2008.04.09

LE JOYAU DE LA COURONNE


podcast

Ce qu'Elle apercevait défiait l'imagination.

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Debout dans un énorme carosse blanc, un prince sorti d'un conte des Mille et Une Nuits posait sur la foule son regard majestueux. Il observait la ville et ses gens, saluait poliment d'un geste de la main en inclinant la tête. Coiffé d'un turban en mousseline blanche retenu par une broche en émeraudes et une aigrette en plumes, vêtu d'un uniforme bleu à ceinture d'argent, le plastron couvert de décorations et d'un collier de treize rangs de perles, Son Altesse Rajah Jagatjit Singh du Kapurthala incarnait parfaitement l'idée qu'on se faisait d'un monarque oriental. Ami des Princes de Galles et d'Alphonse de Bourbon, dont il avait fait la connaissance à Biarritz, Le Rajah représentait à Madrid le Joyau de la Couronne, et cet immense pays connu comme les Indes et qui se trouvait sous la tutelle et l'administration des Britanniques. Stupéfaite devant cette apparition, Elle se demandait si c'était un roi maure ou cubain.


medium_ORANGE55.jpgposted by KMAIR*@05:31GMT+02:00
ISBN-10: 2221106806
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2007.10.21

NOUVELLE LETTRE DE NAPOLI


podcast
Doux et Heureux KMAIR*,

En publiant cet ouvrage, je suis devenu un symbole, j'ai eu des moments difficiles, je me suis senti seul comme jamais, prisonnier d'un engrenage énorme. J'ai perdu ma liberté. Je ne peux plus aller où je veux et voir qui je veux librement.

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Les parrains font circuler des menaces et rumeurs pour me démolir, mais tant que je suis au centre de l'attention publique, je n'ai pas peur. Le problème se posera plus tard. J'attends le pire, même si je ne sais pas quel visage il prendra. Plus que les balles, je crains les diffamations qui visent à décrédibiliser mon propos et m'accusent d'avoir tout inventé pour me faire de la publicité ou me garantir une carrière politique.

Certains m'ont accusé de donner une image trop négative de Napoli. Il s'agit d'une crititque injuste, surtout lorsqu'elle émane de ceux qui ont souvent voulu cacher cette réalité.

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Les intellectuels napolitains, et plus généralement les italiens, n'ont jamais voulu - ou jamais su- affronter de front le cancer, en attirant l'attention du pays entier sur ce grave problème. C'est pour cela que la Camorra m'en veut autant.

Sur Toi le Salut de Dieu, sa Bienveillance et sa Miséricorde.

posted by FLAVIO@16:00GMT+02:00
Viaggio in Napoli
GOMORRA (GOMORRA) de Roberto SAVIANO
traduit de l'italien par Vincent Raynaud
est édité en France aux éd. Gallimard.
Andate in Pace
A tutti buona domenica

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Naples - Roberto Saviano, GOMORRA
Naples, Campania (Italy)

This is the face of Roberto Saviano, a young journalist and writer that try to fight against racket and criminals organizations. In 2006 he had written Gomorra, a novel - dossier on this problem.
Many elements of criminality had threaten him but many other intellectuals apology him.
Read more about Gomorra here www.ciao.it/Gomorra_Viaggio_nell_impero_economico_e_nel_s... ( in italian only)


Originally uploaded by Chiara Marra .

Best-Seller

Dopo aver visto decine di morti ammazzati, imbrattati del loro sangue che si mescola allo sporco, esalanti odori nauseabondi, guardati con curiosità o indifferenza professionale, scansati come rifiuti pericolosi o commentati da urla convulse, ne ho ricavato una sola certezza, un pensiero tanto elementare che rasenta l'idiozia: la morte fa schifo.
[Roberto Saviano, Gomorra - Viaggio nell'impero economico e nel sogno di dominio della camorra, Mondadori, Milano 2006. ISBN 8804554509]

Originally uploaded by AdrianoIt.


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2007.03.02

A SULTAN IN PALERMO


podcast

"Ton livre ne va pas plaire à mes cousins.

