de magicien : les trois armes du futur blason de Welles.

medium_bookmamelook1.jpgSon diagnostic se montra juste. A 10 ans, le petit Orson lisait Shakespeare dans le texte et jouait le roi Lear, grimé en vieillard. A 17 ans, il faisait ses débuts sur scène à Dublin. A 20, il s'exila à New York et fonda sa troupe, le Mercury Theatre, qui ne rencontra pas son public. Afin d'essuyer ses pertes, Welles accepta de travailler pour la radio, où sa voix colossale et envoûtante fit merveille. Le réseau de CBS lui commanda une série hebdomadaire de pièces radiophoniques d'une heure, diffusées le lundi soir. Un ami avocat lui fit remarquer que CBS se réservant le droit de censure sur les scénarii de Welles, il était logique qu'elle soit aussi responsable des éventuelles répercussions de ces programmes. Welles dut le bénir ad aeternam pour ce conseil.

medium_bookmamelook1.jpgAprès un mois de rodage, l'émission piétinait, quand Welles proposa une énième adaptation de La Guerre des mondes , de H. G Wells, pour la fête d'Halloween, à la fin d'octobre. CBS se demanda vaguement pourquoi Welles insistait pour que la pièce soit ponctuée par des intermèdes musicaux plus longs que d'ordinaire, ignorant qu'il avait en outre choisi non pas des chansons à la mode, mais ce qu'il avait déniché de plus fade et exaspérant.

medium_bookmamelook1.jpgLe lundi 30 octobre 1938, à 20 heures, l'émission démarra par la retransmission d'une soirée dansante de Ramon Raquello, puis un présentateur intervint brusquement à l'antenne pour un "bulletin spécial" : on venait d'observer une série d'explosions sur la planète Mars. La musique d'interlude reprit, niaise, interminable. Les bulletins spéciaux de plus en plus alarmants se succédèrent, entre deux tunnels de musique légère, comme si les journalistes affolés cherchaient à gagner du temps. On apprit qu'un engin spatial avait atterri dans le New Jersey. Sur place, un reporter horrifié décrivit les monstres hideux qui en sortaient, avant d'être lui-même dévoré en direct. Orson Welles tenait le rôle d'un astronome glosant sur le type d'armes utilisées par les extraterrestres. Enfin un présentateur coupa les violons pour annoncer d'un ton grave qu'il s'agissait là, chose incroyable, d'une invasion de l'armée des Martiens.

medium_bookmamelook1.jpgUn vent de folie parcourut l'Amérique, des milliers de personnes hystériques qui avaient pris l'émission de Welles en cours se jetèrent sur les routes pour fuir les petits hommes verts. Les gens appelaient de partout, ils avaient vu les Martiens, les cadavres. Le cadrage inhabituel de Welles, en contraste avec ses flonflons insipides, avait fait mouche très au-delà de ses espérances. En 1938, les Américains faisaient pleinement confiance à la radio et aux journaux.

medium_bookmamelook1.jpgL'émission fut vite interrompue, Welles et son équipe conduits à la police. CBS, tenue pour légalement responsable de la panique, grâce au conseil de l'avocat de Welles, fut condamnée à payer près de 1 million de dollars pour les jambes cassées de ses auditeurs. En une nuit, Welles fut mondialement célèbre et vit s'ouvrir les portes d'Hollywood. Privilège inédit, le studio RKO lui laissa carte blanche pour son premier film. Welles, nullement assagi, profitera bientôt de cette liberté pour tourner, envers et contre tous, une autre machine infernale, Citizen Kane , son chef-d'oeuvre.

medium_bookmamelook1.jpgLa prédiction et les cadeaux du docteur Bernstein n'avaient pas été vains. Sa vie durant, Welles fut un magicien désespéré, avec ses faux nez, ses jeux de miroirs (La Dame de Shanghaï ), ses films fantômes, vouant un culte aux faussaires, jusqu'à F for Fake , consacré à Elmyr de Hory. Doit-on, pour le succès de ce canular à la radio, ranger Welles lui-même parmi les faussaires ? Non, plutôt comme un observateur et un amateur du faux. Son émission de 1938 sur les Martiens avait été normalement présentée comme une fiction. En utilisant un medium jugé "fiable", la radio, en bousculant la placidité de ses concitoyens, il en fit courir beaucoup, mais les amena aussi à être moins crédules. La Guerre des mondes fut une blague monumentale, pas un faux. Par cette expérience limite, Welles défricha un espace nouveau de réflexion (au double sens du verbe réfléchir), légitima une catégorie esthétique d'un vaste avenir, celle du faux ludique.

