2006.06.15
L'ÎLE DU PIRATE

Aucune peur de la mort... si nos ennemis périssent avec nous.
La mort ne nous paraît guère plus triste que l'ennuyeux repos ! qu'elle vienne quand elle voudra, nous nous hâtons de jouir de la vie : si nous devons la perdre, qu'importe que ce soit par les maladies ou dans les combats ? Que celui qui se survit à lui-même, amoureux de ses propres ruines, s'attache à sa couche pendant de longues années d'infirmité et arrache péniblement son souffle de son sein, en branlant sa tête paralytique ; pour nous, le vert gazon est préférable au lit de la fièvre. Pendant que le vieillard laisse échapper son âme de soupir en soupir, la notre nous quitte sans effort à la première atteinte. Que sa cendre s'enorgueillisse de son urne et de son étroit monument ! que ceux qui maudissent sa vie aillent orner sa tombe. Peu de larmes coulent pour nous, mais elles sont sincères : quand l'Océan nous ensevelit dans ses flots, un banquet sert à l'expression des regrets de nos compagnons ; la coupe s'emplit en notre honneur. Une courte épitaphe n'est pas oubliée au jour du danger, lorsque ceux qui survivent pour vaincre se partagent les dépouilles et s'écrient, avec un tendre souvenir peint sur leur front affligé : Ah ! que ce moment eut été beau pour les braves qui ne sont plus !
posted by TANCREDE@10:53AM
photo-copy flickr gamma
jose as the slave in le corsaire
at the beautiful photo outside the met opera house.
Originally uploaded by jenchang.
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12:30 Publié dans COSE DELLA VITA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MER, LITTERATURE, LETTRE



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