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2006.10.03
DE LA PERSPECTIVE SECRÈTE

C'est une déformation réversible d'une image à l'aide d'un système optique - tel un miroir courbe - ou un procédé mathématique.
Certains artistes ont produit des œuvres par ce procédé et ainsi créé des images déformées qui se recomposent à un point de vue préétabli et privilégié. Historiquement, l'anamorphose est l'une des applications des travaux de Piero della Francesca sur la perspective. En effet, c'est la rationnalisation de la vision qui a conduit à systématiser les techniques de projection, dont les anamorphoses sont l'un des résultats. Cet « art de la perspective secrète » dont parle Dürer connaît des applications multiples, aussi bien dans le domaine de l'architecture et du trompe-l'œil que dans des utilisations utilitaires.
Piero della Francesca est né vers 1420 à Sansepolcro (Toscane), ville où il est décédé en 1492. L'artiste décore, en 1439, le chœur de l'église saint Eugène de Florence avec Domenico Veneziano. La maîtrise de l'art de la perspective, du rendu de la lumière et de la qualité du traitement des couleurs de Veneziano influença della Francesca. Piero della Francesca et Melozzo da Forlì furent les plus célèbres maîtres de la perspective du XVe siècle, reconnus comme tels par Giorgio Vasari et Luca Pacioli.
Sans céder aux effets du trompe-l'œil, Piero della Francesca utilise la perspective afin d'ordonnancer des compositions naturalistes grandioses. La confrérie de la Miséricorde de Borgo San Sepolcro lui passe commande d'un retable en 1445. Le maître réalise personnellement saint Sébastien, saint Jean-Baptiste, le panneau central et la Crucifixion.
La Flagellation, l'une de ses œuvres majeures, date de 1450. Piero della Francesca se rend ensuite à Ferrare. Il réalise plusieurs fresques dans certaines salles du palais d'Este. Il étudie les œuvres flamandes en possession de son protecteur, Leonello d'Este, marquis de Ferrare. Le Saint Jérôme pénitent, de 1450, intégre les influences nordiques à la tradition italienne du paysage.
Sigismond Pandolfo Malatesta l'appelle à Rimini, en 1451. Il lui confie le décor de la chapelle des reliques du temple des Malatesta. La fresque de Sigismond Malatesta agenouillé aux pieds de saint Sigismond, roi des Burgondes prend place dans un cadre en trompe-l'œil.
Piero della Francesca consacre les années comprises entre 1452 et 1459 à la décoration du chœur de l'église San Francesco d'Arezzo. Ce cycle de fresques évoque l'Histoire de la vraie Croix du Christ, tirée de la Légende dorée de Jacques de Voragine, thème appartenant traditionnellement au registre de l'iconographie franciscaine. Le maître renonce à la répartition des scènes dans l'ordre chronologique. Il adopte un rapprochement symétrique et analogique.
Piero réalise la fresque représentant Sainte Marie-Madeleine, dans le Duomo d'Arezzo, en 1460. Il peind, la même année, la Madonna del Parto pour la chapelle du cimetière de Monterchi, bourgade voisine de Borgo San Sepolcro. Il exécute, les années suivantes, le Polyptyque de saint Augustin, dont il ne reste que quatre panneaux, ainsi que le retable du couvent San Antonio à Pérouse.
Federico da Montefeltro, duc d'Urbino, l'associe en 1465 aux architectes Alberti et Laurana. Il leur confie la rénovation de son palais. Le Diptyque des ducs d'Urbino, qui rassemble les portraits de Federico et de son épouse Battista Sforza, les représente de profil sur un fond de paysage en perspective inspiré de la peinture flamande de la fin du XVème siècle.
Piero rassemble ses connaissances sur la perspective dans deux traités écrits à la cour d'Urbino. Le retable de Brera représentant la Vierge à l'Enfant avec six saints, quatre anges et le duc Frédéric II de Montefeltro est entrepris vers 1472. Piero le laisse inachevé. Le visage et les mains du duc sont complétés dans les années 1490.
L'anamorphose...
posted by KMAIR*@07:56PM
photo-copy flickr gamma
In Search of Significant Form
Originally uploaded by Misguided_photo.
The ends of a palm tree.
"There must be some one quality without which a work of art cannot exist; possessing which, in the least degree, no work is altogether worthless. What is this quality? What quality is shared by all objects that provoke our aesthetic emotions? What quality is common to Sta. Sophia and the windows at Chartres, Mexican sculpture, a Persian bowl, Chinese carpets, Giotto's frescoes at Padua, and the masterpieces of Poussin, Piero della Francesca, and Cezanne? Only one answer seems possible - significant form. In each, lines and colors combined in a particular way, certain forms and relations of forms, stir our aesthetic emotions."
-Clive Bell
The Resurrection, by Piero della Francesca, in Sansepolcro
Originally uploaded by CharlesFred.
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Thank you for flying KMAIR*, we hope you had a pleasant flight, please fly with us again...
20:00 Publié dans MOSTRA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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