« EPHÉMÉRIDE DE LA GUERRE DE TROIE | Page d'accueil | IN THE CLUB avec LAURENT WOLF »

2005.09.05

BLUEPRINT

Se sachant atteinte d’une maladie incurable, la célèbre pianiste Iris Sellin a réussi à se faire cloner et a mis au monde une petite Siri qui, comme elle le désirait, devient à son tour une brillante interprète. Mais le lien si fort qui unit Siri à sa mère résistera-t-il à l’épreuve de la vérité

Au Canada, dans un futur proche. Le premier contact entre Siri et Greg, quelque part dans l’immensité canadienne, a quelque chose d’insolite. Mais tandis que Greg, lors de la deuxième rencontre, commence déjà à s’attacher à cette fille solitaire, Siri le tient à distance et se replonge dans ses souvenirs, d’où émerge aussitôt l’histoire de sa mère, Iris Sellin. Brillante pianiste qui ne vit que pour sa carrière de concertiste, Iris apprend un jour qu’elle est atteinte d’une sclérose en plaques et n’a désormais plus qu’un seul désir : prolonger son talent au-delà de sa mort en se faisant cloner. Elle convainc un chercheur canadien, le docteur Fisher, de tenter l’expérience, tout en lui faisant promettre le secret absolu. Iris donne effectivement naissance à une fille et dès son plus jeune âge, Siri fait preuve à son tour d’un indéniable talent de musicienne. L’enfant est très attachée à sa mère et travaille le piano avec ardeur pour lui plaire. Mais le docteur Fisher veut tirer gloire de cette expérience de clonage si bien réussie. Il révèle toute la vérité au cours d’une conférence de presse et détruit à tout jamais la vie de Siri. Au moment où celle-ci rencontre Greg, dans la solitude choisie pour fuir une vérité inacceptable, elle apprend aussi que sa mère est mourante. Aura-t-elle le temps de se réconcilier avec elle ?

Avec Blueprint, c’est la première fois que le cinéma traite de manipulations génétiques en adoptant le point du vue d’un clone. Adapté d’un roman, le film de Rolf Schübel (réalisateur de Gloomy sunday) s’attache moins aux aspects scientifiques et éthiques du sujet qu’au drame de l’identité déclenché par la décision plus ou moins réfléchie d’une diva égocentrique. Dans son double rôle d’Iris et de Siri, Franka Potente (Cours, Lola, cours) rend avec beaucoup de finesse les différences de caractère entre “l’original” et “la copie”, et donne à cette relation mère-fille particulièrement complexe une dimension très émouvante.

Film de Rolf Schübel
(Allemagne, 2003, 1h46mn, VOSTF)
Scénario : Claus Cornelius Fischer
Avec : Franka Potente (Iris Sellin / Siri Sellin), Ulrich Thomsen (Dr Martin Fisher), Hilmir Snaer Gudnason (Greg), Katja Studt (Daniela Hausmann), Justus von Dohnanyi (Thomas Weber), Wanja Mues (Janeck Hausmann), Ole Puppe (Kristian), Rita Leska (la femme du magasin), Nina Gummich (Siri à 8 ans), Karoline Teska (Siri à 13 ans), Woody Mues (Janeck à 10 ans), Hendrik Duryn (le médecin de garde)
Image : Holly Fink
Montage : Ursula Höf
Musique : Detlef Petersen
Production : Relevant Film GmbH
WDR

FRANKA POTENTE SOLAIRE !

Les commentaires sont fermés.