medium_bookmamelook1.jpgAvec ce terme de "faux ludique", on vise moins la morale que la sensibilité. D'une certaine manière, nous sentons intuitivement que des Hans van Meegeren, des Elmyr de Hory, sont des dinosaures. Ils appartiennent au passé, même si des émules sont mûrs pour prendre la relève, qui s'acharnent déjà sur une troisième ou quatrième version des Iris de Van Gogh. Au prix atteint par la seconde, on les comprend.

medium_bookmamelook1.jpgMais curieusement ils ne nous paraissent plus en phase avec aujourd'hui. Pour des musées ou des propriétaires privés, la question du faux reste bien entendu cruciale. Les premiers sont des institutions dont la raison d'être est de veiller sur le trésor identitaire de la nation, et la mission fondamentale, de recueillir des oeuvres originales ; garants du vrai, leur impératif est de ne conserver que des pièces d'une authenticité irrécusable, puisqu'on accourt chaque jour des quatre coins du globe au Louvre, au Prado, en rangs serrés et au pas de charge pour approcher enfin le vrai, ne serait-ce qu'une seconde et d'un oeil hagard, voir l'oeuvre matrice. On ne badine pas avec la manne du tourisme. Leur parole fait foi.

medium_bookmamelook1.jpgLes propriétaires privés, héritiers ou connaisseurs, savent qu'avec un authentique renommé ils ont reçu ou englouti une fortune qui partirait en fumée si celui-ci était prouvé faux. Le vrai, c'est d'abord de l'argent. En fait, combien sont-ils dans le monde ceux que l'authentique concerne d'aussi près ? Une escouade de muséologues, une poignée de milliardaires, peu de gens. Et les autres ?

medium_bookmamelook1.jpgAvec la photo et l'essor massif de la reproduction des oeuvres d'art au cours du siècle dernier, ce que Malraux nommait notre " musée imaginaire " a inondé les cerveaux d'une immense partie de l'humanité d'un raz-de-marée d'images répétées sur tous les supports possibles, télévision, manuels scolaires, affiches publicitaires, magazines, tee-shirts, autocollants, etc.

medium_bookmamelook1.jpgD'un monde pauvre en images où les tableaux étaient réservés aux églises, aux châteaux, aux salons bourgeois, aux privilégiés, on est passé à un univers démocratique virtuel gavé de représentations. Grande bouffe culturelle et gigantesque régression du goût. Saturés de beauté, nous ne la voyons guère mieux qu'avant. Morte, elle ne nous émeut plus, nous indiffère. La Joconde, Guernica, Le Radeau de la Méduse ? Déjà vus dans le journal. Poussin, Renoir, Matisse ? Croisés dans le métro. Pas les vrais, mais c'est tout comme. Au fond, qu'est-ce qu'il a de plus, l'original à X millions d'euros ? Si ça se trouve, il est petit, moins visible que sur les murs du centre commercial où l'on entend du Mozart et des oiseaux. Qu'on le veuille ou non, en quelque cinquante ans, notre regard a changé.

medium_bookmamelook1.jpgA qui la faute ? Aux faussaires, pour une faible part, qui ont multiplié les représentations de chefs-d'oeuvre, en les dévaluant du même mouvement. A l'époque ensuite et surtout, avide, jalouse, mercantile et insatiable. Mais l'époque, à quoi bon la maudire, c'est nous. Nous y sommes immergés.

medium_bookmamelook1.jpgCertains artistes ont très vite anticipé le virage, inutile de le rappeler, en créant des oeuvres, par séries parfois, à l'aide de machines, usant de la sérigraphie, du tampon, du pochoir, de la photocopieuse, avec de subtiles variations de couleurs, pour évoquer le temps révolu de l'unique, personnaliser un minimum ces éléments produits à la chaîne. Après le "Vu à la télé", son antidote, le customizing. Ils ont dû plaire aux acheteurs, aux ministères. Ils sont devenus riches.

medium_bookmamelook1.jpgCe changement du regard a simultanément conduit à réajuster la querelle du faux, en la dédramatisant. Si je me satisfais d'un faux, ou si j'aime le faux autant que le vrai, consciemment, sans être une brute analphabète, si je souhaite acheter du faux, qui m'en blâmera ? Suis-je condamnable ? Au nom de quoi ne devrais-je désirer que l'authentique, l'original, le très rare, pour mes meubles, mes chers objets, mes tableaux ? Les copies ne me font pas peur, il y a du vrai dans le faux. En effet.