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Tu y décris l’Angleterre comme une terre d’hiver perpétuel dans l’océan des ténèbres. C’est vrai, c’est vrai. Même les prêtres que les Anglais m’envoient pour intriguer contre les tiens et les Grecs le savent bien. Sans quoi pourquoi seraient-ils si nombreux à venir ici chercher la chaleur dans les bras des éphèbes ? Ce n’est pas leur faute, mais la vôtre. Pourquoi une armée arabe n’est-elle pas allée construire sur ce que les Romains avaient laissé ? Une fois sur la côte Atlantique, vous n’auriez pas eu de mal à prendre l’Angleterre et l’île qui est au Nord. Ces petites églises saxonnes dont on nous parle tant auraient pu céder la place à de magnifiques mosquées et, plus tard, les banou de Hauteville les auraient consacrées cathédrales.

Mes cousins se plaignaient amèrement de devoir tout construire eux-mêmes. Châteaux-forts, palais et églises. On me dit que les seules constructions là-bas, sont aussi tristes que leur hiver."

Le géographe Idrisi revient de sa dernière navigation autour de la Sicile avant d'achever sa Géographie universelle, initiée des années auparavant grâce au soutien du roi chrétien Roger - alias sultan Rujari. En cette année 1153, la fin du règne de ce monarque éclairé, grand protecteur des intellectuels musulmans, est proche. Il accueille à Palerme son vieux complice Idrisi en lui annonçant qu'il est forcé, pour satisfaire les évêques et les barons normands, de sacrifier le plus respecté de ses conseillers arabes... L'amitié des deux hommes avait résisté jusque-là à bien des embûches : malgré les pressions exercées par ses coreligionnaires, Idrisi était resté loyal envers le sultan. Qui lui avait pourtant volé son amour de jeunesse, la belle Mayya... Dans ce formidable roman d'aventures, les rebondissements sont multiples et les enjeux cruciaux : querelles familiales, secrets d'alcôve, intrigues de harem, complots politiques, manipulations, péripéties et voyages, donnent toute sa saveur à une narration menée tambour battant. Tariq Ali, en explorant la période charnière où la tolérance à l'origine du rayonnement de la Sicile du XIIe siècle cède la place à la violence, tente bien sûr de comprendre les convulsions du monde contemporain. C'est tout le projet de son Quintet de l'islam, dont Un sultan à Palerme est le premier volet : les cinq romans qui le constituent évoquent chacun un moment où éducation et culture étaient synonymes d'un islam en parfaite coexistence avec le monde chrétien.


posted by YACINE@11:39AM
UN SULTAN À PALERME (A Sultan in Palermo) de Tariq Ali
traduit de l'anglais par Diane Meur
est édité chez Sabine Wespieser.
Tariq Ali est né à Lahore en 1943. Figure prépondérante de l'extrême gauche antilibérale au Royaume-Uni, il est l'auteur d'essais politiques et historiques ainsi que de deux cycles romanesques. Editeur à Londres, il écrit également pour le théâtre, le cinéma et la télévision.
photo-copy flickr gamma Palerme
Originally uploaded by philor23.
autre mosaïque byzantine-normande, à Palerme cette fois
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2007.01.19

NOUVELLE LETTRE PERSANE


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Doux et Heureux KMAIR*,
Hâfez cherchait quelqu'un qui sache regarder son joyau.

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Cette maîtrise du regard (sâhed-nazarî) ne peut-être le fait d'une seule personne. De plus, toute proposition d'interprétation du Divân d'un point de vue unique et global ne peut qu'être fausse. Ou encore : l'usage traditionnel de l'exégèse biblique, que Philon d'Alexandrie inaugura, et que reprirent Origène et le Moyen Âge occidental, avec ses trois sens de l'Écriture, n'a pas d'intérêt pour un texte aux facettes aussi variées. Les sens ne s'empilent pas comme des assiettes offertes au choix du consommateur, chacun allant au niveau de sa compréhension. Il n'y a qu'un sens immédiat à chaque occurrence d'un mot essentiel, mais tous les sens de ce mot restent présents, en retrait de l'occurrence. Dans une culture massivement investie par les mémoires, comme l'est la persane, le halo de sens d'un mot essentiel n'est jamais absent de ses occurrences. Ainsi, dès que vient le mot "djâm" (jâm, la coupe), il faut garder éveillée sa mémoire, tout n'est pas dit dans la seule occurrence. Les mots essentiels du Divân résonnent sans cesse, leur écho rejoint l'écho d'autres mots présents ou traditionnellement associés.

