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2005.10.15
SIXTINE
Il n'hésitera pas, dans son audace, à briser nombreux principes en matière de représentation picturale. Il deviendra le plus démesuré des artistes de la Renaissance et le plus païen des illustrateurs de la foi catholique. Michel-Ange sera un précurseur du baroque.
Né le 6 mars 1475 à Caprese (Toscane), Michelangelo sera le second des cinq fils de Ludovico di Leonardo di Buonarotto Simoni et de Francesca Neri. Ses parents appartiendront à la noblesse de Florence. L'enfant perdra sa mère à l'âge de six ans. Il deviendra alors taciturne et ombrageux, mais témoignera d'une réelle intelligence. Son père, fonctionnaire auprès de la famille régnante des Médicis à Florence, l'enverra la grammaire auprès de Francesco Galeota, un maître d'école originaire d'Urbino.
Michel-Ange se liera d'amitié avec son condisciple, Francesco Granacci, plus âgé de six ans et apprenti du peintre Domenico Ghirlandaio. Il entrera dans l'atelier du maître, à l'âge de 13 ans. Il étudiera la sculpture deux années plus tard et sera admis dans la maison de Laurent Ier le Magnifique, un mécène de Florence. L'artiste fera la connaissance de deux fils du prince, qui deviendront ensuite pape sous les noms de Léon X et de Clément VII.
Laurent décédera en 1492. Michel-Ange quittera Florence, en proie à de graves troubles, deux ans plus tard. Il se rendra à Bologne auprès de Francesco Aldrovandi et sera le témoin des prédications du moine Girolamo Savonarole dont les propos apocalyptiques influenceront sa réflexion.
Michel-Ange partira pour Rome, en 1496. Il étudiera les statues antiques provenant des sites archéologiques ainsi que les oeuvres des artistes de la Renaissance italienne, tels Giotto, Masaccio, Donatello et Jacopo della Quercia.. Il sculptera alors sa première sculpture plus grande que nature, le Bacchus aujourd'hui exposé au musée Bargello de Florence.
Le pape le mandatera pour diriger le chantier de la basilique Saint Pierre de Rome. Il travaillera notamment à l'édification de la coupole. Jules II lui confiera, en 1508, le décor de la voûte de la chapelle Sixtine. La fresque gigantesque sera achevée en 1512. Michel-Ange y évoquera le retour de l'âme à Dieu. À la suite de la mort de son père, en 1534, il travaillera sur le mur du fond de cette chapelle. Ce Jugement dernier sera achevé en 1541.
Michel-Ange, décédera à Rome à l'âge de 89 ans, le 18 février 1564.
Septembre 1504. Un colosse de marbre de plusieurs tonnes est transporté pendant la nuit à travers Florence jusqu’à la place de la Seigneurie. C’est le David, idéal de beauté et symbole de liberté créé par un artiste de génie de 29 ans, Michel-Ange Buonarroti. Pendant plus de deux ans, celui que l’on surnomme “le divin” a sculpté sans répit ce qui restera l’un des chefs-d’œuvre de la Renaissance.
Tourmenté, obsédé par la gloire et la reconnaissance, il est craint mais reçoit de nombreuses commandes. Le pape Jules II lui confie la construction d’un immense tombeau, projet qu’il lui demandera d’abandonner en 1505 au profit d’une autre commande : les fresques de la chapelle Sixtine. Pendant sept ans, en compagnie d’ouvriers, dans un dénuement total dû à son avarice, Michel-Ange relève le défi bien qu’il se veuille exclusivement sculpteur.
Résultat : une représentation époustouflante de la Genèse aux couleurs d’une vivacité étonnante et dont les corps musculeux et sensuels sont très audacieux pour l’époque. Une audace estimée hérétique vingt ans plus tard, lorsqu’il peint le Jugement dernier sur le mur de l’autel. Malgré tout, les papes successifs font toujours appel à lui : il réalise finalement le tombeau de Jules II avec la fameuse statue de Moïse et le dôme de la basilique Saint-Pierre.
Pour pénétrer au cœur du mystère de la création de Michel-Ange, ce documentaire prend la voie de la fiction. Des séquences où l’on découvre l’artiste au travail, ses techniques, ses tourments qui parfois virent à la rage, notamment quand il détruit à coups de marteau des pans entiers des fresques de la chapelle Sixtine, qu’il juge insatisfaisants. En contrepoint, des propos d’universitaires, des citations de Michel-Ange et de son biographe Giorgio Vassari, des analyses de ses œuvres et de sa personnalité contradictoire, des mises en perspective historiques viennent éclairer le parcours de ce génie, à tout jamais sacralisé au Panthéon des plus grands créateurs de l’histoire. Pour notre émerveillement.
Le mystère de la création !!!
Michel-Ange, Une Vie De Genie
Documentaire de Wolfgang Ebert et Martin Papirowski
(Allemagne, 2005, 52mn)
Coproduction : ARTE, ZDF, AVRO, SBS-TV, RTI
posted by TANCREDE@09:24AM
21:15 Publié dans MOSTRA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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