medium_bookmamelook1.jpgNous en sommes là. L'Europe résiste encore pas pour longtemps, la télévision s'en charge à ce discours spécieux qui lobotomise la mémoire américaine, parce qu'elle est un continent mère, une terre d'origine. Mais ailleurs on a franchi le pas allègrement. Il suffit de se rendre en Californie sur les traces d'Umberto Eco (dans La Guerre du faux) pour le constater. Au Palace of Living Arts de Buena Vista, près de Los Angeles, on verra, côte à côte, une copie classique en cire du David de Michel-Ange et le même David, bronzé, avec des bouclettes noires, des muscles velus, une feuille de vigne : le guide indique qu'il s'agit d'une "reconstitution du modèle tel qu'il devait être quand Michel-Ange l'a immortalisé" . Dans une autre salle, à gauche d'une copie en cire de "notre" Vénus de Milo, on apercevra la même jeune femme, couleur chair, blonde, ayant récupéré ses deux bras (si fâcheusement absents chez celle du Louvre), appuyée contre une colonne ionienne. Depuis le temps que l'on se demandait ce qu'elle était en train de faire lorsqu'elle perdit ses bras, nous voilà rassérénés. Le guide : "Vénus de Milo portée à la vie comme elle l'était du temps où elle posa..." Sans parler de la Victoire de Samothrace, la tête enfin sur les épaules.

medium_bookmamelook1.jpgPourquoi pas ? Si par cet artifice les Américains, moins coincés que nous, comprennent mieux sa beauté, où est le mal ? Ici on joue cartes sur table, on ne prétend pas à l'authenticité, personne n'est lésé. Les promeneurs locaux s'intéressent à cette Vénus miraculée. Pas la peine de leur dire que la greffe des bras est assez hypothétique, ils sont au courant, c'est précisément ce qu'ils sont venus voir. Le plus ridicule des visiteurs est le Français qui se gausse d'un air supérieur, ahuri par cette invention délirante. Or ce n'est pas un faux. Seul le regard a changé.

medium_bookmamelook1.jpgPlus au nord sur la côte Pacifique, à San Simeon, on visite l'ancien château de William Randolph Hearst, qui inspira à Welles le Xanadu du citoyen Kane. Une église géante de style jésuite mexicain au sommet d'un parc à perte de vue où, du temps de la splendeur de Hearst, couraient des lions, des zèbres. Un palais indescriptible et démesuré dont il poursuivit la construction de 1919 jusqu'à sa mort en 1951, où il empilait, pêle-mêle, ses coûteuses antiquités, vraies et fausses. Des lustres de Venise, des statues égyptiennes, les stalles de choeur d'une cathédrale espagnole, le lit de Richelieu, des armures, des oriflammes, des vitraux, une piscine d'hiver "romaine" en mosaïques bleu et or, une salle de cinéma de cinquante places. Et dans ce bazar, pulvérisant par son intensité les frontières du kitsch, à peu près rien de beau en soi.

medium_bookmamelook1.jpgUne colonnade grecque en marbre borde la piscine d'été. Deux colonnes y manquant, Hearst les fit remplacer par des piliers de ciment brut, sans essayer de les camoufler. Puissant, jouisseur, il continua d'entasser encore et encore. Cette brocante ruineuse l'amusait. Pour Hearst, le vrai et le faux n'étaient qu'une seule farce, une fadaise dont au fond de son coeur il se fichait pas mal, dans son château comme dans ses journaux. Welles, à 35 ans, l'avait bien compris, et c'est ce que le très réactionnaire et tartufe William Randolph Hearst ne lui pardonna jamais. Le nabab était déjà trop vieux pour être tout à fait moderne.

posted by OSTIAN@11:58AM
photo-copy flickr gamma Citizen Kane
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2006.12.07

DIAMANTS SUR CANAPÉ


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Je suis toujours ramené vers les lieux où j’ai vécu ; les maisons et leur voisinage.

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Ainsi par exemple cette maison brune dans le quartier de Est-Soixante-Dix, où, pendant les premières années de la guerre, j’eus mon premier appartement new yorkais. Il consistait en une pièce encombrée d’un mobilier de grenier : sofa, chaises bouffies, recouvertes de ce velours râpeux et d’un rouge particulier que l’on associe aux voyage en été dans un train. Les murs étaient revêtus de stuc et d’une couleur assez analogue au jus de chique. Partout, même dans la salle de bains, ils s’ornaient de gravures représentant des ruines romaines tavelées par l’âge. L’unique fenêtre s’ouvrait sur l’échelle à incendie. Malgré cela, je me sentais ragaillardi lorsque je tâtais dans ma poche la clef de cet appartement. En dépit de sa mélancolie c'était tout de même un endroit à moi, le premier, et j'y avais mes livres et des pots pleins de crayons à aiguiser, tout ce dont j'avais besoin - je le sentais - pour devenir l'écrivain que je voulais être.

posted by JSV@11:54AM
photo-copy flickr gamma
BREAKFAST AT TIFFANY'S
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Year : 1960 - Film nationality : USA
French Title : DIAMANTS SUR CANAPÉ - Director : BLAKE EDWARDS
Actors: AUDREY HEPBURN, GEORGE PEPPARD, MICKEY ROONEY
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2006.10.16

THE COAST GUARD


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A la frontière entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, des militaires attendent que des espions franchissent cette ligne invisible.

