2008.05.09

POMPIDOU ET MOI


podcast

Doux et Heureux KMAIR*,

Je me souviens qu'en 1970, un dimanche, au cours d'un déjeuner chez les Pompidou, je racontais au président de la République :

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"Georges, je connais un très bon jardinier qui gagnait bien sa vie, qui travaillait bien, qui avait un fils qui allait lui succéder. Il a dû, pour s'en sortir avec les règles administratives, créer une petite société. Depuis il ne s'occupe plus que de chiffres, il est noyé par la paperasse, il travaille très mal, son fils va le quitter pour aller s'engager comme fonctionnaire jardinier au château de Versailles. Mon jardinier est malheureux, c'est un homme honnête. Est-ce que toutes ces paperasses, que nous avons de plus en plus à remplir, sont "créées" pour habituer les malheureux Français au Marché commun, avec les "montants compensatoires", les TVA, les chiffres divers, pour les dresser à la mécanique de l'Europe à venir ?"

Et Georges de répondre : "On n'en sait rien. C'est comme un cancer. La paperasse se développe, entraîne d'autres paperasses, et finit par tout occuper"

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2008.04.19

PEACE AND PROSPERITY

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,

En m’adressant à cette Assemblée, j’aimerais avant tout vous exprimer, Monsieur le Président, ma vive reconnaissance pour vos aimables paroles. Ma gratitude va aussi au Secrétaire général, Monsieur Ban Ki-moon, qui m’a invité à venir visiter le Siège central de l’Organisation, et pour l’accueil qu’il m’a réservé. Je salue les Ambassadeurs et les diplomates des Pays membres et toutes les personnes présentes. À travers vous, je salue les peuples que vous représentez ici. Ils attendent de cette institution qu’elle mette en œuvre son inspiration fondatrice, à savoir constituer un « centre pour la coordination de l’activité des Nations unies en vue de parvenir à la réalisation des fins communes » de paix et de développement (cf. Charte des Nations unies, art. 1.2-1.4). Comme le Pape Jean-Paul II l’exprimait en 1995, l’Organisation devrait être un « centre moral, où toutes les nations du monde se sentent chez elles, développant la conscience commune d’être, pour ainsi dire, une famille de nations » (Message à l’Assemblée générale des Nations unies pour le 50e anniversaire de la fondation, New York, 5 octobre 1995).

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À travers les Nations unies, les États ont établi des objectifs universels qui, même s’ils ne coïncident pas avec la totalité du bien commun de la famille humaine, n’en représentent pas moins une part fondamentale. Les principes fondateurs de l’Organisation – le désir de paix, le sens de la justice, le respect de la dignité de la personne, la coopération et l’assistance humanitaires – sont l’expression des justes aspirations de l’esprit humain et constituent les idéaux qui devraient sous-tendre les relations internationales. Comme mes prédécesseurs Paul VI et Jean-Paul II l’ont affirmé depuis cette même tribune, tout cela fait partie de réalités que l'Église catholique et le Saint-Siège considèrent avec attention et intérêt, voyant dans votre activité un exemple de la manière dont les problèmes et les conflits qui concernent la communauté mondiale peuvent bénéficier d’une régulation commune. Les Nations unies concrétisent l’aspiration à « un degré supérieur d’organisation à l’échelle internationale » (Jean-Paul II, Encycl. Sollicitudo rei socialis, n. 43), qui doit être inspiré et guidé par le principe de subsidiarité et donc être capable de répondre aux exigences de la famille humaine, grâce à des règles internationales efficaces et à la mise en place de structures aptes à assurer le déroulement harmonieux de la vie quotidienne des peuples. Cela est d’autant plus nécessaire dans le contexte actuel où l’on fait l’expérience du paradoxe évident d’un consensus multilatéral qui continue à être en crise parce qu’il est encore subordonné aux décisions d’un petit nombre, alors que les problèmes du monde exigent, de la part de la communauté internationale, des interventions sous forme d’actions communes.

En effet, les questions de sécurité, les objectifs de développement, la réduction des inégalités au niveau local et mondial, la protection de l’environnement, des ressources et du climat, requièrent que tous les responsables de la vie internationale agissent de concert et soient prêts à travailler en toute bonne foi, dans le respect du droit, pour promouvoir la solidarité dans les zones les plus fragiles de la planète. Je pense en particulier à certains pays d’Afrique et d’autres continents qui restent encore en marge d’un authentique développement intégral, et qui risquent ainsi de ne faire l’expérience que des effets négatifs de la mondialisation. Dans le contexte des relations internationales, il faut reconnaître le rôle primordial des règles et des structures qui, par nature, sont ordonnées à la promotion du bien commun et donc à la sauvegarde de la liberté humaine. Ces régulations ne limitent pas la liberté. Au contraire, elles la promeuvent quand elles interdisent des comportements et des actions qui vont à l’encontre du bien commun, qui entravent son exercice effectif et qui compromettent donc la dignité de toute personne humaine. Au nom de la liberté, il doit y avoir une corrélation entre droits et devoirs, en fonction desquels toute personne est appelée à prendre ses responsabilités dans les choix qu’elle opère, en tenant compte des relations tissées avec les autres. Nous pensons ici à la manière dont les résultats de la recherche scientifique et des avancées technologiques ont parfois été utilisés. Tout en reconnaissant les immenses bénéfices que l’humanité peut en tirer, certaines de leurs applications représentent une violation évidente de l’ordre de la création, au point non seulement d’être en contradiction avec le caractère sacré de la vie, mais d’arriver à priver la personne humaine et la famille de leur identité naturelle. De la même manière, l’action internationale visant à préserver l’environnement et à protéger les différentes formes de vie sur la terre doit non seulement garantir un usage rationnel de la technologie et de la science, mais doit aussi redécouvrir l’authentique image de la création. Il ne s’agira jamais de devoir choisir entre science et éthique, mais bien plutôt d’adopter une méthode scientifique qui soit véritablement respectueuse des impératifs éthiques.

La reconnaissance de l’unité de la famille humaine et l’attention portée à la dignité innée de toute femme et de tout homme reçoivent aujourd’hui un nouvel élan dans le principe de la responsabilité de protéger. Il n’a été défini que récemment, mais il était déjà implicitement présent dès les origines des Nations unies et, actuellement, il caractérise toujours davantage son activité. Tout État a le devoir primordial de protéger sa population contre les violations graves et répétées des droits de l’homme, de même que des conséquences de crises humanitaires liées à des causes naturelles ou provoquées par l’action de l’homme. S’il arrive que les États ne soient pas en mesure d’assurer une telle protection, il revient à la communauté internationale d’intervenir avec les moyens juridiques prévus par la Charte des Nations unies et par d’autres instruments internationaux. L’action de la communauté internationale et de ses institutions, dans la mesure où elle est respectueuse des principes qui fondent l’ordre international, ne devrait jamais être interprétée comme une coercition injustifiée ou comme une limitation de la souveraineté. À l’inverse, c’est l’indifférence ou la non-intervention qui causent de réels dommages. Il faut réaliser une étude approfondie des modalités pour prévenir et gérer les conflits, en utilisant tous les moyens dont dispose l’action diplomatique et en accordant attention et soutien même au plus léger signe de dialogue et de volonté de réconciliation.

Le principe de la « responsabilité de protéger » était considéré par l’antique ius gentium comme le fondement de toute action entreprise par l’autorité envers ceux qui sont gouvernés par elle : à l’époque où le concept d’État national souverain commençait à se développer, le religieux dominicain Francisco De Vitoria, considéré à juste titre comme un précurseur de l’idée des Nations unies, décrivait cette responsabilité comme un aspect de la raison naturelle partagé par toutes les nations, et le fruit d’un droit international dont la tâche était de réguler les relations entre les peuples. Aujourd’hui comme alors, un tel principe doit faire apparaître l’idée de personne comme image du Créateur, ainsi que le désir d’absolu et l’essence de la liberté. Le fondement des Nations unies, nous le savons bien, a coïncidé avec les profonds bouleversements dont a souffert l’humanité lorsque la référence au sens de la transcendance et à la raison naturelle a été abandonnée et que par conséquent la liberté et la dignité humaine furent massivement violées. Dans de telles circonstances, cela menace les fondements objectifs des valeurs qui inspirent et régulent l’ordre international et cela mine les principes intangibles et coercitifs formulés et consolidés par les Nations unies. Face à des défis nouveaux répétés, c’est une erreur de se retrancher derrière une approche pragmatique, limitée à mettre en place des « bases communes », dont le contenu est minimal et dont l’efficacité est faible.