La poésie persane serait-elle possible autrement ?

posted by YASSINE@06:00PM
photo-copy flickr gamma
Crystal Graal
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Found near the Glastonbury Tor.
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2007.01.18

NOUVELLE LETTRE DE CHIRAZ


podcast

Doux et Heureux KMAIR*,
En volume, le Divân est léger. Pour notre connaissance de l'Orient, il est un monument.

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Je n'ai passé que seize ans à m'essayer à ce regard. les maîtres iraniens y passent leur vie. Le Divân se prêterait volontier à une lecture infinie, par sollicitation du texte, distique après distique. Il sert encore à tirer les augures. Mais à fréquenter le recueil et à entendre ces maîtres, on comprend vite qu'un poème, un ghazal, forme un tout. Chacune de ses pièces, les distiques, sont de remarquables entités, comme sont les perles d'un collier. Mais c'est le collier qui met les perles en valeurs, c'est le poème qui fait rendre aux distiques tout leur sens. c'est le tapis ou la miniature qui justifie l'existence des dessins et des figures ; c'est le Divân entier qui livre le sens des mots essentiels. Je ne puis tirer du monument ce que j'attends qu'il me dise. Hâfez cherche encore quelqu'un qui sache regarder. Il serait vain de ne livrer que des éclats, des morceaux choisis.

Il était habité par un secret resté secret à lui-même. L'un des aspects de ce secret fut le comportement de l'être aimé de lui. Cet être ne lui en a rien révélé et l'a beaucoup déconcerté. Le poète nous a quittés avec son secret il y a six siècles. Chaque ghazal est très finement ciselé, il n'y a pas de mot qui n'ait été choisi. Il n'y a pas de ghazal sans un point subtil, un nokte. Comme l'amour, l'abord des poèmes semble facile. Plus on y avance, plus on pénètre dans l'enchevêtrement des pensées. De la vie de Hâfez nous ne connaissons presque rien, il ne reste vraiment de lui que son Divân.

Les distiques du Divân, les beyt-s, ne sont pas faits d'effusions spontanées. Ils confinent parfois à l'exercice scolaire, il faut le reconnaître. Entre ces deux penchants, il arrive qu'ils soient formulés comme des sentences. Par nature ils tiendraient vers le proverbe et conviennent à merveille à la mémoire. Hâfez appartient aussi à la longue tradition sapientiale du monde iranien. Bien de ses distiques ont quelque chose qui relève de la sentence. Il a parlé bien des fois aux princes et savait que l'éducation des rois s'est toujours faite par imprégnation de sentences dans la mémoire.

posted by YASSINE@06:00PM
photo-copy flickr gamma
perle de couleur
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2006.12.18

NOUVELLE LETTRE TRÉVISANE


podcast

Doux et Heureux K*,

L’architecte Lazzaron, qui pendant plusieurs années, avant de devenir architecte, avait été le géomètre Lazzaron, restait sans voix. Il ne pouvait faire autrement, je pense, que de considérer que les paroles de mon frère lui étaient destinées personnellement.

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medium_272063108_a55b30fc7b_b.jpgQuant à moi, je me taisais. Je savais très bien que mon frère se comportait de cette manière désagréable non parce qu’il croyait vraiment tout ce qu’il disait, bien qu’à vrai dire il y crût dur comme fer, sauf qu’il ne l’aurait jamais dit comme ça en public, mais en raison de sa jalousie terrible et absolue par rapport à ma sœur. Depuis l’époque de la maternelle, continua-t-il en fixant toujours du regard l’architecte Lazzaron, tu savais déjà tout.

medium_272063108_a55b30fc7b_b.jpgDepuis l’époque de la maternelle tu as toujours agi avec préméditation et pendant toute ta vie tu n’as fait qu’agir selon un plan bien précis. Tu as grandi selon un plan préétabli par tes parents, dit mon frère, plan auquel tu t’es soumis entièrement et de bon gré. C’est pour rester fidèle à ce plan que tu t’es inscrit à l’école pour géomètres. Tu as ouvert un cabinet avec les idées bien claires, avec les yeux grands ouverts tu t’es inscrit au parti démocrate-chrétien, et sans jamais fermer les yeux ni te boucher le nez tu es entré au conseil pastoral. Entre-temps tu as étudié l’architecture à Venise et tu es devenu adjoint bien avant de devenir architecte. Du reste, dit encore mon frère, tu t’es toujours distingué par ta voracité.