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La consigne est claire : à la tombée de la nuit, on tire sans sommations. Pourtant, une nuit, un couple de civils pénètrent dans cette zone interdite…

Une vision sans concession d’un pan de la société coréenne dont la mise à nu est nécessaire, doublée d’une charge aussi sensible que forte sur les errements du premier de tous les instruments de guerre : l’homme.

medium_header_01.3.gifposted by CGCREAG@07:59PM
À déguster en DVD.
Attention ce film est destiné à un public adulte.
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2006.09.20

SIDEWAYS


podcast

Miles, un écrivain raté récemment divorcé, et son ami Jack, un acteur sur le point de se marier, décident de faire la route des vins dans la vallée de Santa Ynez, en Californie. Aussi différents que proches, il n'ont en commun que les ambitions déçues et l'inquiétude face au temps qui passe.

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De dégustation en dégustation, Miles et Jack se noient dans l'amour du divin nectar et des femmes. Jack tombe sous le charme de Stéphanie, une séduisante serveuse, et met en péril son futur mariage. Miles, lui, entame une liaison avec Maya, sommelière. L'heure des remises en cause a sonné. Alors que la fin du voyage et le mariage approchent, Miles et Jack sont de moins en moins sûrs de vouloir rentrer. Se pose alors la seule vraie question qui vaille : quelle vie choisir ?

Voilà un film qui fleure la joie de vivre, l'insouciance, l'amitié et, au-delà, distille une réflexion existentielle sur deux hommes au milieu de leur vie. Sitôt sur la route des vins, le film ne laisse pas de surprendre et de charmer. Un charme qui opère ainsi par surprise, et l'on ressort de ce road movie buccolique le coeur en montgolfière. Porté par un formidable quatuor, le film se déguste comme un grand millésime, avec respect, envie et un plaisir infini.

Bonne séance et à votre santé !


posted by CGCREAG@04:12PM
SIDEWAYS de Alexander Payne
Avec Paul Giamatti, Thomas Haden Church, Virginia Madsen
À déguster en DVD.
photo-copy flickr gamma
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Originally uploaded by Lorenxo.
A photo of Virginia Madsen at Kalyra Winery
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2006.09.04

UNE RELATION INSOLITE


podcast

Frédéric Delamont, industriel au sommet de sa réussite, raffiné, original et phobique, rencontre dans un restaurant un jeune serveur intérimaire, Nicolas Rivière.

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Quelques jours plus tard, ce dernier est reçu par Delamont qui lui propose d'être, contre un salaire élevé, son goûteur particulier. Ce qui commence comme une relation professionnelle insolite mais légère se révèlera rapidement être un jeu infiniment plus dangereux pour les deux hommes.

Une affaire de goût, Grand Prix du festival du film policier de Cognac, est un film à la perversité savoureuse. La situation à la base de l'intrigue, un riche industriel, raffiné et phobique, qui propose à un jeune homme désoeuvré de devenir son goûteur particulier, manque peut-être de vraisemblance mais l'interprétation de Bernard Giraudeau est si convaincante qu'il emporte le morceau. Au même titre que le personnage interprété par Jean-Pierre Lorit, le spectateur est d'abord intrigué par l'énigmatique Frédéric Delamont qui utilise toutes les armes de la séduction : le charme et l'intelligence, mais aussi le mensonge, la manipulation et la cruauté. C'est bien le contrôle cérébral d'un individu sur un autre qui est l'enjeu dramatique du film et, avec une mise en scène sans grande invention mais un scénario astucieux, Bernard Rapp réussit à faire monter la sauce.

Une affaire de goût de Bernard Rapp avec Bernard Giraudeau, Jean-Pierre Lorit, Florence Thomassin, Charles Berling, Jean-Pierre Léaud, à déguster en DVD. En bonus, le making-of et un entretien avec le réalisateur et le coscénariste du film.

posted by MARCIA@11:49AM
photo-copy flickr gamma bon.gout
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