La référence à la dignité humaine, fondement et fin de la responsabilité de protéger, nous introduit dans la note spécifique de cette année, qui marque le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’homme. Ce document était le fruit d’une convergence de différentes traditions culturelles et religieuses, toutes motivées par le désir commun de mettre la personne humaine au centre des institutions, des lois et de l’action des sociétés, et de la considérer comme essentielle pour le monde de la culture, de la religion et de la science. Les droits de l’homme sont toujours plus présentés comme le langage commun et le substrat éthique des relations internationales. Tout comme leur universalité, leur indivisibilité et leur interdépendance sont autant de garanties de protection de la dignité humaine. Mais il est évident que les droits reconnus et exposés dans la Déclaration s’appliquent à tout homme, cela en vertu de l’origine commune des personnes, qui demeure le point central du dessein créateur de Dieu pour le monde et pour l’histoire. Ces droits trouvent leur fondement dans la loi naturelle inscrite au cœur de l’homme et présente dans les diverses cultures et civilisations. Détacher les droits humains de ce contexte signifierait restreindre leur portée et céder à une conception relativiste, pour laquelle le sens et l’interprétation des droits pourraient varier et leur universalité pourrait être niée au nom des différentes conceptions culturelles, politiques, sociales et même religieuses. La grande variété des points de vue ne peut pas être un motif pour oublier que ce ne sont pas les droits seulement qui sont universels, mais également la personne humaine, sujet de ces droits.

The life of the community, both domestically and internationally, clearly demonstrates that respect for rights, and the guarantees that follow from them, are measures of the common good that serve to evaluate the relationship between justice and injustice, development and poverty, security and conflict. The promotion of human rights remains the most effective strategy for eliminating inequalities between countries and social groups, and for increasing security. Indeed, the victims of hardship and despair, whose human dignity is violated with impunity, become easy prey to the call to violence, and they can then become violators of peace. The common good that human rights help to accomplish cannot, however, be attained merely by applying correct procedures, nor even less by achieving a balance between competing rights. The merit of the Universal Declaration is that it has enabled different cultures, juridical expressions and institutional models to converge around a fundamental nucleus of values, and hence of rights. Today, though, efforts need to be redoubled in the face of pressure to reinterpret the foundations of the Declaration and to compromise its inner unity so as to facilitate a move away from the protection of human dignity towards the satisfaction of simple interests, often particular interests. The Declaration was adopted as a “common standard of achievement” (Preamble) and cannot be applied piecemeal, according to trends or selective choices that merely run the risk of contradicting the unity of the human person and thus the indivisibility of human rights.

Experience shows that legality often prevails over justice when the insistence upon rights makes them appear as the exclusive result of legislative enactments or normative decisions taken by the various agencies of those in power. When presented purely in terms of legality, rights risk becoming weak propositions divorced from the ethical and rational dimension which is their foundation and their goal. The Universal Declaration, rather, has reinforced the conviction that respect for human rights is principally rooted in unchanging justice, on which the binding force of international proclamations is also based. This aspect is often overlooked when the attempt is made to deprive rights of their true function in the name of a narrowly utilitarian perspective. Since rights and the resulting duties follow naturally from human interaction, it is easy to forget that they are the fruit of a commonly held sense of justice built primarily upon solidarity among the members of society, and hence valid at all times and for all peoples. This intuition was expressed as early as the fifth century by Augustine of Hippo, one of the masters of our intellectual heritage. He taught that the saying: Do not do to others what you would not want done to you “cannot in any way vary according to the different understandings that have arisen in the world” (De Doctrina Christiana, III, 14). Human rights, then, must be respected as an expression of justice, and not merely because they are enforceable through the will of the legislators.

Ladies and Gentlemen,

As history proceeds, new situations arise, and the attempt is made to link them to new rights. Discernment, that is, the capacity to distinguish good from evil, becomes even more essential in the context of demands that concern the very lives and conduct of persons, communities and peoples. In tackling the theme of rights, since important situations and profound realities are involved, discernment is both an indispensable and a fruitful virtue.

Discernment, then, shows that entrusting exclusively to individual States, with their laws and institutions, the final responsibility to meet the aspirations of persons, communities and entire peoples, can sometimes have consequences that exclude the possibility of a social order respectful of the dignity and rights of the person. On the other hand, a vision of life firmly anchored in the religious dimension can help to achieve this, since recognition of the transcendent value of every man and woman favours conversion of heart, which then leads to a commitment to resist violence, terrorism and war, and to promote justice and peace. This also provides the proper context for the inter-religious dialogue that the United Nations is called to support, just as it supports dialogue in other areas of human activity. Dialogue should be recognized as the means by which the various components of society can articulate their point of view and build consensus around the truth concerning particular values or goals. It pertains to the nature of religions, freely practised, that they can autonomously conduct a dialogue of thought and life. If at this level, too, the religious sphere is kept separate from political action, then great benefits ensue for individuals and communities. On the other hand, the United Nations can count on the results of dialogue between religions, and can draw fruit from the willingness of believers to place their experiences at the service of the common good. Their task is to propose a vision of faith not in terms of intolerance, discrimination and conflict, but in terms of complete respect for truth, coexistence, rights, and reconciliation.

Human rights, of course, must include the right to religious freedom, understood as the expression of a dimension that is at once individual and communitarian – a vision that brings out the unity of the person while clearly distinguishing between the dimension of the citizen and that of the believer. The activity of the United Nations in recent years has ensured that public debate gives space to viewpoints inspired by a religious vision in all its dimensions, including ritual, worship, education, dissemination of information and the freedom to profess and choose religion. It is inconceivable, then, that believers should have to suppress a part of themselves – their faith – in order to be active citizens. It should never be necessary to deny God in order to enjoy one’s rights. The rights associated with religion are all the more in need of protection if they are considered to clash with a prevailing secular ideology or with majority religious positions of an exclusive nature. The full guarantee of religious liberty cannot be limited to the free exercise of worship, but has to give due consideration to the public dimension of religion, and hence to the possibility of believers playing their part in building the social order. Indeed, they actually do so, for example through their influential and generous involvement in a vast network of initiatives which extend from Universities, scientific institutions and schools to health care agencies and charitable organizations in the service of the poorest and most marginalized. Refusal to recognize the contribution to society that is rooted in the religious dimension and in the quest for the Absolute – by its nature, expressing communion between persons – would effectively privilege an individualistic approach, and would fragment the unity of the person.

My presence at this Assembly is a sign of esteem for the United Nations, and it is intended to express the hope that the Organization will increasingly serve as a sign of unity between States and an instrument of service to the entire human family. It also demonstrates the willingness of the Catholic Church to offer her proper contribution to building international relations in a way that allows every person and every people to feel they can make a difference. In a manner that is consistent with her contribution in the ethical and moral sphere and the free activity of her faithful, the Church also works for the realization of these goals through the international activity of the Holy See. Indeed, the Holy See has always had a place at the assemblies of the Nations, thereby manifesting its specific character as a subject in the international domain. As the United Nations recently confirmed, the Holy See thereby makes its contribution according to the dispositions of international law, helps to define that law, and makes appeal to it.

The United Nations remains a privileged setting in which the Church is committed to contributing her experience “of humanity”, developed over the centuries among peoples of every race and culture, and placing it at the disposal of all members of the international community. This experience and activity, directed towards attaining freedom for every believer, seeks also to increase the protection given to the rights of the person. Those rights are grounded and shaped by the transcendent nature of the person, which permits men and women to pursue their journey of faith and their search for God in this world. Recognition of this dimension must be strengthened if we are to sustain humanity’s hope for a better world and if we are to create the conditions for peace, development, cooperation, and guarantee of rights for future generations.

In my recent Encyclical, Spe Salvi, I indicated that “every generation has the task of engaging anew in the arduous search for the right way to order human affairs” (no. 25). For Christians, this task is motivated by the hope drawn from the saving work of Jesus Christ. That is why the Church is happy to be associated with the activity of this distinguished Organization, charged with the responsibility of promoting peace and good will throughout the earth. Dear Friends, I thank you for this opportunity to address you today, and I promise you of the support of my prayers as you pursue your noble task.



Before I take my leave from this distinguished Assembly, I should like to offer my greetings, in the official languages, to all the Nations here represented.

Peace and Prosperity with God’s help!

Paix et prospérité, avec l’aide de Dieu!

Paz y prosperidad con la ayuda de Dios!

سَلامٌ وَإزْدِهَارٌ بعَوْن ِ الله ِ!

因著天主的幫助願大家 得享平安和繁榮 !

Мира и благоденствия с помощью Боҗией!

Thank you very much.


* * *
BENEDICTVS PP. XVI

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VOYAGE APOSTOLIQUE
AUX ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE ET VISITE
À L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES
RENCONTRE AVEC LES MEMBRES
DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES
DISCOURS DU PAPE BENOÎT XVI
New York
Vendredi 18 avril 2008

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2008.03.15

LA PEUR DE TOMBER


podcast

Doux et Heureux KMAIR*,

Je me remémore notre conversation sous le porche...

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Il a gagné, mais je ne sais qui il sera. Certes, il est énergique, habile, intelligent, volontaire, déterminé. Il a su prendre l'adversaire à revers, tout en conservant le leadership de son propre camp. Il maîtrise parfaitement bien son image, et la communication qui est la sienne. Il a conceptualisé une stratégie du mouvement. Ne jamais cesser d'être tout le temps sur tous les fronts. Jamais de pause. Rebondir toujours. Ne jamais s'arrêter, ni sur un échec, et encore moins sur un succès. Comme s'il avait peur de tomber. Mais je me demande à quoi sert toute cette débauche d'énergie, toute cette volonté déployée. À quoi sert cette immense ambition ? Au service de quoi est-elle mise ? De quel projet ? De quel idéal ? De quelle vision ? Au fond je redoute que, pour lui, l'envie forcenée de pouvoir ne soit plus forte que tout le reste. Le pouvoir au service du seul pouvoir...