medium_272063108_a55b30fc7b_b.jpgGestion du territoire! s’exclama mon frère. Exploitation du territoire, abus du territoire, sodomisation du territoire! Du reste, dit encore mon frère, cette soi-disant collectivité, ce soi-disant pays italien qui est pourtant si différent du nord au sud, tout en restant en un certain sens pareil, du sud au nord, sans oublier les îles, mais qui est en fait un petit pays, le vrai trou de province du monde dont notre province tout entière n’est que le trou du trou – ou le trou dans le trou –, ce soi-disant peuple, disait-il, il l’a bien mérité. Il n’y a ni excuses ni justification qui tiennent : il l’a bel et bien mérité. Chacun, je dois l’admettre, était libre de choisir, et c’est vous et nul autre qu’il a choisi. Mais c’est justement cette soi-disant démocratie, dont découle la soi-disant liberté et donc, ajouta mon frère, la liberté de choix, toujours soi-disant, bien sûr, qui a été la ruine de notre pays.

medium_272063108_a55b30fc7b_b.jpgTout ce qu’on peut dire et tout ce qu’on dit est la vérité. De même que n’importe quelle chose est la vérité, et en même temps n’est pas du tout la vérité, c’est ça la vérité. Il n’y a pas de quoi être rationnel, mon cher architecte, et d’ailleurs il n’y a pas grand-chose à penser. Peut-être, somme toute – c’est un doute qui m’accompagne depuis longtemps –, que c’est vous qui avez raison. Vous avez raison, il faut être pragmatique ; il faut éviter de trop penser et servir les intérêts de la collectivité. Si on pense trop à ce que peut bien être cette soi-disant collectivité, si on prend ce soi-disant peuple et qu’on le décompose, à partir du concept en tant que tel, en individus, et si on prend ces individus pour réfléchir sur ces individus, sur chaque individu un par un, alors vous avez tout à fait raison vous et votre rationalisme de province.

medium_272063108_a55b30fc7b_b.jpgNaturellement vous, toi mon cher architecte, vous ne pensez certainement pas en ces termes, peut-être ne pensez-vous pas du tout. C’est pour ça que vous avez tout compris. Il n’y a rien à comprendre, rien à penser : juste à construire. C’est en ça que consiste ta belle gestion du territoire : construire jusqu’à ce que le territoire finisse, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de place. Alors, quand le territoire est fini, on arrête aussi de faire de la politique, parce que de toute façon il n’y a plus de raison d’en faire étant donné qu’il n’y a plus rien à construire. S’il n’y avait plus rien à construire, il n’y aurait plus le moindre architecte dans aucune des administrations du pays. S’il n’y avait plus de territoire à diviser, il n’y aurait plus le moindre géomètre dans aucun conseil communal d’aucune commune, quelle qu’elle soit, sur toute l’étendue de l’Italie.

medium_272063108_a55b30fc7b_b.jpgAucun expert en thermotechnique, aucun ingénieur en bâtiment ou autre dans le genre. Votre rationalisme n’est qu’un pseudo-rationalisme bâclé de province ; votre postmoderne un postmoderne empastellé de province, et en définitive l’architecture vicentine tout entière n’est autre qu’une consternante architecture de province qui a perdu en route toute dignité de façade. Nous sommes entourés de maisons couleur crème, d’immeubles couleur noisette, de résidences jaune pâle et marronnasses. Jamais du jaune, du jaune pâle. Jamais du vert, du vert pâle. Jamais du bleu, du bleu pâle. Jamais une maison, toujours et seulement des maisonnettes. Une touche de Le Corbusier par-ci, une pelletée de Scarpa par-là. Une truellée de Lloyd Wright à droite et une de Loos à gauche. Marcher dans n’importe quelle rue de ces quartiers résidentiels industriels ou artisanaux revient à se glisser dans une poubelle urbanistico-architecturale à l’échelle un sur un. Une hystérie urbanistico-architecturale, une cacophonie de ciment qui nous assourdit et nous déséquilibre dès que nous mettons le nez dehors.

posted by TANCREDE@06:58PM
medium_top_logo.gifLes Quinze mille pas
I Quindicimila passi
Un compte rendu
De Vitaliano Trevisan est un Roman traduit de l'italien
par Jean-Luc Defromont
aux Éditions VERDIER
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Originally uploaded by Carlo Brooks.
Trevisa
Temp Meter
Originally uploaded by Debbini.
I feel its the perfect Temp, I always set my air condition into it
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2006.11.23

POEMA DE LA FERIA


podcast

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medium_65135240_199f4016f8_o.2.jpgBajo el sol de la tuba
Pasa la Feria
Suspirando a los viejos
pegasos cautivos

La feria
es una rueda.
Una rueda de luces
Sobre la noche.