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La peur de tomber ?

À toi bon baiser et à bientôt.

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Hidden Face
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2008.02.23

THE LAZARUS SYNDROME


podcast

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Doux et Heureux KMAIR*,
Ici, personne pour donner forme au rêve.

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On peut détruire la planète, assoiffer le monde, torturer les êtres, porter dans le détail la plus infime atteinte à leurs droits fondamentaux, effacer les visages, embrigader, incendier, régenter, fanatiser, interdire, brûler les livres et les films, condamner à mort et exécuter. On peut laisser un continent entier mourrir, on peut enfermer des millions de gens, transformer le monde en prison.

Mais on ne peut empêcher aucun être de rêver, d'entendre de la musique, de regarder un oiseau s'envoler ou une vague mourir sur la rivage. On ne peut empêcher les peintres de peindre, les musiciens de jouer, les écrivains d'écrire.

On peut seulement empêcher les oeuvres de se déployer, de prendre de l'ampleur, de toucher les hommes pour un temps.

La vie surgit de nouveau tant qu'on peut encore respirer et boire un peu d'eau.

Combien de temps encore ?

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Awakening of Lazarus, mausoleum of Ysebrant de Lendonck
Lazarustafereel in het grafmonument van Ysebrant de Lendonck, begraafplaats Elzestraat :
Lazarus staat op uit het rijk van de doden door toedoen van ene Jezus Christus

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Talita-Koumi...
Lazare ressuscite, mais autour de lui tout a changé. Le monde semble plus menaçant, plus agressif : les autres ne le voient pas, ne le comprennent pas et se détournent.
En réalité, c’est lui, Lazare, qui a changé.

ISBN-10: 2070119300
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Saint LAZARE
IXème siècle
Moine et peintre d'icônes à Constantinople.
Il serait mort dans un naufrage en se rendant à Rome.
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2007.11.11

"TANT FAIT PLUS"


podcast

11 novembre
11 heures du matin
11° compagnie
Ma chère bien-aimée pour la vie,

Tout est fini,

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La paix est enfin signée - on ne tue plus - le clairon sonne le cessez-le-feu. Je suis à Omont dans les Ardennes. Je pars à l'instant pour la frontière. Tant fait plus. Je suis maintenant hors de danger. Ne peut écrire plus longuement aujourd'hui.

Meilleure douce caressse à vous tous. À toi bon baiser et à bientôt.

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11 novembre

Cimetière militaire Allemand à Wervicq, France -
World Word 1 military German Cemetery in Wervick, France
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2006 en France
→♥♫♪
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2007.10.30

ANESTETIZZARE LE CONSCIENZE


podcast

Monsieur le Président, Signor presidente,
Chers Amis, cari amici,

61f3b769dd13cd934da84ad9e9bc80fa.jpgJe suis heureux de vous accueillir, vous les membres de Congrès international des Pharmaciens catholiques, à l’occasion de votre vingt-cinquième Congrès, qui a pour thème: «Les nouvelles frontières de l’acte pharmaceutique». Le développement actuel de l’arsenal médicamenteux et des possibilités thérapeutiques qui en découlent nécessite que les pharmaciens réfléchissent sur les fonctions de plus en plus larges qu’ils sont appelés à avoir, en particulier en tant qu’intermédiaires entre le médecin et le patient; ils ont un rôle éducatif auprès des patients pour un usage juste de la prise médicamenteuse et surtout pour faire connaître les implications éthiques de l’utilisation de certains médicaments. Dans ce domaine, il n’est pas possible d’anesthésier les consciences, par exemple sur les effets de molécules ayant pour but d’éviter la nidation d’un embryon ou d’abréger la vie d’une personne. Le pharmacien doit inviter chacun à un sursaut d’humanité, pour que tout être soit protégé depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle, et que les médicaments remplissent véritablement leur rôle thérapeutique. D’autre part, nulle personne ne peut être utilisée, de manière inconsidérée, comme un objet, pour réaliser des expérimentations thérapeutiques; celles-là doivent se dérouler selon des protocoles respectant les normes éthiques fondamentales. Toute démarche de soin ou d’expérimentation doit avoir pour perspective un éventuel mieux-être de la personne, et non seulement la recherche d’avancées scientifiques. La poursuite d’un bien pour l’humanité ne peut se faire au détriment du bien des personnes traitées. Dans le domaine moral, votre Fédération est invitée à affronter la question de l’objection de conscience, qui est un droit qui doit être reconnu à votre profession, vous permettant de ne pas collaborer, directement ou indirectement, à la fourniture de produits ayant pour but des choix clairement immoraux, comme par exemple l’avortement et l’euthanasie.

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61f3b769dd13cd934da84ad9e9bc80fa.jpgsono lieto di accogliervi, membri del congresso internazionale dei farmacisti cattolici, in occasione del vostro venticinquesimo congresso, che ha per tema: "Le nuove frontiere dell'atto farmaceutico". Lo sviluppo attuale dell'arsenale di medicine e delle possibilità terapeutiche che ne derivano comporta che i farmacisti riflettano sulle funzioni sempre più ampie che sono chiamati a svolgere, in particolare quali intermediari fra il medico e il paziente. Essi hanno un ruolo educativo verso i pazienti per un uso corretto dell'assunzione dei farmaci e soprattutto per far conoscere le implicazioni etiche dell'utilizzazione di alcuni farmaci. In questo ambito, non è possibile anestetizzare le coscienze, ad esempio sugli effetti di molecole che hanno come fine quello di evitare l'annidamento di un embrione o di abbreviare la vita di una persona. Il farmacista deve invitare ognuno a un sussulto di umanità, affinché ogni essere sia tutelato dal suo concepimento fino alla sua morte naturale e i farmaci svolgano veramente il loro ruolo terapeutico. D'altro canto, nessuna persona può essere utilizzata, in modo sconsiderato, come un oggetto, per compiere esperimenti terapeutici; questi si devono svolgere secondo i protocolli rispettando le norme etiche fondamentali. Qualsiasi cura o sperimentazione deve avere come prospettiva un eventuale miglioramento della persona, e non solo la ricerca di avanzamenti scientifici. Il perseguimento di un bene per l'umanità non può avvenire a detrimento del bene dei pazienti. Nell'ambito morale, la vostra federazione è invitata ad affrontare la questione dell'obiezione di coscienza, che è un diritto che deve essere riconosciuto alla vostra professione, permettendovi di non collaborare, direttamente o indirettamente, alla fornitura di prodotti aventi come fine scelte chiaramente immorali, come ad esempio l'aborto e l'eutanasia.

Il convient aussi que les différentes structures pharmaceutiques, des laboratoires aux centres hospitaliers et aux officines, ainsi que l’ensemble de nos contemporains, avaient le souci de la solidarité dans le domaine thérapeutique, pour permettre un accès aux soins et aux médicaments de première nécessité de toutes les couches de la population et dans tous les pays, notamment pour les personnes les plus pauvres.

È inoltre opportuno che le diverse strutture farmaceutiche, dai laboratori ai centri ospedalieri, e anche tutti i nostri contemporanei, si preoccupino della solidarietà nell'ambito terapeutico, per permettere l'accesso alle cure e ai farmaci di prima necessità a tutte le fasce della popolazione e in tutti i paesi, in particolare alle persone più povere.

61f3b769dd13cd934da84ad9e9bc80fa.jpgEn tant que pharmaciens catholiques, puissiez-vous, sous la conduite de l’Esprit saint, puiser dans la vie de foi et dans l’enseignement de l’église les éléments qui vous guideront dans votre démarche professionnelle auprès des malades, qui ont besoin d’un soutien humain et moral pour vivre dans l’espérance et pour trouver des ressorts intérieurs qui les aideront au long des jours. Il vous revient aussi d’aider les jeunes qui rentrent dans les différentes professions pharmaceutiques à réfléchir sur les implications éthiques toujours plus délicates de leurs activités et de leurs décisions. Pour une telle démarche, il importe que se mobilisent et se rassemble l’ensemble des professionnels catholiques de la santé et les personnes de bonne volonté, pour approfondir leur formation non seulement sur le plan technique, mais aussi en ce qui concerne les questions de bioéthique, ainsi que pour proposer de telles formations à l’ensemble de la profession. L’être humain, parce qu’il est image de Dieu, doit toujours être au centre des recherches et des choix en matière biomédicale. De même, le principe naturel du devoir d’apporter des soins au malade est fondamental. Les sciences biomédicales sont au service de l’homme; si tel n’était pas le cas, elles n’auraient qu’un caractère froid et inhumain. Tout savoir scientifique dans le domaine de la santé et toute démarche thérapeutique sont au service de l’homme malade, considéré dans son être intégral, qui doit être un partenaire actif de ses soins et respecté dans son autonomie.

61f3b769dd13cd934da84ad9e9bc80fa.jpgIn quanto farmacisti cattolici, che possiate, sotto la guida dello Spirito Santo, attingere dalla vita di fede e dall'insegnamento della Chiesa gli elementi che vi guideranno nel vostro cammino professionale accanto ai malati, che hanno bisogno di un sostegno umano e morale per vivere nella speranza e per trovare le risorse interiori che li aiuteranno giorno dopo giorno! Spetta a voi aiutare i giovani che s'inseriscono nelle diverse professioni farmaceutiche a riflettere sulle implicazioni etiche sempre più delicate delle loro attività e delle loro decisioni. A tal fine è importante che tutti i professionisti cattolici dell'ambito della salute e le persone di buona volontà si mobilitino e si riuniscano per approfondire la loro formazione non solo sul piano tecnico, ma anche in ciò che concerne le questioni di bioetica, e per proporre tale formazione a tutti coloro che svolgono questa professione. L'essere umano, poiché è immagine di Dio, deve essere sempre al centro delle ricerche e delle scelte in materia biomedica. Allo stesso tempo, il principio naturale del dovere di prestare cure al malato è fondamentale. Le scienze biomediche sono al servizio dell'uomo; se così non avverrà, avranno un carattere freddo e inumano. Ogni conoscenza scientifica nell'ambito della salute e ogni azione terapeutica sono al servizio dell'uomo malato, considerato nel suo essere integrale, che deve partecipare attivamente alle cure somministrategli ed essere rispettato nella sua autonomia.

En vous confiant, ainsi que les malades que vous êtes amenés à soigner, à l’intercession de Notre-Dame et de saint Albert le Grand, je vous accorde, ainsi qu’à tous les membres de votre Fédération et à vos familles, la Bénédiction apostolique.

Affidando voi, come anche i malati che dovete curare, all'intercessione di Nostra Signora e di sant'Alberto Magno, imparto a voi e a tutti i membri della vostra federazione e alle vostre famiglie, la benedizione apostolica.

BENEDICTVS PP. XVI

posted by DEPHINE&JSV@10:30GMT+02:00
La Santa Sede
DISCORSO DI SUA SANTITÀ BENEDETTO XVI
AI PARTECIPANTI AL 25° CONGRESSO INTERNAZIONALE
DEI FARMACISTI CATTOLICI
Sala del Concistoro
Lunedì, 29 ottobre 2007

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Embbeded eyes
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Albert le Grand, ou encore Albrecht von Bollstädt est un philosophe, théologien,naturaliste, chimiste et alchimiste . Il a introduit dans les universités d’Europe les sciences grecques et arabes. Il était déjà surnommé « le Grand » de son vivant.
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2007.09.28

VERBATIM


podcast

Madame la Présidente,

Distingués Chefs d'Etat et de Gouvernement,
Excellences, Mesdames et Messieurs.
Je remercie Dieu Tout-Puissant, Miséricordieux et Connaissant-Tout pour avoir bien voulu me donner une nouvelle occasion de m'adresser à cette Assemblée au nom de la grande nation d'Iran et de porter à l'attention de la communauté internationale un grand nombre de problèmes.

Je remercie aussi le Tout-Puissant pour la vigilance croissante des peuples sur Terre, pour leur présence courageuse dans différents cadres internationaux et pour l'expression courageuse de leurs points de vue et de leurs aspirations sur les questions globales.

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Aujourd'hui, l'humanité a passionnément soif d'un engagement vers la Vérité, la dévotion à Dieu, la quête de la Justice et le respect de la dignité des êtres humains. Le rejet de la domination et de l'agression, la défense des opprimés et l'aspiration à la paix constituent l'exigence légitime des peuples du monde, en particulier des nouvelles générations et de la jeunesse pleine d'entrain, qui aspire à un monde libéré de la décadence, de l'agression et de l'injustice, et qui soit rempli d'amour et de compassion. La jeunesse a le droit de rechercher la justice et la Vérité ; et [les jeunes] ont le droit de construire leur propre futur sur les fondations de l'amour, de la compassion et de la tranquillité. Et je remercie le Tout-Puissant de cette immense bénédiction.

Madame la Présidente,
Excellences,

Ce qui afflige l'humanité aujourd'hui n'est certainement pas compatible avec la dignité humaine ; le Tout-Puissant n'a pas créé les êtres humains pour qu'ils commettent des pêchés contre d'autres et qu'ils les oppressent.

En causant la guerre et les conflits, certains étendent rapidement leur domination, accumulant une très grande richesse et usurpant toutes les ressources, tandis que les autres endurent la pauvreté, la souffrance et la misère qui en résultent.

Certains cherchent à diriger le monde par les armes et la menace, tandis que d'autres vivent dans l'insécurité et le danger perpétuels.

Certains occupent la terre des autres, à des milliers de kilomètres de leurs frontières, interfèrent dans leurs affaires et contrôlent leur pétrole et autres ressources et routes stratégiques, tandis que d'autres sont bombardés quotidiennement dans leurs maisons ; leurs enfants sont assassinés dans les rues et les ruelles de leur propre pays et leurs maisons sont réduites à l'état de gravats.

Un tel comportement n'est pas digne des êtres humains et va à l'encontre de la Vérité, de la justice et de la dignité humaine. La question fondamentale est : dans de telles conditions où les opprimés doivent-ils rechercher la justice ? Qui ou quelle organisation défend les droits des opprimés ? Et qui réprime les actes d'agression et d'oppression ? Où se trouve le siège de la justice mondiale ?

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Un rapide coup d'œil à quelques exemples sur les questions mondiales les plus pressantes est nécessaire pour mieux illustrer ce problème.

A. L'expansion effrénée des armes nucléaires, chimiques et biologiques
Certaines puissances annoncent la production d'armes nucléaires de deuxième ou troisième génération. Pour quelle raison ont-elles besoin de ces armes ? Est-ce que le développement et le stockage de ces armes de mort sont destinés à promouvoir la paix et la démocratie ? Ou ces armes sont-elles, en fait, des instruments de coercition et de menace contre les autres peuples et gouvernements ? Combien de temps les habitants du monde doivent-ils vivre dans le cauchemar des armes nucléaires, biologiques et chimiques ? Qu'est-ce qui limite les puissances à produire et à posséder ces armes ? Comment peuvent-ils rendre des comptes à la communauté internationale ? Et les habitants de ces pays sont-ils satisfaits du gaspillage de leur richesse et de leurs ressources pour la production de tels arsenaux destructeurs ? N'est-il pas possible de compter sur la justice, la morale et la sagesse plutôt que sur ces instruments de mort ? La sagesse et la justice ne sont-elles pas plus compatibles avec la paix et la tranquillité que les armes nucléaires, chimiques et biologiques ? Si la sagesse, la morale et la justice prévalent, alors l'oppression et l'agression seront déracinées, les menaces s'évanouiront et il ne restera aucune raison pour [qu'il y ait] des conflits. Ceci est une proposition forte parce que la plupart des conflits globaux émanent de l'injustice et des puissants qui, ne se contentant pas de leurs propres droits, cherchent à dévorer les droits des autres.

Les gens sur toute la planète embrassent la justice et sont prêts à se sacrifier pour elle.

Afin d'assurer leur longévité et de gagner les cœurs et les esprits, ne serait-il pas plus facile pour les puissances mondiales de prendre fait et cause pour la véritable promotion de la justice, de la compassion et de la paix, plutôt que de rechercher la prolifération continuelle des armes nucléaires et chimiques et de menacer de les utiliser ?

L'expérience de la menace et de l'utilisation des armes nucléaires est devant nous. Est-ce que cela a permis à leurs auteurs d'accomplir autre chose que l'exacerbation des tensions, de la haine et de l'animosité entre les nations ?

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B. L'occupation de pays et l'exacerbation des hostilités
L'occupation de pays, y compris l'Irak, s'est poursuivie pendant ces trois dernières années. Pas un seul jour ne passe sans que des centaines de personnes ne soient tuées de sang-froid. Les occupants sont incapables d'établir la sécurité en Irak. Malgré l'établissement du Gouvernement et de l'Assemblée Nationale légaux de l'Irak, il y a des efforts secrets et manifestes pour intensifier l'insécurité, exagérer et aggraver les différences au sein de la société irakienne et conduire au conflit civil.

Il n'y a aucune indication que les occupants aient la volonté politique nécessaire pour éliminer les sources de l'instabilité. De nombreux terroristes ont été appréhendés par le Gouvernement irakien, seulement pour être lâchés en liberté sous divers prétextes par les occupants. Il semble que l'intensification des hostilités et du terrorisme serve de prétexte à la présence continue des forces étrangères en Irak.

Où les Irakiens peuvent-ils chercher refuge ? Et de qui le Gouvernement de l'Irak devrait-il chercher la justice ?

Qui peut assurer la sécurité de l'Irak ? L'insécurité en Irak affecte toute la région.

Est-ce que le Conseil de Sécurité peut jouer un rôle pour restaurer la paix et la sécurité en Irak, tandis que les occupants sont eux-mêmes des membres permanents de ce Conseil ? Le Conseil de Sécurité peut-il adopter une décision juste à cet effet ?