Los circulos concentricos
del "tio vivo" llegan,
ondulando la atmosfera
hasta la luna.

y hay un nino que pierden
todos los poetas
Y una caja de musica
Sobre la brisa.

posted by MARCIA@05:39PM (Federico Garcia Lorca)
Ferias
photo-copy flickr gamma
Grande roue
Originally uploaded by JaHoVil.
Grande roue de Bellecour, Lyon 2004.
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Federico Garcia Lorca
Originally uploaded by bati1.
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2006.11.01

SUR LE DUC DES VANDALES


podcast

POÈME

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Personne ne traite Michel-Ange de pute du Vatican,
Simplement parce qu'il a supplié le pape Jules
De lui donner du travail.
Personne ne traite Mozart de pute d'entreprise
Parce qu'il a travaillé pour l'archevêque de Salzbourg.
Après ça il a écrit La Flûte Enchantée,
Il écrivit Petite Musique de Nuit,
Financés par l'argent que Giuseppe Bridi tirait
De sa prospère industrie de la soie pour le bien de tous.
Pas plus qu'on ne traite Léonard de Vinci de vendu,
Et d'esclave
Parce qu'il a répandu de la peinture en échange de l'or
du pape Léon X et de Laurent de Médicis.
Non, on regarde La Scène et
La Joconde
Et on ne sait pas qui a payé les factures qui ont permis
De les créer.
Ce qui compte, c'est ce que l'artiste laisse
Derrière lui,
Son oeuvre.
Et pas la façon dont il paie le loyer.

posted by OSTIAN@05:48PM - À l'estomac.
photo-copy flickr gamma ☻▬☺
Originally uploaded by KMAIR*
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2006.10.18

RÉSERVOIR DOG


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Je m'étais fait opérer des amygdales,

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et passais mon temps à m'appitoyer sur mon sort à la clinique Evelyn. Wittgenstein vint me rendre visite. Je ronchonnai : "Je me sens comme un chien qui vient de se faire écraser." Alors il me répondit avec dégoût : "Vous ignorez ce que ressent un chien qui vient de se faire écraser."

L'un des traits les plus caractéristiques de notre culture est l'omniprésence du baratin...

posted by OSTIAN@10:21AM
De l'art de dire des conneries de Harry G. Frankfurt est édité chez 10/18
photo-copy flickr gamma Pompei dogs
Originally uploaded by monkeyGRL.
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12:00 Publié dans LEGGERE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LIRE

2006.09.19

CE SUPPLÉMENT D'AMOUR


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Ce dimanche soir, tes jours d'homme m'ont filé entre les doigts.

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Au presque-commencement de ma vie, je t'ai perdu, toi avec qui je voulais la finir. La voix blanche et la colère noire, j'ai eu beau t'appeler, tu étais déjà parti, loin. Ta vie, minuscule tourbillon de quelques lunes et soleils, cessait là de tournoyer, sur le rivage carrelé blanc et glacé d'un hôpital. Je fais le rêve que l'on nous redonne une poignée d'heures, ravies entre le tomber d'un jour et le lever d'un autre. Ce ne sera qu'un tout petit montent, le temps de refermer les portes de notre vie ensemble. Rien qu'une escale pour rattraper ce temps arraché, et te dire l'après-toi, le sans-toi, la béance à chaque seconde de mes jours depuis ta vie suspendue... Poussière d'homme est une parole d'amour, d'homme à homme, dans un océan de perte et de chagrin. Ce récit est le rêve fou de ces adieux, la mise en mots de l'insoutenable absence, comme un supplément d'amour lorsqu'on craint que la douleur nous précipite dans la folie.

David Lelait, 34 ans, est le biographe chez Pavot d'Eva Peron, Maria Callas, Romy Schneider, Edith Piaf et Dalida. Il a publié deux essais aux Editions Anne Carrière dont Les Impostures de la célébrité. Il vit à Paris.

posted by OSTIAN@10:47AM
Poussière d'homme, un supplément d'amour au Éditions Anne Carrière
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