Considérez la situation en Palestine :
Les racines du problème palestinien remontent à la Deuxième Guerre Mondiale. Au prétexte de protéger quelques survivants de cette Guerre, la terre de Palestine a été occupée par la guerre, l'agression et le déplacement de millions de ses habitants ; cela s'est fait sous le contrôle de certains survivants de la Guerre, amenant même d'ailleurs dans le monde des groupes plus grands de population, qui n'avaient pas été affectés par la Deuxième Guerre Mondiale ; et un gouvernement a été établi sur le territoire des autres avec une population rassemblée de partout dans le monde aux dépends de millions d'habitants légitimes de cette terre qui ont été dispersés et se sont retrouvés sans abri. Ceci est une très grande tragédie avec peu de précédent dans l'Histoire. Les réfugiés continuent de vivre dans des camps temporaires de réfugiés et beaucoup d'entre eux sont morts en espérant encore un jour retourner sur leur terre. Peut-il y avoir une logique, une loi ou un raisonnement légal qui justifie cette tragédie ? N'importe quel membre des Nations-Unies pourrait-il accepter qu'une telle tragédie se produise dans sa propre patrie ?

Les prétextes qui ont prévalu à la création du régime occupant Al-Qods Al-Sharif sont si faibles que ses partisans veulent faire taire toute voix qui essaye seulement d'en parler, puisqu'ils s'inquiètent qu'en faisant la lumière sur ces faits, cela saperait la raison d'être de ce régime, comme c'est le cas. Cette tragédie ne s'arrête pas avec l'établissement d'un régime sur le territoire des autres. Il est regrettable que ce régime, depuis ses débuts, ait été une source constante de menace et d'insécurité dans la région du Proche-Orient, livrant des guerres et répandant le sang et empêchant le progrès des pays de la région. Et il a aussi été utilisé par certaines puissances comme instrument de division, de coercition et de pression sur les habitants de cette région. La référence à ces réalités historiques pourraient causer l'inquiétude parmi les supporters de ce régime. Mais ce sont des faits véritables et pas un mythe. L'Histoire s'est déroulée sous nos yeux.

Encore pire est le soutien sans condition et injustifié donné à ce régime.

Regardez seulement ce qui arrive à la terre palestinienne. Les gens sont bombardés dans leurs propres maisons et leurs enfants assassinés dans leurs propres rues et ruelles. Mais aucune autorité, pas même le Conseil de Sécurité, ne peut leur offrir soutien ou protection. Pourquoi ?

En même temps, un gouvernement est formé démocratiquement et au moyen du libre choix de l'électorat, sur une partie du territoire palestinien. Mais au lieu de recevoir le soutien des soi-disant défenseurs de la démocratie, ses ministres et membres du parlement sont arrêtés illégalement et incarcérés à la vue et au su de la communauté internationale.

Quel conseil ou organisation internationale se lève pour protéger ce gouvernement assiégé brutalement ? Et pourquoi le Conseil de Sécurité ne peut-il prendre aucune mesure ?

Permettez-moi de parler du Liban :
Pendant trente-trois longs jours, les Libanais ont vécu sous un déluge de feu et de bombes et près de 1,5 millions d'entre eux ont été déplacés ; Pendant ce temps, certains membres du Conseil de Sécurité ont pratiquement choisi une voie qui a donné une ample occasion à l'agresseur de remplir ses objectifs militaires. Nous avons été témoins que le Conseil de Sécurité des Nations-Unies était pratiquement paralysé par certaines puissances pour ne serait-ce qu'appeler à un cessez-le-feu. Le Conseil de Sécurité est resté les bras croisés pendant tant de jours, assistant aux scènes cruelles d'atrocités contre les Libanais tandis que des tragédies telles que Cana se répétaient continuellement ? Pourquoi ?

Dans tous ces cas, la réponse coule de source. Lorsque la puissance qui se trouve derrière ces hostilités est elle-même un membre permanent du Conseil de Sécurité, alors comment ce Conseil peut-il assumer ses responsabilités ?

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C. Le manque de respect pour les droits des membres de la communauté internationale
Excellences,

Je voudrais à présent parler de quelques-uns des griefs du peuple iranien et parler des injustices qui leur sont faites.

La République Islamique d'Iran est membre de l'AIEA et est s'engagée dans le TNP. Toutes nos activités nucléaires sont transparentes, pacifiques et [se déroulent] sous les yeux scrutateurs des inspecteurs de l'AIEA. Alors pourquoi y a-t-il des objections à nos droits légalement reconnus ?

Quels gouvernements s'opposent à ces droits ? Des gouvernements qui bénéficient eux-mêmes de l'énergie nucléaire et du cycle du carburant. Certains d'entre eux ont abusé de la technologie nucléaire à des fins non-pacifiques, y compris la production de bombes nucléaires, et certains ont même un sombre passé pour les avoir utilisées contre l'humanité.

Quelle organisation ou quel Conseil devrait s'occuper de ces injustices ? Le Conseil de Sécurité est-il en position de le faire ? Peut-il faire cesser les violations des droits inaliénables des pays ? Peut-il empêcher certaines puissances d'entraver le progrès scientifique des autres pays ?

L'abus du Conseil de Sécurité, en tant qu'instrument de menace et de coercition, est certainement une source sérieuse d'inquiétude.

Certains membres permanents du Conseil de Sécurité, même lorsqu'il sont eux-mêmes parties des querelles internationales, menacent de façon commode les autres avec le Conseil de Sécurité et déclarent, même avant toute décision du Conseil, la condamnation de leurs opposants par le Conseil. La question est : qu'est-ce qui peut justifier une telle exploitation du Conseil de Sécurité et qui n'érode pas la crédibilité et l'efficacité du Conseil ? Une telle attitude peut-elle contribuer à la capacité du Conseil à maintenir la sécurité ?

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Excellences,
Un passage en revue des réalités historiques précédentes conduirait à la conclusion que, malheureusement, la justice est devenue la victime de la force et de l'agression.

De nombreuses dispositions internationales sont devenues injustes, discriminatoires et irresponsables, en tant que conséquence de la pression excessive de la part de certains des puissants ;

Les menaces d'utiliser les armes nucléaires [1] et autres instruments de guerre par certaines puissances ont pris la place du respect des droits des nations et du maintien et de la promotion de la paix et de la tranquillité ;

Pour certaines puissances, les revendications de la promotion des droits de l'homme et de la démocratie ne peut durer que tant qu'ils peuvent être utilisés comme instruments de pression et d'intimidation contre les autres nations. Mais lorsque l'on en arrive aux intérêts des demandeurs, les concepts tels que la démocratie, le droit à l'autodétermination des nations, le respect des droits et de l'intelligence des peuples, de la loi internationale et de la justice ne trouvent aucune place ou valeur. Cela se manifeste ouvertement avec la façon dont le Gouvernement élu du peuple palestinien est traité, de même que dans le soutien étendu au régime sioniste. Peu importe que les gens soient assassinés en Palestine, transformés en réfugiés, capturés, emprisonnés ou assiégés ! Les droits de l'homme ne doivent pas être violés.

- Les nations ne sont pas égales dans l'exercice de leurs droits reconnus par la loi internationale. Jouir de ces droits dépend des caprices de certaines puissances majeures.

- Apparemment, le Conseil de Sécurité ne peut être utilisé que pour assurer la sécurité et les droits de quelques grandes puissances. Mais lorsque les opprimés sont décimés sous les bombes, le Conseil de Sécurité doit se tenir à l'écart et ne doit même pas appeler à un cessez-le-feu. N'est-ce pas une tragédie aux proportions historiques pour le Conseil de Sécurité, qui a la charge de maintenir la sécurité des pays ?

- L'ordre qui prévaut dans les interactions mondiales contemporaines est tel que certaines puissances se comparent elles-mêmes à la communauté internationale et considèrent que leurs décisions priment sur 180 pays. Elles se considèrent comme les maîtres et les dirigeants du monde entier et les autres nations comme étant seulement de second ordre dans l'ordre du monde.

Excellences,
La question doit être posée : si les Gouvernements des Etats-Unis et du Royaume-Uni, qui sont des membres permanents du Conseil de Sécurité, commettent des agressions, occupent des pays et violent la loi internationale, quels sont les organes de l'ONU qui peuvent prendre leurs violations en compte ? Un Conseil, dans lequel elles sont des membres privilégiés, peut-il traiter de ces violations ? Cela est-il jamais arrivé ? En fait, nous avons régulièrement assisté à l'inverse. Si elles ont des différents avec une nation ou un Etat, elles le traîne devant le Conseil de Sécurité et, en tant que demandeurs, elles s'arrogent à elles-même les rôles simultanés de procureur, de juge et d'exécuteur. Est-ce un ordre juste ? Peut-il y avoir un cas plus flagrant de discrimination et une preuve plus limpide de l'injustice ?

Il est regrettable que la persistance de certaines puissances hégémoniques à imposer leur politique d'exclusion sur les mécanismes internationaux de prise de décision, y compris le Conseil de Sécurité, ait résulté en une défiance grandissante dans l'opinion publique mondiale, sapant la crédibilité et l'efficacité de ce système le plus universel de sécurité collective.

Excellences,
Combien de temps peut durer une telle situation dans le monde ? Il est évident que le comportement de certaines puissances constitue le plus grand défi pour le Conseil de Sécurité, l'ensemble de l'organisation et de ses agences affiliées.

La structure actuelle et les méthodes de travail du Conseil de Sécurité, qui sont les héritages de la Deuxième Guerre Mondiale, ne sont pas les réponses aux espérances de la génération actuelle et aux besoins contemporains de l'humanité.

Aujourd'hui, il est indéniable que le Conseil de Sécurité, de la manière la plus cruciale et la plus urgente, a besoin de légitimité et d'efficacité. Il faut reconnaître que tant que le Conseil est incapable d'agir, d'une manière transparente, juste et démocratique, au nom de la communauté internationale dans son ensemble, il ne sera ni légitime, ni efficace. De plus, la relation directe entre l'abus du veto et l'érosion de la légitimité et de l'efficacité du Conseil n'a pas été clairement et incontestablement établi. Nous ne pouvons pas, et nous ne devrions pas, espérer l'éradication, ou même contenir l'injustice, l'exploitation et l'oppression, sans une réforme de la structure et des méthodes de travail du Conseil.

Est-il approprié d'espérer que cette génération se soumette aux décisions et aux arrangements établis il y a plus d'un demi-siècle ? Cette génération ou les générations futures n'ont-elles pas le droit de décider elles-mêmes du monde dans lequel elles veulent vivre ?

Aujourd'hui, une reforme sérieuse de la structure et des méthodes de travail du Conseil de Sécurité est, plus que jamais auparavant, nécessaire. La justice et la démocratie imposent que le rôle de l'Assemblée Générale, en tant qu'organe le plus élevé des Nations-Unies, doit être respecté. L'Assemblée Générale pourra alors, au moyen de mécanismes appropriés, entreprendre la tâche de réformer l'Organisation et, en particulier, sauver le Conseil de Sécurité de son état actuel. Dans l'intérim, le Mouvement des Non-Alignés, l'Organisation de la Conférence Islamique et le continent africain devraient chacun avoir un représentant comme membre permanent du Conseil de Sécurité, avec le privilège du veto. L'équilibre qui en résulterait empêcherait, avec un peu de chance, de fouler un peu plus les droits des nations.

Madame la Présidente,
Excellences,
Il est essentiel que la spiritualité et la morale trouvent leur place légitime dans les relations internationales. Sans la morale et la spiritualité, atteintes à la lumière des enseignements des prophètes de Dieu, la justice, la liberté et les droits de l'homme ne peuvent être garantis.

La résolution des crises humaines contemporaines résident dans l'observation de la morale et de la spiritualité et dans la gouvernance par des gens vertueux de haute compétence et piété. Si le respect des droits de l'homme devenait l'objectif prédominant, alors l'injustice, les mauvaises humeurs, l'agression et la guerre s'estomperaient. Les êtres humains sont tous des créatures de Dieu et ils sont tous dotés de la dignité et du respect.

Personne n'est supérieur aux autres. Aucun individu ou Etat ne peut s'arroger de privilèges spéciaux, ils ne peuvent pas non plus rester indifférents aux droits des autres et, par l'influence et la pression, se positionner comme la "communauté internationale". Les citoyens de l'Asie, de l'Afrique, de l'Europe et de l'Amérique sont tous égaux. Plus de six milliards d'habitants de la Terre sont tous égaux et méritent le respect.

La justice et la protection de la dignité humaine sont les deux piliers pour maintenir une paix, une sécurité et une tranquillité durables dans le monde.

C'est pour cette raison que nous déclarons :

Une paix et une tranquillité durables dans le monde ne peuvent être atteintes qu'au moyen de la justice, de la spiritualité, de la morale, de la compassion et du respect de la dignité humaine.

Toutes les nations et tous les Etats ont droit à la paix, au progrès et à la sécurité.

Nous sommes tous membres de la communauté internationale et nous sommes tous habilités à insister sur la création d'un climat de compassion, d'amour et de justice.

Tous les membres des Nations-Unies sont affectés par les événements et les développements dans le monde d'aujourd'hui, qu'ils soient cruels ou doux.

Nous pouvons adopter des décisions fermes et logiques, améliorant de ce fait les perspectives d'une vie meilleure pour les générations actuelles et futures.

Ensemble, nous pouvons éradiquer les racines des maladies et des affections cruelles, et à la place, au moyen de la promotion des valeurs universelles et durables telles que la morale, la spiritualité et la justice, permettre à nos nations de goûter à la douceur d'un avenir meilleur.

Les peuples, conduits par leur nature divine, recherchent au fond d'eux Dieu, la Vertu, la Perfection et la Beauté. En nous reposant sur nos peuples, nous pouvons avancer à pas de géant vers la réforme et paver la route pour la perfection humaine. Que nous soyons ou non d'accord, la justice, la paix et vertu prévaudront tôt ou tard, avec la volonté de Dieu Tout-Puissant. Il est impératif, et aussi souhaitable, que nous contribuions aussi à la promotion de la justice et de la vertu.

Le Dieu Tout-Puissant et Miséricordieux, qui est le Créateur de l'Univers, est aussi son Maître et son Dirigeant. La Justice est Son commandement. Il commande à Ses créatures de se soutenir entre elles dans la Bonté, la vertu et la piété, et non pas dans la décadence et la corruption.

Il commande à Ses créatures de s'enjoindre les unes les autres à la droiture et à la vertu et non pas au pêché et à la transgression. Tous les prophètes Divins, du prophète Adam (que la paix soit sur lui) au prophète Moïse (que la paix soit sur lui) au prophète Jésus Christ (que la paix soit sur lui) au prophète Mohammed (que la paix soit sur lui), ont appelé l'humanité au monothéisme, à la justice, à la fraternité, à l'amour et à la compassion. N'est-il pas possible de construire un monde meilleur, basé sur le monothéisme, la justice, l'amour et le respect des droits des êtres humains, et ainsi transformer l'animosité en amitié ?

Je déclare catégoriquement que le monde d'aujourd'hui, plus que jamais auparavant, se languit de personnes justes et vertueuses avec de l'amour pour toute l'humanité ; et, par-dessus tout, tous se languissent de l'être humain vertueux et parfait et du réel sauveur qui a été promis à tous les peuples et qui établira la justice, la paix et la fraternité sur la planète.

Dieu Tout-Puissant, tous les hommes et les femmes sont Tes créatures et Tu as décrété qu'ils seraient guidés et secourus. Confère à l'humanité, qui a soif de justice, l'être humain parfait promis à tous par Toi ! Et fais de nous ses adeptes et ceux qui recherchent son retour et sa cause !

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Le Président AHMADINEJAD A L'ONU.
(seul le prononcé fait foi)
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The guys who snuck Ahmadinejad out the back.
Originally Uploaded by Darrow Slade Godeski Merton.
on 25 Sep 07, 5.07AM CEST.
DEFCON DEFense CONdition
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Verbatim est un mot qui vient du latin verbum (mot).
Employé comme adverbe, il signifie « textuellement » ou « mot pour mot » ou encore « texto ».
Employé comme nom commun il désigne une citation textuelle, mot à mot d'une allocution ou d'un discours.

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2007.09.16

NOUVELLE LETTRE DE SEIGNOSSE


podcast

Chers amis,

Je veux vous dire combien je suis heureux de ces rencontres, et combien je veux remercier ceux qui les ont organisées, sous la direction de Jean-Marie Cavada, autour de lui, l’équipe des Jeunes qui a travaillé tout l’été ; tous les collaborateurs et bénévoles ; les responsables locaux de notre famille politique… Je suis heureux de saluer et de remercier Ladislas de Hoyos, maire de Seignosse, et je veux remercier l’équipe qui m’a entouré toute cette période. (…) ; l’équipe que nous formons ensemble est solide, expérimentée et forte, contrairement à ce qu’on écrit ici ou là…

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e6c9bc70c8d8be59dc5464a0c35c1891.jpgJe suis heureux que nous vivions ce moment de fondation ensemble et j’éprouve une impression de responsabilité très grande.

La question est celle-ci : est-ce que l’offre politique qui a été proposée aux Français jusqu’à maintenant, est-ce que cette offre est suffisante ? Est-ce que cette offre est satisfaisante ? Est-ce que l’UMP, version Nicolas Sarkozy, le Parti socialiste, comme les deux choix obligatoires, avec autour d’eux un nombre limité de satellites sans grande importance… Est-ce la bonne réponse aux attentes de notre peuple, aux attentes présentes, aux attentes à venir ?

Pendant des mois de campagne électorale présidentielle, mon engagement n’a eu qu’un sens, et le vôtre avec moi : montrer aux citoyens qu’ils n’étaient pas condamnés à ce choix entre deux impasses. Qu’il était de leur droit d’électeur, et de notre devoir de candidat, de tracer un autre chemin.

Et je veux vous dire quelle était l’orientation de ce chemin : non pas le « ni-ni », j’ai toujours détesté cette expression, non pas le « moitié-moitié », mais une voie originale, dont je veux rappeler les principaux axes. C’est du positif que nous faisons, c’est un projet que nous défendons.

Nous avons dit aux Français : l’affrontement clanique d’un camp contre l’autre n’est pas l’avenir de la France !

Nous avons dit aux Français : le pays souffre d’un manque de vérité, le déficit que nous accumulons, la dette qui en résulte, personne n’y gagne. Et au bout du compte, c’est tout le pays et d’abord les plus fragiles, qui devront la solder !

Nous avons dit aux Français : penser l’économique sans penser le social, et vouloir le social sans penser l’économique, c’est se condamner à l’échec, échec par rejet d’un côté, échec par insuffisance de l’autre. Nous voulons au contraire penser en un seul mouvement ce que nous avons appelé la « social-économie » : créativité, solidarité, durabilité !

Nous avons dit aux Français : si dans un temps difficile, vous ne devez retenir qu’une seule priorité, retenez l’éducation ! Et au lieu de saupoudrer l’argent des aides aux entreprises, concentrez-le sur la création d’emplois nouveaux : d’où les deux emplois sans charge par entreprise, une des propositions que les Français avaient le plus entendues.

Et tout cela les Français, qui se sont investis comme jamais dans une campagne électorale, tout cela les Français l’ont entendu, ils se sont mobilisés dans un mouvement de confiance sans précédent à ma connaissance, qui nous a fait passer de 6 % à près de 19 % des voix en quelques semaines.

e6c9bc70c8d8be59dc5464a0c35c1891.jpgEt naturellement, nous, vous, moi, l’équipe qui m’entourait, nous avons vécu ce surgissement, cette vague, avec le cœur battant, avec le sentiment de vivre un moment historique, sans avoir tous les jours la certitude que cela allait durer … puisque tous les commentateurs, tous les savants, tous les doctes docteurs, nous disaient que c’était impossible, que cela allait s’écrouler, allait disparaître ! Que nous n’avions pas à exister ! Et d’ailleurs, ils continuent et vont continuer imperturbablement pendant les cinq ans qui viennent ! Jusqu’à ce que la réalité, que nous allons préparer, les démente.

Je pense souvent, fraternellement, à ces sept millions de Français, de femmes et d’hommes de chez nous, de toutes les régions, de toute condition sociale, de toute origine : ce qu’il leur a fallu de constance, de tranquille audace pour braver tous ces savants, pour maintenir leur choix ! Et je pense aussi aux autres, -combien de millions sont-ils ?- qui voulaient les rejoindre, qui ont envisagé de voter pour nous, et qui ont fini par être impressionnés, et qui ont renoncé au vote dont ils avaient envie pour faire un vote de raison, d’un côté ou de l’autre, dont ils avaient moins envie, dans lequel ils se reconnaissaient moins, mais qu’on leur décrivait comme un vote utile…

Et donc, à l’occasion de cette élection, deux choses ont été prouvées : la première, qu’il existait un grand courant démocratique en émergence dans notre pays. Et la seconde, qu’on a totalement ignorée mais que je veux souligner, c’est que même dans l’état de nos institutions, état pourtant critiquable ô combien, ce grand courant démocratique était en réalité dès 2007 en situation de réussir son pari. Car maintenant que nous avons vécu ensemble – travaux pratiques ! - la première élection au rythme du quinquennat, nous savons bien que l’élection présidentielle détermine l’élection législative et que si nous avions gagné, une vague orange aurait immédiatement créé un équilibre nouveau dans notre pays !

e6c9bc70c8d8be59dc5464a0c35c1891.jpgComme vous le savez, aussi près que nous ayons été, cela n’a pas été le cas, et nous avons vécu alors des élections législatives dans une très grande difficulté. Et je veux dire ma gratitude et mon amitié aux quelques 500 candidates et candidats qui ont porté nous couleurs dans cette situation extrêmement difficile … je voudrais qu’ils se lèvent et que vous les applaudissiez, ceux qui sont dans cette salle ! Dans un contexte aussi difficile, ils ont réuni autour d’eux, qui n’étaient quelquefois pas connus, pas expérimentés, une moyenne de plus de 8% des suffrages, ce qui dans toute grande démocratie, donne un rôle essentiel à la formation qui les réunit.

Bien sûr, la hâte du plus grand nombre de nos députés sortants à se retrouver le plus vite possible du côté du pouvoir, cette hâte n’est pas une nouveauté. C’est une des faiblesses de la France, que tous les partis les uns après les autres hélas expérimentent, et c’est pitié que de voir ainsi la faiblesse de caractère s’habiller des grands mots de l’action pour se retrouver du côté du manche. Cela – je voudrais vous demander de le vérifier ! - ne se produit nulle part ailleurs dans aucun pays démocratique du monde, et c’est hélas la règle chez nous. La peur du risque, la peur de l’échéance électorale, l’attrait infini du pouvoir nouveau, comme si l’on craignait de manquer le train, les tentations naïves de quelque hochet, tout cela se conjugue pour que chancellent et très vite succombent les âmes qui paraissaient les mieux trempées ! Nous avons connu cela en 2002. Le RPR a connu cela du temps d’Edouard Balladur, de la guerre entre Jacques Chirac, il l’a connu auparavant du temps de Giscard. Maintenant le PS, qui en a longtemps été préservé, fait à son tour l’expérience amère de ce genre de faiblesse. Ceci est un handicap pour la France. La stabilité des élus politiques d’un pays, c’est un atout pour l’avenir. Regarder en face les grands enjeux ne se résume pas à la place qu’on veut occuper.

C’est hélas arrivé au plus grand. En 1951, le général de Gaulle avait réussi à constituer un groupe parlementaire conséquent : 100 députés. En quelques mois à peine, un par un d’abord puis par groupes entiers, ces députés se sont tournés vers les délices et les poisons du pouvoir de l’époque. De Gaulle s’est retrouvé seul, ou presque, et c’était pourtant de Gaulle ! Et en juillet 52, à peine un an après, devant cette désertion, le mouvement gaulliste a eu un terrible conseil national. Alors, au milieu de ce conseil national, Malraux s’est levé, et il a dit ceci, à quoi j’ai souvent pensé pendant cette période : « Si un certain nombre de parlementaires vous abandonnent, c’est dommage. C’est un incident. Mais si pour garder ces parlementaires, vous abandonnez une idée, l’idée dont vous avez vécu, ce n’est pas un incident. C’est un suicide. »

e6c9bc70c8d8be59dc5464a0c35c1891.jpgAlors, c’est un désagrément, bien sûr, et parfois, vous le savez bien, une déception humaine. Mais sur l’autre plateau de la balance, il y a vous ! Vous et les vôtres, et tous ceux que vous représentez ici, et tous ceux qui vont venir !

Vous, en chiffres d’abord : depuis le mois de juin, nous avons eu 45 000 adhésions nouvelles. L’UDF jusqu’en 2007, malgré les efforts nombreux qui nous faisions, c’était 30 000 adhésions au sens des statuts, c’est-à-dire la somme des adhérents sur deux ans. La moyenne, jusqu’en 2006, Michel Mercier pourra le confirmer, c’était donc de 15 à 16 000 adhésions acquittées par an. Et depuis la fin du mois de mai, 45 000 adhésions en deux mois, c’est trois fois plus !

Et bien sûr comme vous le savez, ce sont des adhésions spontanées, non sollicitées, ce n’est pas le résultat d’une campagne, on n’a pas dépensé un euro pour faire une campagne, c’est un mouvement de confiance. Voilà pourquoi j’ai dit hier à la presse que je croyais que dans les dix-huit mois, si nous travaillons bien, nous pouvons envisager sans crainte l’horizon des 100 000 adhérents pour le Mouvement Démocrate en France.

e6c9bc70c8d8be59dc5464a0c35c1891.jpgCela, ce sont les chiffres, mais je vais vous faire une confidence, il y a longtemps que je ne compte plus en chiffres. En politique, je compte en visages. Visages nouveaux, venus à l’engagement pour la première fois de votre vie, qui parfois n’avaient jamais envisagé de faire ce pas. Visages plus anciennement engagés, qui ont eu d’autres parcours, parfois, et je n’ai rien oublié de ces parcours plus anciens. Ce long parcours du centrisme comme on dit - et ce parcours je l’ai fait avec vous et je n’en ai rien renié : CDS, parfois Centre Démocrate auparavant, quelquefois même MRP (il y a des personnes qui m’ont dit « je reviens pour la première fois depuis le MRP ! ») ; puis Force Démocrate, puis nouvelle UDF ; d’autres venus des rangs des libéraux, du Parti Républicain ; d’autres venus de l’écologie militante, Cap 21 avec Corinne Lepage, ceux qui militaient chez les Verts avec Jean-Luc Bennahmias, au Parti radical d’un bord et de l’autre, ceux qui ne se retrouvent plus au Parti Socialiste, d’autres venus de droite, du gaullisme, parfois plus à droite encore. Les uns recrus de déceptions, les autres avec l’enthousiasme des néophytes, en tout cas décidés une fois pour toutes à construire ensemble, avec les mêmes valeurs, parce que ce sont les valeurs qui font le ciment d’une action politique.

Les uns et les autres avec une certitude commune : la situation de la France, telle qu’elle a été subie dans le passé, ne nous convient pas ; nous voulons lui donner un avenir différent, fondé non pas sur des intérêts seulement, mais sur des valeurs démocratiques ; et nous voulons le faire en rassemblant.

Voilà pourquoi j’ai voulu à la première minute de cette rencontre apporter modestement ma pierre, comme 700 autres parmi vous, en proposant (et libre à vous de corriger, réécrire, et réorienter) après avoir lu les centaines de contributions que vous avez adressées, sous toutes les formes, en prose le plus souvent, et parfois aussi en vers, en proposant un brouillon de charte des valeurs qui dise des choses précises, et non pas de vagues bla-bla sur ce que nous voulons en commun, et une charte éthique sur ce que ce combat suppose de droits et de devoirs.

Je sais bien que beaucoup d’autres ont travaillé et réfléchi à ces deux documents fondamentaux. Nous allons constituer avec eux les deux premiers groupes de travail, il y en aura beaucoup d’autres sur tous les grands sujets du pays, qui se mettront en place avant le congrès de fondation du mois de novembre. Et avant ce congrès, chacune des organisations départementales choisira des instances provisoires qui permettront que tout le monde soit représenté, que personne ne soit exclu.

Pour tous les débats, il y aura une organisation sur internet - et je veux remercier tous ceux qui s’occupent d’internet, avec Béatrice Pouyès, c’est une tâche très lourde, et je remercie à l’avance tous ceux parmi vous qui ont des compétences sur internet et vont se réunir à nous pour travailler à notre organisation internet. J’en profite pour dire à tous ceux qui m’eng… parce que ce n’est pas assez performant : c’est bien que vous nous eng…, c’est encore mieux que vous nous proposiez votre aide, votre participation !

Et ainsi se trouve naturellement la réponse à la question qui a été posée tout au long de l’été : « mais comment vont-ils pouvoir vivre ensemble ? ». Ils vont vivre ensemble, à égalité de droits et de devoirs –et j’y tiens-, parce qu’ils veulent vivre ensemble. Et ils considèrent que d’avoir des parcours différents, c’est une richesse pour travailler ensemble, ce n’est pas un handicap, c’est une richesse !

Et eux qui prônent le rassemblement en dehors, ils vont le pratiquer à l’intérieur. Et cet élargissement, ce rassemblement, cette rénovation, ça s’appelle la vie, la vie qui bouge, la vie qui fait bouger, la vie qui vous apprend que, comme dit à peu près l’Ecclésiaste, il y a un temps pour regarder le passé et un temps pour construire l’avenir.

e6c9bc70c8d8be59dc5464a0c35c1891.jpgJ’ai un message pour chacun d’entre vous dans cette période où nous entrons : « soyez fiers de ce que vous êtes, soyez fiers de votre passé si vous en avez, et même de vos hésitations si vous en avez connu, ne reniez rien, assumez. Vous avez cru en quelque chose, vous vous êtes trompés peut-être, ou simplement les temps n’étaient pas mûrs. Eh bien, vous n’entrez pas dans cette maison contre ce que vous avez cru, vous y entrez avec ce que vous avez cru. Et c’est comme cela que nous allons parler à la France, parce qu’elle aussi est diverse, et qu’elle a besoin qu’on ait le cœur et l’âme assez large pour l’aimer comme elle est, dans sa diversité, dans son pluralisme, nous qui sommes les défenseurs du pluralisme, de la diversité, de la compréhension et du rassemblent… »

Et nous porterons un seul nom. Et c’est un grand nom. Le Mouvement Démocrate.

Cela nous évitera d’avoir à nous définir par rapport aux autres – et ainsi de leur concéder un avantage décisif !

Il me semble que le temps est venu que nous nous définissions non pas par rapport aux autres, mais par rapport à nous-mêmes, à ce que nous sommes, à ce que nous croyons, à ce que nous voulons.

Je n’ai jamais renié ce qu’il y a de juste dans l’aspiration du centre. Mais dire centre, c’est se définir par rapport à la droite et par rapport à la gauche. Et nous, nous sommes démocrates !

Comme on dit « les conservateurs », comme on dit « les socialistes », on dira « les démocrates ».

Nous sommes démocrates d’abord parce que démo veut dire « peuple », et parce que nous croyons au peuple davantage qu’à toutes les oligarchies, à toutes les confiscations de pouvoir et de privilèges.

Nous sommes démocrates parce que nous croyons que l’état de citoyen est un état supérieur d’appartenance à la cité.

Enfin nous sommes démocrates parce que nous croyons que l’irruption de la société de l’information rend nécessaire et permet enfin que se réalise la conviction qu’a exprimée le premier, il y a cent ans, Marc Sangnier, que je n’ai jamais entendu formuler aussi précisément : « la démocratie est l’organisation sociale qui porte au plus haut la conscience et la responsabilité des citoyens ». Et nous, nous voyons dans cette conscience et dans cette responsabilité le moteur même du progrès de la société et du progrès individuel des hommes. Vous pouvez applaudir, ça me permet de boire un coup !

Et il y a un grand courant démocrate en formation dans le monde. Et le monde a besoin de ce courant.

En Chine, démocrate, cela veut dire résistant. Au Japon, démocrate, cela veut dire, ça va se passer ces jours-ci, défenseur du changement. Aux Etats-Unis, démocrate, cela veut dire hommes et femmes de progrès.

Et bientôt en Afrique, et bientôt en Amérique du Sud, et bientôt dans l’ensemble du sud-est asiatique, et déjà en Inde avec le Parti du Congrès, une internationale démocrate se formera.

Et chez nous, en Europe, vous avez vu vendredi avec Nick Clegg, ce qu’il y a d’énergie chez les Libéraux démocrates, vous avez vu avec Sandro Gozi qui nous apportait le salut de Francesco Rutelli et de Romano Prodi ; en France avec nous et bientôt, je le crois, dans l’ensemble des pays européens, l’organisation des démocrates dira que l’avenir ne se résume pas à la fatalité et à la soumission aux dominants. C’est notre message pour le continent européen et pour notre pays.

e6c9bc70c8d8be59dc5464a0c35c1891.jpgLa question est celle-ci : soumission ou résistance au modèle dominant dans le monde ?

Il y a un modèle dominant, extraordinairement efficace, extraordinairement puissant, extraordinairement performant, comme on dit, si du moins on considère que la performance se mesure uniquement à la puissance.

Ce modèle dominant, contrairement à ce qu’on dit en France, on ne doit pas le qualifier de « libéral ».

Du libéral, de la liberté, il en faut, et je ne crois pas que l’on puisse construire un projet de société humaniste qui ne prendrait pas en compte les principes qu’ont exprimé les grands penseurs libéraux. La liberté, c’est le premier des droits de l’homme, et comme vous le savez, l’habeas corpus l’a dit pour l’ensemble de l’Europe. Et la liberté c’est la condition d’une économie en bonne santé et d’une société en bonne santé.

Ce modèle, c’est le modèle « inégalitaire », et même le modèle super-inégalitaire, que j’ai appelé récemment dans la revue « Commentaire » le modèle d’inégalité croissante. Le modèle où les inégalités s’accumulent, au travers des générations. Des fortunes très vite faites, notamment dans l’univers financier, et par la suppression des droits de succession, l’accumulation de patrimoine, l’accumulation du capital, qui se poursuit sur plusieurs générations, faisant de l’inégalité croissante le principe même de ce modèle.

Une étude a parue cette semaine montre que l’augmentation du niveau de vie des Etats-Unis ces dernières années a profité, entièrement, aux 5 % les plus riches de la population américaine, et pour la moitié au 1 % les plus riches. Les 95 % autres, ceux qui travaillent, ceux qui triment, et qui travaillent beaucoup, et qui travaillent plus que nous, pour créer une croissance de l’ordre de 4 % par an, ceux-là ont stagné ou reculé ! Et cela est rendu possible, évidemment, par la pression continue que crée sur le marché du travail une immigration très importante, de l’ordre de 1,5 million / 2 millions de personnes par an, bien contents d’échapper à leur misère -et comment le leur reprocherait-on ?- et dont la présence toujours plus nombreuse explique que le prix du travail non qualifié baisse constamment. C’est une société inégalitaire, et ce n’est pas l’aspiration de la société française.

Je veux être parfaitement objectif : cela a été pensé, non pas voulu, mais pensé : l’inégalité croissante comme moteur des sociétés -et c’est un moteur bigrement puissant- l’accumulation continue de capital au profit de quelques-uns ; la prééminence de l’univers financier, obsédante, qui fait que ce qui défile constamment au bas des écrans des chaînes d’information, inlassablement, ce sont les cours de la bourse ; l’influence incroyable de cet univers sur la politique américaine, puisque ce sont ceux-là, les mêmes, qui paient les campagnes des deux camps, tout cela c’est un modèle de société, et ce n’est pas le nôtre.

Je croyais, je crois, je croirai toujours que face à ce modèle dominant, quand bien même tout le monde plierait, il y aurait toujours dans le monde une résistance, et que c